22 novembre 2009
La Marseillaise, symbole contestable de notre identité nationale
Le grand débat sur l'identité nationale, ouvert le 2 Novembre dernier par Eric Besson, suscite de vives réactions, en témoignent les nombreuses contributions postées sur le site internet : plus de 16 700 ont été publiées, auquelles s'ajoutent les contributions rejetées. Politiques, artistes, écrivains, philosophes, historiens et bien entendu, les internautes, se sont emparés du débat. Au-dela de notre incapacité collective à définir cette identité nationale, qui n'est plus qu'un mot, c'est l'élévation de notre hymne national La Marseillaise au statut de symbole de l'identité nationale française par une minorité non négligeable de contributions, qui s'avère problématique. Ainsi, le député UMP du Val d'Oise Yanick Paternotte estime que l’hymne national mérite le respect de tous les Français et de tous les étrangers résidant sur le territoire national. Quand à Eric Besson, il considère que l’ensemble des jeunes français devraient chanter au moins une fois par an, le cas échéant, après une séance pédagogique sur ce thème, l’hymne national. Même son de cloche pour Ségolène Royal, qui rappelle avoir souhaité faire chanter « la Marseillaise » dans ses meetings, souhaitant reconquérir ce symbole de la nation. Enfin, dans sa tribune publiée début novembre dans les colonnes du Monde, Manuel Valls assurait que nous aimons chanter La Marseillaise.
S'ajoute à ces contributions la polémique, en novembre dernier, suite à la décision de Brice Hortefeux (qui occupait alors le poste d'Eric Besson) de rendre obligatoire l'apprentissage de la Marseillaise aux candidats à la naturalisation française, alors que nombre de français ne connaissent guère que le premier rime du premier couplet. Cette volonté de sanctifier la Marseillaise, de lui échoir un statut de symbole, ne fait que suivre un processus engagé sous la mandature de Jacques Chirac. En 2003, un délit d'outrage à l'hymne national avait été institué, quand deux plus tard, François Fillon, alors ministre de l'éducation nationale, imposait l'apprentissage de la Marseillaise à tous les élèves de primaire.
Or, peut-on véritablement considérer comme symbole de la France un texte vilipendant les cohortes étrangères ? Comment un immigré pourrait-il respecter un texte pareil comme le souhaite M.Paternotte ? On peut également s'interroger sur l'extrait du premier refrain, qu'un sang impur n'abreuve nos sillons, ou l'étendart sanglant est levé. La Marseillaise n'est ni plus ni moins qu'un chant de guerre, composé pour motiver les troupes révolutionnaires face à la menace de la coalition européene. A l'heure de l'Union Européenne, il serait enfin temps de faire rimer notre hymne avec le siècle et l'époque dans lesquels nous vivons. Ce ne sans parler du sang impur, propos immonde à l'heure où la notion de race a été abolie. De fait, ne nous étonnons plus que la Marseillaise soit sifflée dans le cadre de rencontres sportives.
La Marseillaise n'est pas un symbole de notre identité nationale comme l'assure M.Paternotte. Nous n'aimons guère chanter ce chant raciste et guerrier comme l'affirme M.Valls. Nous n'avons pas à reconquérir cet hymne belliqueux comme nous invite à le faire Madame Royal. Et, en tant que collégien, si en conséquence de l'adoption du projet de loi d'Eric Besson je serai contraint de me lever et d'entonner la Marseille, je m'y refuserai. Cet hymne n'est que le vestige d'un passé peu reluisant, et à l'heure du XXIème siècle, réglons nos pendules à l'heure, et adoptons un nouvel hymne national à la hauteur du projet européen, à l'image de la société actuelle.
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30 octobre 2009
Les footballeurs doivent-ils conserver leurs avantages fiscaux ?
Les députés UMP Yves Bur et Marc Le Fur ont déposé deux amendements, approuvés aujourd'hui à l'Assemblée Nationale par 91 voix contre 22, dans le cadre du Budget de l'Etat 2010, qui mettent fin aux avantages fiscaux dont bénéficiaient les footballeurs, et qui seront désormais réservés aux footballeurs amateurs. Ainsi, disparaît le DIC (Droit d'Image Collectif), qui permettait aux footballeurs d'exonérer de charges 30% de leur revenu, considérés comme des droits à l'image. Les recrues en provenance de l'étranger, qui bénéficiaient de 30% d'exonérations, perdront également ce privilège. Lors de la dernière saison écoulée, le manque à gagner pour l'état s'élevait à plus de 30 millions d'euros.
