03 février 2009
Benoît XVI : un pontificat sous le signe du dialogue et de la contradiction
Quatre ans se sont écoulés depuis la nomination de Joseph Ratzinger comme souverain pontife de l'Eglise Catholique Romaine et il est force de constater que Benoît XVI n'affiche pas la même popularité que son prédecesseur Jean-Paul II. Récemment, l'annulation de l'exco - mmunication de quatre évêques intégristes, dont le négationniste monseigneur Williamson qui avait affirmé voila un an ne pas croire qu’il n’y ai eu de chambres à gaz, a froissé la communauté juive et provoqué la colère du monde catholique, décidément hostile à ce pape profondément traditionaliste. En France, un manifeste signé par cinquante penseurs et philosophes catholiques s'indignant de cette décision a été publié dans le mensuel catholique La Vie.
Un dialogue gâché avec la communauté juive
D'un point de vue général, l'annulation de l'excommunication de Mgr Williamson illustre parfaitement le pontificat de Benoît XVI, résolument contradictoire. En prenant cette décision, Benoît XVI s'est en effet attiré les foudres de la communauté juive, un différent fort dommageable au vu des efforts engagés par Joseph Ratzinger pour améliorer les relations entre les deux communautés. Dès son élection, Benoit XVI avait effectivement engagé un dialogue, qui s'était traduit par une visite au camp de concentration d'Auschwitz, et, plus récemment à la Synagogue de New York où le pape avait tenu à réitérer l'engagement de l'Eglise au dialogue. Cette ouverture vis à vis de la communauté juive s'inscrit dans la logique de rassemblement prônée par Benoît XVI, que ce soit vis à vis de la branche conservatrice de l'Eglise Catholique, marginalisée sous le pontificat de Jean-Paul II, où de l'Eglise Orthodoxe, avec qui le dialogue a repris.
La réconciliation avec l'Eglise Orthodoxe
Benoît XVI et le Patriarche de Constantinople Bartholomée (la religion orthodoxe en divisée en deux branches, celle de Moscou et celle de Constantinople) ont en effet entamé une correspondance épistolaire fertile, qui a abouti sur l'instauration d'une commission de travail commune au sujet du rôle de la papauté, un différent entre les deux Eglises qui est à l'origine du grand schisme d'Orient de 1054. Quand au patriarche de Moscou aujourd'hui décédé, Alexis II, il avait effectué une visite riche en symboles voila un an, en se rendant dans la Cathédrale de Notre Dame de Paris. Désormais, une réunification des deux églises chrétiennes n'est plus, à long terme, inenvisageable.
Un conservatisme mal interprété
Si Benoit XVI a le mérite d'avoir engagé un processus de réconciliation avec l'Eglise Orthodoxe, conformément à la tendance exprimée lors du concile de Vatican II (ce concile, qui s'est déroulé entre 1962-1965, a engagé un processus de modernisation de l'Eglise, en prônant les principes d'ouverture vis à vis des autres églises et de libéralisation des moeurs), il n'en reste pas moins que ses mains tendues à la branche conservatrice de l'Eglise a sérieusement entamé sa popularité. L'autorisation de célébrer la messe en latin accordée aux prêtres traditionalistes avait en effet été présenté comme une atteinte aux acquis du concile de Vatican II et fermement dénoncée par les progressistes, alors que cette décision s'inscrivait dans le processus de réunification de l'Eglise lancé par Benoît XVI. L'intégration de la très conservatrice Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X est ainsi désormais envisagée du fait de l'annulation de l'excommunication de quatre évêques qui la composent. Au-delà de son conservatisme, Benoît XVI se présente donc comme le pape de la réconciliation...
La lente évolution des moeurs
L'ouverture à la branche conservatrice de l'Eglise qu'à prôné Benoît XVI a masqué une certaine évolution des mœurs, certes lente, mais tout du moins plus concrète que sous Jean-Paul II. Benoît XVI a ainsi été le premier pape a autorisé l'autorisation du préservatif...sous certaines conditions (couple marié dont l'un atteint du sida), ce qui constitue malgré tout une avancée notable. Sur d'autres domaine telles que l'euthanasie, le Vatican est resté campé dans ses positions, Benoit XVI assimilant cette pratique a un acte indigne de l'homme , en rappelant que Jésus a souffert et il est mort sur la croix par amour. De cette façon, il a donné sens à notre souffrance. Reste que Benoît XVI a souhaité privilégier le rassemblement des branches de l'Eglise à la modernisation de cette dernière, deux données incompatibles.
Cet article a été repris sur Yahoo!, retrouvez le à l'adresse suivante : http://fr.news.yahoo.com/13/20090204/tot-benoit-xvi-un-po...
