06 novembre 2007

A la découverte de la Zone Bleue



Un reportage d'Alex Joubert.

05 novembre 2007

Reportage Photo : Strasbourg dans tous ses étâts

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Un reportage photo d'Alex Joubert.

01 juillet 2007

Sarkozy : l'hyper président

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17 Juin. 18 heures 30 minutes. François Fillon arrive sur le perron du splendide Palais d'Elysée et rejoint les leaders de l'UMP, tous recroquevillés dans une salle de la demeure du Président de la république. Cela fait quelques minutes, qu'ils ont pris connaissance des premières estimations : ils apprennent consternés le reflux de la vague bleue et le très probable échec d'Alain Juppé. François Fillon est dépité devant la nouvelle que lui apprennent Jean-Pierre Raffarin, Patrick Devedjian et Brice Hortefeux. Tous n'osent pas le dire, mais tous le savent : le lieutenant Juppé ne survivra pas à cette vague rose. Mais le plus dépité de tous, celui que les remords rongent c'est inévitablement Nicolas Sarkozy. Le lendemain matin le président de la république décoche la phrase fatidique : Cette campagne j'aurais du m'en occuper moi-même !. Sarkozy l'a compris : Le Président c'est le patron ! 4390005b422fcbea10cf7da2028fabea.jpgFinile président de la république recroquevillé dans son château de l'Elysée qui contemple les canards de la mare de l'Elysée ! Sarkozy veut mettre un terme aux présidences discrètes incarnées par les mandats de Jacques Chirac et François Mitterrand ! Désormais, un nouveau style est né : L'Hyper Président. Cette nouvelle méthode de gouverner fait du Président de la République, un "SuperPrimeMinister" qui dirige tout, assiste à tout, lit tout, vérifie tout, corrige tout et gouverne tout. Mais cette sorte de pouvoir absolu est-elle saine pour la démocratie ? Sarkozy doit-il continuer à diriger le gouvernement, au risque de faire de l'ombre à François Fillon ? Comme l'a souligné Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, Fillon met en musique les partitions écrites par Sarkozy. Pas de place pour des lois de dernières minutes ne faisant pas parti du projet présidentiel de Sarkozy ! Tant que son programme ne sera pas apliqué, aucun ministre ne déposera à l'Assemblée un projet de loi autre que celles qu'il a promise durant sa longue mais victorieuse campagne présidentielle. 6a406f52f0cbf8dd4832fbc6b34535ed.jpgD'ailleurs, Sarkozy est sur tous les fronts. Demain matin, il recevra l'intersyndicale d'Alcatel-Lucent avant de décoler pour Strasbourg, capitale européenne, ou il tiendra une réunion publique valorisant le mini-traité européen, adopté par les 27, le 23 Juin dernier. Mardi, il sera à Marseille pour l'inauguration officielle du tramway de la deuxième ville de france. Le lendemain, il accueillera à l'Elysée, le temps d'un déjeuner, le roi Abdallah II de Jordanie ainsi que la ministre des affaires étrangères israéliennes Tzipi Livni. En fin de semaine, de nombreuses personnalités figurent dans l'agenda de Sarkozy puisqu'il recevera le directeur général de l'OMC Pascal Lamy, le président du Congo Denis Sassou Nguesso ainsi que le Premier ministre québécois Jean Charest qui arrivera à Paris vendredi après-midi. Un emploi du temps chargé qui place Nicolas Sarkozy au coeur des questions internationales.... et nationales. Pour la première fois depuis longtemps, un président de la république se place au coeur des questions nationales. Une première qui s'avère globalement bienfaisante pour le pays puisque le président devient ainsi plus proche du pays et de ses citoyens, ce qui le rend proche des gens et ne se métamorphose donc pas en un homme éloigné, coupé, métamorphosé par le pouvoir, comme l'avait été Valéry Giscard D'Estaing entre 1974-1981, ce qui avait partiellement provoqué sa perte lors des échéances présidentielles de 1981. dcb3a669fcbb65e6a78bdb4b1d4feb3d.jpgCar il est vrai que depuis "le général", tous les présidents furent métamorphosés par le pouvoir. Comme si, l'Elysée les avait rendus coupés du monde, comme si l'Elysée avait modifié la symphatie que les français éprouvaient pour eux lors des campagnes présidentielles. Avec l'hyper-présidence que mène Sarkozy, ce risque n'existe plus. Alors, l'Hyper-Présidence, une atteinte à la démocratie ? Pas si sur. Au moins, avec cette nouvelle pratique du pouvoir, le président reste proche des français sans renier ses obligations internationales. A vous de juger...