Pour le député des Côtes d'Armor Marc Le Fur, ces amendements veulent faire en sorte que les footballeurs redeviennnent des contribuables comme les autres alors que les départs chaque été, des figures de la Ligue 1 (Karim Benzema en 2009, Franck Ribéry en 2008, Didier Drogba en 2004, Michael Essien en 2005 etc...) ont démontré de manière éclatante l'inutilité des niches fiscales et sociales accordées aux sportifs professionnels. Les clubs français ne pourront jamais rivaliser avec la démesure financière du Real Madrid, de Chelsea et du Milan AC et les contribuables français ne doivent pas faire les frais d'une course à l'échalote sportive malsaine.
A l'inverse, la minsitre des Sports Rama Yade a estimé que la suppression du DIC était dangereuse, s'associant aux protestations des députés David Douillet et Jean-François Lamour, anciens champions sportifs de judo et d'escrime. Et c'est en toute logique que le milieu du football a également protesté. Ainsi, pour le directeur général de l'Union des clubs professionnels de football Philippe Diallo, la suppression de ces avantages va à l'évidence induire une perte de compétitivité et vont faire passer la France en deuxième division du football européen. Quand au président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, il assure que sans ces avantages fiscaux, il n'aurait pu compenser cet été le départ de Karim Benzema par l'achat de Lisandro Lopez (voir photo) et d'Aly Cissokho et a d'ores et déjà prévenu que nous serons obligés de vendre nos meilleurs joueurs la saison prochaine pour faire face.
Quand au gain que la suppression des avantages fiscaux des footballeurs va engendrer pour l'état, il ne représente que 0,01% du budget de la sécurité sociale ! Pas suffisant pour combler le trou de la sécu comme l'affirme M.Bur... De plus, les bonnes performances d'un club français en Ligue des Champions, voire une victoire, provoquent d'importantes retombées économiques, dues à la stimulation de la consommation des ménages. Quid de l'Euro 2016, où la France a déposé sa candidature mais qui risque de ne pas aboutir en raison de la suppression du DIC : on voit mal l'UEFA décerner l'organisation d'un championnat d'europe à un pays qui se donne tant de mal à affaiblir l'influence du football...
Edit : L'article a été repris à la une du Post (article + capture d'écran)
09:28 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17 octobre 2009
L'héritage empoisonné de Nicolas Sarkozy
Essayons-nous un temps à la politique fiction. Nicolas Sarkozy, fort d'une majorité présidentielle élargie et du report de voix des électeurs du centre (à la faveur de la campagne progressiste qu'il a mené), est triomphalement réélu au deuxième tour des élections présidentielles, aux dépens de Martine Aubry qui consacre ainsi la quatrième défaite consécutive des socialistes à une élection présidentielle. La faute à une absence de leadership criante, et de divisions idéologiques persistantes. Ce scénario écrit d'avance serait-il prophétique ? En prenant compte du schéma politique actuel, la réélection de Nicolas Sarkozy ne constituera qu'une simple formalité.
Ce dernier dispose effectivement d'un atout fondamental à sa disposition : sa majorité présidentielle élargie réunit en son sein des villiéristes, des chasseurs, des chrétiens-démocrates, des fédéralistes, des libéraux, des sociaux-libéraux et des radicaux. Une mosaïque politique, aux divergences internes masquées et contenues par le leadership de Nicolas Sarkozy, dont ce dernier pourra retirer un excellent score au premier tour des élections présidentielles. A la faveur d'une bonne performance au premier tour, Nicolas Sarkozy espère pouvoir ainsi créer une "dynamique de premier tour" et ainsi palier un réservoir de voix à sec (cf. l'UMP peaufine sa stratégie à l'approche des régionales).
Si cette stratégie est parfaitement recevable dans l'optique des échéances présidentielles de 2012, n'amorce-t-elle pas un déclin prévisible de la droite répubicaine au profit de l'opposition après le retrait de Nicolas Sarkozy ? L'éclatement du parti sera inévitable en l'absence d'un leader susceptible d'assurer la fédération des courants aussi diverses que ceux qui composent aujourd'hui la majorité présidentielle.
Or, un parti miné par des clivages idéologiques internes (le PS l'a prouvé), n'inspire pas confiance dans la perception de l'électorat. Et la personnalité de Nicolas Sarkozy laisse à penser qu'il ne se contentera pas de régner en vieux monarque subordonné à son premier ministre comme le fut son prédécesseur au cours de son deuxième mandat, et ne permettra ainsi pas à une personnalité d'émerger et de s'assurer une légitimité de leader à droite.
En assurant l'unité de la droite républicaine, Nicolas Sarkozy met ainsi en péril l'apparente solidité dont bénéficiait l'UMP. Le coup politique que constitue le rassemblement de CPNT et du MPF aux côtés de la Gauche Moderne et du Nouveau Centre pourrait en réalité se retrourner contre l'UMP. Attention d'ailleurs à ce que la scission n'intervienne pas très rapidement...dès 2012.