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02 janvier 2009
Allemagne : élections législatives sur fond de crise économique
Les quelques quatre-vingts millions de citoyens allemands s'apprêtent à traverser une année pilier, puisque mis à l'épreuve de la crise économique et appelés aux urnes à trois reprises, dont un scrutin législatif décisif en septembre. Le renouvellement du Bundestag, (parlement allemand) mettra ainsi un terme à la coalition arc-en-ciel, rassemblant dans un même gouvernement le SPD et le CDU, qui sera vraisemblablement remplacée au profit d'une autre coalition, sans doute plus resserrée.
Angela Merkel favorite
La chancelière Angela Merkel, dont le bilan apprécié ne peut que jouer en sa faveur, semble être en capacité d'amener sa formation, le CDU (chrétiens-démocrates) vers une victoire suffisamment large pour ne pas être contrainte de poursuivre l'expérience d'une coalition stérile avec le SPD (sociaux-démocrates). Ces derniers, emmenés par le ministre des Affaires Etrangères Frank-Walter Steinmeier, ne peuvent qu'espérer un climat économique favorable conjugué à un embourbement d'Angela Merkel face à la crise, et ainsi tenter de former une coalition à l'image de la gauche plurielle en France (1997-2002), en coopération avec des formations telles que les Verts. Les chances de voir émerger une telle coalition restent actuellement faibles, du fait de la crise que traverse le SPD depuis le départ brutal de M.Schröder en 2005. Les sociaux-démocrates se trouvent en effet dans une sorte d'errance idéologique, puisque tiraillés à leur gauche du fait de l'importance électorale que prend le parti Die Linke, et à leur droite où sont émises de vives contestations au sujet de quelconque rapprochement avec Die Linke.
Die Linke jouera-t-il les troubles fêtes ?
Cette petite formation, fondée en 2007, avait crée la surprise lors des élections législatives 2005, en rassemblant quelques 8,7% des suffrages. Die Linke n'avait alors pas encore le statut de formation politique, mais rassemblait quelques dissidents du SPD et autres socialistes au sein d'une liste commune. Aujourd'hui, le président de la formation, Oskar Lafontaine, peut viser plus loin tant le climat économique lui est favorable. Cet ancien leader du SPD a basé Die Linke sur une mouvance contestataire ancrée à gauche, les cadres du mouvement sont d'ailleurs majoritairement issus de la RDA communiste. Après avoir rallié les nostalgiques de l'Allemagne de l'Est, Die Linke s'est improvisé un chemin à l'Ouest, où le message socialiste qu'il portait a séduit, dans un pays où la première force de gauche reste sociale-démocrate. La crise économique et les dommages sociaux qu'elle va amener, constituent donc un véritable boulevard pour Die Linke, qui, crédité de quelques 14% dans les enquêtes d'opinion, pourrait mener la vie dure au SPD.
Le score de Die Linke sera donc à observer de très près, d'autant plus qu'en fonction de ce résultat, pourrait naître la prochaine coalition au pouvoir. Les deux "grands partis" que sont le CDU et le SPD seront en effet contraints en cas de victoire, de partager le pouvoir avec des mouvements qu'ils leur sont idéologiquement relativement proches, voir en cas d'important éparpillement des voix, de retenter l'expérience de la coalition arc-en-ciel, qui avait prévalu au lendemain des échéances législatives de 2005.
La crise économique comme élément déterminant de l'échéance ?
La conjoncture politique actuelle rend cependant plus probable la victoire d'une coalition rassemblant les libéraux du FDP et les chrétiens-démocrates du CDU, permettant ainsi à Angela Merkel d'être confirmé dans ses fonctions de chancelière. Cette dernière, forte d'une côte de popularité avoisinant les 70%, devra veiller à ce que la crise économique n'agisse pas en sa défaveur, risquant de faire écrouler la marge d'avance que détient le CDU sur le SPD. Afin de relancer l'économie intérieure et de ne pas froisser les électeurs, la chancelière risque donc d'être contrainte à l'application d'exonérations d'impôts, rompant ainsi avec les objectifs de rigueur budgétaire qu'elle s'était imposée. Si elle exclut pour le moment toute perspective allant dans ce sens, Angela Merkel n'en est pas moins décriée par la presse pour son laxisme face à la crise, elle qui a toujours privilégié la réflexion à l'action;
La performance du CDU aux élections législatives du 27 septembre sera donc essentiellement conditionnée par la capacité d'Angela Merkel a adopter une attitude particulièrement réactionnaire dans un contexte qui le nécessite. Les résultats des élections européennes en juin joueront eux aussi un rôle potentiellement déterminant, au même titre que la faculté du SPD et du CDU à développer leurs connivences avec des formations susceptibles de participer à la formation d'une coalition.