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07 octobre 2009
L'UMP peaufine sa stratégie à l'approche des régionales
Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a donné lundi à Saverdun dans l'Arriège, le coup d'envoi de la campagne des élections régionales du Mouvement Populaire. Créditée de 31-32% des suffrages, auxquels s'ajoutent le score du Nouveau Centre, qui ne s'est pas encore prononcé sur la présentation de listes autonomes, l'Union pour un Mouvement Populaire sait que la vague rose des élections régionales 2004 (20 régions socialistes et 2 seulement pour l'UMP) ne pourra se rééditer, qui plus est avec une telle ampleur. Le renouvellement des conseils régionaux ne pourra donc être de facto, que plus favorable à la majorité présidentielle. Reste à déterminer l'ampleur de la victoire.
D'ailleurs, en Champagne-Ardennes, en Franche-Comté, en Basse-Normandie, au Pays de la Loire et en Lorraine, la droite a de réelles chances d'obtenir la victoire. Dans d'autres régions, comme en Ile de France ou en PACA, l'UMP a également les moyens de reléguer le PS dans l'opposition.
Un succès aux régionales sera cependant conditionné par la capacité de la majorité à faire abstraction des enjeux nationaux pour mener une campagne sur des enjeux locaux, et ainsi éviter un vote sanction : au risque d'être confronté à l'excellent bilan de la plupart des conseils régionaux socialistes. C'est donc non sans risque que Nicolas Sarkozy a permis à plusieurs de ses ministres de se porter candidat, tel que Xavier Darcos, Bruno Le Maire, Chantal Jouanno ou encore Valérie Pécresse, car l'investiture de telles figures pourrait dénaturer le véritable enjeu du scrutin, au profit d'un référendum portant sur la politique de l'exécutif.
Pour l'UMP, ces élections régionales seront également l'occasion de tester la stratégie de Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles. En intégrant le MPF et CPNT au comité de liaison de la majorité présidentielle, Nicolas Sarkozy a effectivement voulu rassembler l'ensemble de la droite dans une coalition qui rassemble des nationalistes jusqu'aux sociaux-libéraux. Pariant sur un large succès au premier tour (pourquoi pas 40%), Nicolas Sarkozy pense pouvoir pallier l'absence de réservoir de voix par une dynamique de premier tour. La théorie est recevable, les élections régionales seront l'occasion de passer aux travaux pratiques...
En outre, la Majorité Présidentielle n'ignore pas le potentiel des Verts à rogner sur son électorat : des bourgeois-bohèmes, des centristes nouvellement sensibilisés à la cause écologiste ne sont pas restés insensibles à l'évolution de discours des Verts, particulièrement de Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier, qui n'hésite pas à affirmer que des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État ou encore que le souci des capitalistes, c’est de gagner et ils ont raison a séduit cette frange de l'électorat. Or, il a d'ores et déjà assuré ses collèges de sa mobilisation pour les échéances régionales...
Face aux Verts, Nicolas Sarkozy aura l'occasion de faire valoir sa fibre écologiste au sommet de Cophenague en décembre, (qui a vocation à donner suite au protocole de Kyoto) ainsi que lors de l'examen du texte relatif à la taxe carbone. De plus, la question écologiste sera un des points centraux de la campagne de l'UMP. La secrétaire d'état à l'écologie Chantal Jouanno, favorite pour défier Ségolène Royal en Poitou-Charentes, va remettre à Xavier Bertrand un argumentaire visant à défendre la vision de l'écologie défendue par l'UMP face aux Verts. Elle y dénonce l'interdiction de tout progrès et la décroissance défendue par les Verts face aux valeurs de liberté, de libre choix et de travail qui fondent notre [celle de l'UMP] vision de l'écologie. Étrange de qualifier le parti du développement durable de partisan de la décroissance, alors que le courant se réclamant de cette vision reste très minoritaire...
15:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17 septembre 2009
Les liens du vendredi 18 Septembre
Le Post.fr : Affaire Hortefeux, Internet fait-il du journalisme poubelle : excellente compilation vidéo, qui renvoie les médias traditionnels dans leurs préjugés de la soi-disante "poubelle" que constituerait le net.
Wat.tv : la chute d'Hortefeux : Toujours autour de Brice Hortefeux, je vous conseille cette parodie du film La Chute d'Olivier Hirschbiegel.
Le Figaro : les impôts en version ludique : En partenariat avec des magazines dédiés à la jeunesse, Bercy propose un feuillet ludique et pédagogique afin que la génération de demain s'approprie les questions fiscales.
Le Parisien : A Etampes, le short et la minijupe interdits de lycée : Scandaleux. Le bref témoignage proposé ci-joint traduit le climat archaïque et la réglementation excessive de notre système éducatif.
L'Européen : Erasmus à la recherche d'un nouveau souffle : Faute d'harmoniser la reconnaissance des diplômes entre les différents états européens et d'accorder des moyens suffisants aux étudiants, Erasmus perd de sa superbe.
Gonzague.TV : Recruter pour l'UMP à la fête de l'Huma : Du grand art. Remarquez le sectarisme des communistes...
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02 mai 2009
Front National : par ici la sortie
Scores électoraux en nette régression, dettes impayées, changement (contraint) de siège : le Front National est embourbé dans une situation délicate, en passe de marginaliser le parti frontiste sur l'échiquier politique français. Il y a deux ans, au lendemain d'élections présidentielles qui avaient vu l'échec de Jean Marie Le Pen, cantonné à un maigre 10,44% des suffrages exprimés, nul n'avait osé prédire une telle descente aux enfers pour le FN. Le déficit de voix alors rencontré par Jean-Marie Le Pen s'était elevé à plus d'un million de bulletin par rapport aux échéances de 2002. Quelques semaines après, la déroute des élections législatives, où le score moyen des candidats FN ne s'était pas élevé au dela des 4,8% des suffrages (contre 11% en 2002), avait été suivi de la très faible performance réalisée par le FN aux échéances municipales, incapable de dépasser la barre du simple pourcent.
Une situation financière délicate
Conséquence directe de ces scores électoraux bien ternes, une situation financière délicate, entachée par une dette estimée à 8 millions d'euros, due majoritairement (6,3M) à l'ancien député européen Fernand Le Rachinel et créancier non rémboursé du FN. La déroute des législatives a effectivement conduit à une baisse de 60% des subventions publiques accordées au FN, qui a par ailleurs du s'acquitter des dettes des nombreux candidats frontistes n'ayant pas dépassé la barre des 5% aux élections législatives, condition nécessaire au remboursement des frais de campagne. Un an plus tard, lors des échéances municipales, les candidats frontistes s'étant retrouvé dans une situation identique avaient du s'acquitter eux-mêmes du remboursement de leurs frais, le FN, faute de moyens, s'y était refusé.
Aujourd'hui, le parti a sensiblement freiné son train de vie, déplaçant son siège à Nanterre au profit des 5200 mètres carrés du "Paquebot", vendu à une université de Shangaï pour une quinzaine de millions d'euros. Cette somme avait permis au FN de s'acquitter d'une partie de sa dette, mais n'avait pas empêché le lienciement de 20 des 60 employés du parti.
Besancenot et Sarkozy, bêtes noires du parti frontiste
Qu'elle soit politique ou financière, la crise traversée par le Front National ne semble pas passagère. Le climat socio-économique, propice à une vague de contestation, n'a pas bénéficié au FN et à Jean-Marie Le Pen, qui, selon un sondage OpinionWay-LeFigaro publié aujourd'hui, ne récolterait que 7% des suffrages exprimés si le premier tour des élections présidentielles avait lieu demain.
Pis, l'action controversée et impopulaire de Nicolas Sarkozy n'a pas amorcée le retour au bercail des anciens électeurs frontistes, confirmant l'éfficacité du "ratissage" des électeurs FN mené par l'actuel président lors de sa campagne présidentielle. L'image du ministre qui voulait "nettoyer la cité avec du karcher"n'a pas quitté Nicolas Sarkozy, lui assurant une certaine audience auprès des anciens électeurs frontistes.
En outre, le 21 Avril 2002 a choqué nombre de français, si ce n'est des électeurs FN eux-mêmes, qui avaient accordé leur bulletin à Jean-Marie Le Pen en simple signe de protestation, tout en se refusant à l'idée d'une participation au second tour du président du Front National.
Autre handicap rencontré par le FN, la mutation de l'électorat protestataire, qui s'exprimait jusqu'à alors par le biais du bulletin Jean-Marie Le Pen. Mais le contexte économique a favorisé l'extrême-gauche, particulièrement Olivier Besancenot, dont les critiques à l'égard du "capitalisme sauvage" et des "patrons voyous" ont trouvé un échos à l'heure où les parachutes dorés et stocks-options des grands patrons font polémiques. Ainsi, l'électorat contestataire, qui avait muté au profit de Jean-Marie Le Pen à l'aube des années 1990 et aux dépents du PCF emprunte désormais le chemin inverse et c'est le NPA qui symbolise désormais l'électorat contestataire, témoignage de la mutation d'une classe, qui ne fustige plus les "racailles du 9-3" mais "les racailles du XVIème".
La succession de Jean-Marie Le Pen au coeur des convoitises
Le départ annoncé de Jean-Marie Le Pen au poste de président du FN, d'abord prévu pour 2010 puis repoussé à 2011, amorcera une période délicate et inédite pour le FN, dont le succès d'antan fut le fruit du seul Jean-Marie Le Pen. La succession de ce dernier a d'ores et déjà laissé apparaître plusieurs brèches de divisions, Carl Lang a ainsi quitté les instances du FN pour fonder le Parti de la France, qui présentera une liste concurrente à celle de Marine Le Pen lors des élections européennes.
Cette dernière, favorite pour succéder à son père, a d'ores et déjà reçu le soutien de ce dernier, qui avait estimé dans une interview accordée à Valeurs Actuelles qu'elle n'est pas populaire que sur son nom. Il y a sa personnalité,son charisme. Elle est sympathique et passe très bien dans les médias. Récemment, un sondage réalisé auprès de sympathisants frontistes dégageait une large majorité en faveur de Marine Le Pen (76%), en vue de la succession de Jean-Marie Le Pen.
Marine Le Pen, qui a assuré vendredi sur l'antenne d'Europe 1 qu'elle serait belle et bien candidate au poste de présidente du FN, sera opposée à Bruno Gollnish, dont les critiques à son égard ont été des plus virulentes, il lui avait ainsi fait porter la responsabilité de l'échec des présidentielles 2007, qui serait due à la campagne de dédiabolisation qu'elle avait menée.
Mais au-dela de l'identité du successeur de Jean-Marie Le Pen, c'est la capacité de survie du mouvement sans son leader fondateur qui pose question. Les excellents résultats enregistrés lors des différentes présidentielles depuis 1988 n'ont effectivement jamais été suivis par des performances similaires lors des élections intermédiaires, posant la question de l'aura du FN lorsqu'il évolue en l'absence de son leader. En outre, l'hypothèse d'une éventuelle absence de candidat frontiste lors des élections présidentielles de 2012 n'est pas à exclure, faute de parrainages sufisants. Les élections municipales de l'an dernier ont effectivement vu le renouvellement des mandats de seuls 250 des 535 maires ayant accordé leur parrainage à M.Le Pen en 2007. La scission avec Carl Lang, qui pourrait être suivi par Bruno Gollnish compliquerait alors la chasse aux parrainages...au grand bohneur de Nicolas Sarkozy ?
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26 janvier 2009
Des élections européennes aux multiples inconnues
Les élections européennes de juin prochain interviendront au lendemain d'une présidence française de l'Union Europénne particulièrement bien menée et dans un climat de crise économique jamais vue depuis 1929. Deux dossiers sur lesquels le président de la république Nicolas Sarkozy aura tenté tant bien que mal de peser, transformant ainsi cette échéance en un mini-réferundum sur la politique du gouvernement et du président de la république. Cette affirmation se confirme d'autant plus que l'UMP a incité nombre de ses figures dirigeantes, Rachida Dati en première ligne, à se lancer dans la bataille, personnalisant ainsi une élection où le parti de la majorité espère faire mieux qu'il y a cinq ans (16,6%).
Mais un succès dépendra surtout des bénéfices que parviendra à tirer Nicolas Sarkozy de son implication dans la crise économique internationale. Cependant le NPA, emmené par le charismatique Olivier Besancenot, a toutes les cartes en main pour être le premier bénéficiaire d'une crise qui engendre d'ors et déjà une hausse conséquente du chômage. Aujourd'hui, la question de la récupération politique de la crise reste floue tant les prévisions économiques ne semblent pas refléter la consommation et les habitudes des français, vraisemblablement stables en dépit de la crise.
En 2004, le Parti Socialiste avait profité d'une érosion de la confiance vis à vis du gouvernement Raffarin, rassemblant 28% des suffrages. Les listes LO-LCR avec 2,6% des suffrages n'avaient à l'époque, pas su bénéficier du rejet de la politique gouvernementale. Une tendance inverse pourrait ainsi s'observer en 2009, du fait de la décrédibilisation du Parti Socialiste et de l'évolution du statut d'Olivier Besancenot, passé de celui de trouble-fête à celui de leader du vote contestataire. Les scores des différents mouvements de gauche seront probablement conditionnés par la capacité du PS à se relever du psychodrame du congrès de Reims. Une candidature de Ségolène Royal dans sa circonscription n'arrangerait pas les choses pour un Parti Socialiste, qui, si il souhaite conserver une marge suffisante sur l'UMP, devra faire prévaloir l'union et le rassemblement.
Élevé à un nouveau statut depuis les élections présidentielles 2007, Olivier Besancenot et ses listes NPA ont sans aucun doute la capacité de faire mieux qu'en 2004, où la crise économique n'avait alors pas encore frappé. La fondation du Nouveau Parti Anticapitaliste va quand à elle procurer un élan capable de combler une possible remise en forme du PS, jusque la miné par des divisions internes. Si le contre-plan de relance socialiste présenté la semaine dernière s'inscrit dans une véritable dynamique de proposition, il ne fait pas de doute que les listes socialistes sortiront grandes gagnantes de ces échéances européennes.
A l'inverse, pour Olivier Besancenot, le climat dans lequel les listes NPA aborderont les échéances européennes ne sera en rien comparable à celui qui avait prévalu au lendemain des présidentielles. L'élection de Martine Aubry au poste de première secrétaire du PS symbolise un virage à gauche emprunté par le PS, susceptible de ramener dans les rangs les déçus de l'émergence de Ségolène Royal. Autre coup dur pour Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon, en fondant le Parti De Gauche qui sera vraisemblablement allié au PCF dans le cadre des européennes, compte lui aussi rallier les déçus de l'orientation du PS. Pour rappel, les listes communistes avaient rassemblé en 2004, 6% des suffrages. Jean-Luc Mélenchon siégeait alors encore au bureau national du PS...
Les élections européennes seront-elles le théâtre d'une nouvelle déroute frontiste ? Il sera en tout cas très difficile pour le Front National de rééditer son score de 2004, soit 9,8% des suffrages exprimés, tant la formation de Jean-Marie Le Pen connaît une grave crise politique et financière depuis les maigres 10% obtenus lors des dernières élections présidentielles. La saignée des sympathisants frontistes opérée par Nicolas Sarkozy et l'UMP semble avoir été efficace et surtout irréversible, tant la défection des militants FN est frappante. L'émergence d'Olivier Besancenot ne facilite pas non plus les choses pour le FN, dont le message contestataire qu'il émet est soumis à la concurrence. Un des espoirs du FN réside dans la crise économique, symbole de la chute d'un système, de l'"etablishment" tant raillé par Jean-Marie Le Pen. Reste que, une fois encore, Olivier Besancenot semble posséder le meilleur profil pour profiter pleinement de la crise...
Enfin, l'ultime inconnue de ces élections européennes concerne l'absention, en constante hausse depuis la tenue des premières échéances européennes en 1979. En 1984, l'absention s'était élevée à 43,3 % des inscrits, 51,3% en 1989, 53,2% en 1999 puis, un record à l'échelle continentale, 57,2% en 2004. L'absention battera-t-elle de nouveaux records en juin ? Tout dépendra de l'évolution de la considération de l'Europe par les Français, si évolution il y a. On peut cependant estimer que les électeurs, grâce à la présidence française de l'Union Européenne, auront réevalué l'importance de l'U.E, et prendront consciense de la nécessité qu'elle représente face à la crise économique. Par ailleurs, la volonté de juger l'action de Nicolas Sarkozy et du gouvernement pourrait pousser les électeurs à se rendre aux urnes.
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16 janvier 2009
Les contours du remaniement ministériel
Annoncé depuis quelques semaines, le mini-remaniement gouvernemental a été officialisé aujourd'hui par l'Elysée; un remaniement sans grande ampleur d'autant plus que ses contours avaient déjà été révélés dans la presse. Le jeu des chaînes musicales a ainsi concerné Brice Hortefeux, qui hérite du portefeuille du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville. L'ancien ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale remplace ainsi Xavier Bertrand, qui a été nommé au poste de secrétaire général de l'UMP. En accordant à son ami de vingt ans le ministère des relations sociales, Nicolas Sarkozy souhaite ainsi redorer l'image de Brice Hortefeux, entachée par son passage à l'Immigration, un handicap lourd alors qu'il était pressenti pour succéder à François Fillon.
Par ailleurs, Nathalie Kosciusko-Morizet s'est vu confier le poste de secrétaire d'état à la prospective et au développement de l'économie numérique, un changement de cap conséquent alors qu'elle occupait auparavant le secrétaire d'état à l'écologie. L'Elysée n'a d'ailleurs pas jugé bon de pourvoir ce poste, son but de légiférer le Grenelle de l'Environnement ayant été atteint. Quand à l'ancien socialiste Eric Besson, qui occupait jusqu'aujourd'hui le poste de secrétaire d'état à la prospective et au développement de l'économie numérique, il s'est vu décerner le portefeuille de l'Immigration et de l'Identité Nationale, un moyen pour Nicolas Sarkozy d'apaiser les polémiques au sujet des chiffres des expulsions de sans-papiers.
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13 décembre 2008
Les nouveaux défis de l'Union Européenne
Les élections européennes de 2009, qui auront lieu les 4 et 7 juin prochain dans l'ensemble des 27 pays de l'Union Européenne, se dérouleront dans un climat économique tendu, laissant ainsi envisager une élection inédite, aux résultats indécis. Ces élections interviennent après une législature mouvementée, où l'échec de l'établissement d'une constitution européenne, le manque de cohésion des états membres sur le plan international et la léthargie dans laquelle s'est engagée l'Europe ont fait l'actualité. Les questions institutionnelles et le rôle que l'Europe doit jouer face à la crise seront les clés de ce scrutin, où la majorité du Parti Populaire Européen (dont l'UMP est membre) pourrait être ébranlée au profit du PSE (parti socialiste européen). Mais quelle que soit la prochaine majorité, l'Europe va devoir s'atteler à un certain nombre de problématiques qui l'enveniment pour tourner la page d'une législature 2004-2009 bien pâle...
Des institutions obsolètes
Les élargissements successifs de 2004 et de 2007 portent désormais le nombre d'états membres de l'UE à 27. L'arrivée en mai 2004 des pays de l'est a incontestablement ralenti l'action de l'Union, handicapée par ses institutions obsolètes, incompatibles avec l'élargissement à l'ex bloc soviétique. Faciliter l'adoption des mesures, tel était l'objectif du projet d'établissement d'une constitution européenne, rejeté respectivement en 2005 et 2007 par la France et l'Irlande. La multiplicité des états rend en effet inadapté et terriblement inefficace l'unanimité requise au conseil européen, qui conditionne l'adoption d'un texte d'importance majeur à l'approbation de l'ensemble des états, permettant ainsi à l'un seul d'entre eux eux de bloquer toute décision. Le projet de constitution prévoyait de réévaluer l'importance en terme de voix accordée aux pays mineurs, rendant ainsi proportionnel la population des nations aux voix attribuées aux conseils des ministres. Par ailleurs, la majorité requise à l'adoption d'un texte était réduite à 55% contre 71% auparavant. L'un des défis majeurs de l'UE lors de la prochaine législature sera donc la rénovation de ses institutions, afin de les adapter à l'Europe de 2009.
Quelle défense pour l'U.E ?
L'Union Européenne n'est pas parvenue lors de la précédente législature à réduire ses divergences, notamment en terme militaires, que la guerre en Irak a parfaitement illustré. Le manque de cohésion quand à la participation ou non à la seconde guerre du golfe a témoigné de la nécessité d'établir une puissance militaire européenne. La Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) est à ce jour le seul organe de défense commun à l'ensemble des nations de l'UE, dont l'effectif reste cependant conditionné par la participation volontaire des états. Le choix d'engager des troupes ne revient donc pas à l'UE mais aux différentes nations qui la composent. Le PESD joue cependant un rôle non négligeable dans le maintien de la paix international, notamment au Kosovo, en Bosnie, au Darfour, en Palestine mais encore en Macédoine. La lenteur de la mise en place de ces missions est considéré comme un sérieux point noir du PESD mais est surtout utilisé Une armée commune à l'union européenne reste donc à inventer, mais ce projet émerge peu à peu, en faisant face tant bien que mal aux nationalistes et eurosceptiques, fermement opposés à une telle chose.
L'entrée de la Turquie au coeur des débats ?
Tout comme lors de la précédente législature, l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne sera probablement à nouveau un dossier sujet à mouts débats et polémiques, du fait du symbole que représenterait l'entrée de cette nation dans l'U.E. L'ouverture du vieux continent à l'orient, c'est un véritable défi que pose la Turquie à l'UE en réaffirmant sa candidature, qui déchire les européens. Avec quelques 71 millions d'habitants, la population Turque ne serait autre que la deuxième de l'Union Europénne, derrière l'Allemagne, dont la faible natalité pourrait à terme, la reléguer derrière la Turquie. Un pays musulman comme première puissance démographique de l'U.E ? Paradoxal pour une union qui revendique régulièrement ses racines chrétiennes. Sur un autre plan, l'entrée de la Turquie dans l'U.E constituerait un tremplin économique de poids pour ce pays émergent, freinant ainsi le développement de l'islamisme. Au contraire, un certain nombre de nations abritant des extrémistes telles que l'Irak et la Syrie, sont frontalières avec la Turquie; l'entrée dans l'UE de cette dernière favoriserait de ce fait l'incursion de terroristes sur le sol européen.
EDIT : cet article a été repris sur Yahoo à l'adresse suivante : http://fr.news.yahoo.com/13/20081213/tot-les-nouveaux-def...
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02 décembre 2008
Le vote contestataire disputé
La crise économique et financière, qui sera supplantée dès 2009 par une crise sociale de grande ampleur, va indéniablement aviver un sentiment de colère et de protestation dans l'électorat français. Comme il en est coutume, les partis extrémistes seront traditionnellement en première ligne pour incarner le désespoir de cette classe sociale, désemparée et déçue par le quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui au-delà de sa capacité (ou de son incapacité) à avoir tenu ses promesses, sera considérablement handicapé par la crise économique. Le vote contestataire avait d'ailleurs marqué un net reflux en 2007, témoignant de l'espoir porté en Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui incarnaient tous deux la nouvelle génération politique. Mais le climat économique conjugué aux querelles socialistes, ouvre à la voie à une progression certaine de l'électorat contestataire lors des prochaines échéances de 2012, annonçant ainsi un accroissement des scores obtenus par les partis extrémistes. Lors des trois dernières élections présidentielles, ce vote contestataire s'était principalement replié sur Jean-Marie Le Pen, délaissant un Parti Communiste sur la pente du déclin. Mais la montée en puissance d'Olivier Besancenot et le départ de la scène politique de Jean-Marie Le Pen pourraient bel et bien inverser la tendance...
Et puisque le malheur des uns fait le bonheur des autres, Olivier Besancenot ne peut que se frotter les mains en constatant les dégâts de la crise. Les fermetures d'usines, les licenciements et chômage technique ne peuvent être que bénéfiques pour le facteur neuilléen, qui fustige depuis son arrivée sur la scène politique le patronat voyou, le capitalisme dépourvu d'humanité et le libéralisme sans pitié. Un message qui ne peut être qu'apprecié en temps de crise financière, et où le dégout d'un certain "establishment" véhiculé par Olivier Besancenot trouve échos. Car si tout oppose idéologiquement ce trentenaire trotskiste au nationalisme et à la xénophobie de Jean-Marie Le Pen, il n'en est pas moins que ces deux extrêmes touchent le même électorat.
Depuis la création de la Vème république et cela jusqu'aux présidentielles de 2007, c'est toujours dans l'extrême que s'est exprimé le mécontentement d'une classe, défiant ainsi les partis gouvernementaux. Jusque qu'à l'avènement des années 90 et le déclin du bloc soviétique, le Parti Communiste détenait un certain monopole en la manière, incarnant à lui seul les luttes socialistes et les colères du peuple. La montée de l'insécurité, qui coïncida avec l'accroissement des flux migratoires, s'est chargé de réduire considérablement l'influence du PCF au sein de l'électorat contestataire, et cela au profit du Front National, dont le discours nationaliste et xénophobe trouva enfin un sens.
Or, la tendance semble aujourd'hui s'être renversé, du fait des récentes difficultés économiques. Il est désormais indéniable qu'Olivier Besancenot s'est posé comme un personnage phare de la vie politique du fait d'un certain nombre de facteurs extrêmement favorables au facteur trotskiste. Tout d'abord, la situation actuelle du Parti Socialiste se compare à celle du RPR lors de l'avènement du Front National. La ligne idéologique du PS tend à s'éloigner de celle de son extrême, tout comme le RPR, qui sous l'emprise de Jacques Chirac amenait à évoluer vers le centre. Il n'est donc pas inenvisageable que la branche socialo-communiste du PS aille voir chez le voisin Besancenot. Par ailleurs, le message d'Olivier Besancenot trouve échos en période de crise économique, aux dépends du Front National qui ne parvient pas à en tirer profit. Le reflux constaté lors des présidentielles et législatives 2007 ne pourrait de ce fait qu'empirer...
Par ailleurs, le Front National traverse actuellement une crise inédite dont certains aspects ne permettent plus d'ignorer l'éventualité d'une absence de représentants frontistes lors des prochaines échéances présidentielles. Tout d'abord, le départ prochain de Jean-Marie Le Pen, président depuis la création du mouvement, va entraîner une guerre de succession qui s'annonce musclée entre trois prétendants, dont la défaite pourrait amener à une scission avec le FN. Selon un sondage paru en septembre dans Valeurs Actuelles, 76% des sympathisants FN souhaiteraient que Marine Le Pen succède à la tête de son père. Un score plébiscite pour "la fille", qui, si elle parvient à prendre les rennes du Front National, devra cependant maintenir une unité fragile.
Or, le risque d'une dislocation du Front National est d'autant plus néfaste pour le parti frontiste que les difficultés éprouvées en 2007 par Jean-Marie Le Pen pour recueillir les 500 parrainages ne feront qu'empirer pour son successeur. En effet, plus de la moitié des élus ayant accordés leur signature à JMLP lors des élections présidentielles de 2007 n'ont pas vu leur mandat renouvelé lors des dernières échéances municipales. De ce fait, en cas de dislocation du FN, la multiplication des candidatures frontistes ne permettrait à aucun candidat issu du FN de se porter candidat. Pis, même si le schisme est évité, faute de réservoir de signature important, il n'est pas certain que le FN soit en mesure de présenter un candidat...
06:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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