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13 décembre 2008
Les nouveaux défis de l'Union Européenne
Les élections européennes de 2009, qui auront lieu les 4 et 7 juin prochain dans l'ensemble des 27 pays de l'Union Européenne, se dérouleront dans un climat économique tendu, laissant ainsi envisager une élection inédite, aux résultats indécis. Ces élections interviennent après une législature mouvementée, où l'échec de l'établissement d'une constitution européenne, le manque de cohésion des états membres sur le plan international et la léthargie dans laquelle s'est engagée l'Europe ont fait l'actualité. Les questions institutionnelles et le rôle que l'Europe doit jouer face à la crise seront les clés de ce scrutin, où la majorité du Parti Populaire Européen (dont l'UMP est membre) pourrait être ébranlée au profit du PSE (parti socialiste européen). Mais quelle que soit la prochaine majorité, l'Europe va devoir s'atteler à un certain nombre de problématiques qui l'enveniment pour tourner la page d'une législature 2004-2009 bien pâle...
Des institutions obsolètes
Les élargissements successifs de 2004 et de 2007 portent désormais le nombre d'états membres de l'UE à 27. L'arrivée en mai 2004 des pays de l'est a incontestablement ralenti l'action de l'Union, handicapée par ses institutions obsolètes, incompatibles avec l'élargissement à l'ex bloc soviétique. Faciliter l'adoption des mesures, tel était l'objectif du projet d'établissement d'une constitution européenne, rejeté respectivement en 2005 et 2007 par la France et l'Irlande. La multiplicité des états rend en effet inadapté et terriblement inefficace l'unanimité requise au conseil européen, qui conditionne l'adoption d'un texte d'importance majeur à l'approbation de l'ensemble des états, permettant ainsi à l'un seul d'entre eux eux de bloquer toute décision. Le projet de constitution prévoyait de réévaluer l'importance en terme de voix accordée aux pays mineurs, rendant ainsi proportionnel la population des nations aux voix attribuées aux conseils des ministres. Par ailleurs, la majorité requise à l'adoption d'un texte était réduite à 55% contre 71% auparavant. L'un des défis majeurs de l'UE lors de la prochaine législature sera donc la rénovation de ses institutions, afin de les adapter à l'Europe de 2009.
Quelle défense pour l'U.E ?
L'Union Européenne n'est pas parvenue lors de la précédente législature à réduire ses divergences, notamment en terme militaires, que la guerre en Irak a parfaitement illustré. Le manque de cohésion quand à la participation ou non à la seconde guerre du golfe a témoigné de la nécessité d'établir une puissance militaire européenne. La Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) est à ce jour le seul organe de défense commun à l'ensemble des nations de l'UE, dont l'effectif reste cependant conditionné par la participation volontaire des états. Le choix d'engager des troupes ne revient donc pas à l'UE mais aux différentes nations qui la composent. Le PESD joue cependant un rôle non négligeable dans le maintien de la paix international, notamment au Kosovo, en Bosnie, au Darfour, en Palestine mais encore en Macédoine. La lenteur de la mise en place de ces missions est considéré comme un sérieux point noir du PESD mais est surtout utilisé Une armée commune à l'union européenne reste donc à inventer, mais ce projet émerge peu à peu, en faisant face tant bien que mal aux nationalistes et eurosceptiques, fermement opposés à une telle chose.
L'entrée de la Turquie au coeur des débats ?
Tout comme lors de la précédente législature, l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne sera probablement à nouveau un dossier sujet à mouts débats et polémiques, du fait du symbole que représenterait l'entrée de cette nation dans l'U.E. L'ouverture du vieux continent à l'orient, c'est un véritable défi que pose la Turquie à l'UE en réaffirmant sa candidature, qui déchire les européens. Avec quelques 71 millions d'habitants, la population Turque ne serait autre que la deuxième de l'Union Europénne, derrière l'Allemagne, dont la faible natalité pourrait à terme, la reléguer derrière la Turquie. Un pays musulman comme première puissance démographique de l'U.E ? Paradoxal pour une union qui revendique régulièrement ses racines chrétiennes. Sur un autre plan, l'entrée de la Turquie dans l'U.E constituerait un tremplin économique de poids pour ce pays émergent, freinant ainsi le développement de l'islamisme. Au contraire, un certain nombre de nations abritant des extrémistes telles que l'Irak et la Syrie, sont frontalières avec la Turquie; l'entrée dans l'UE de cette dernière favoriserait de ce fait l'incursion de terroristes sur le sol européen.
EDIT : cet article a été repris sur Yahoo à l'adresse suivante : http://fr.news.yahoo.com/13/20081213/tot-les-nouveaux-def...
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06 novembre 2008
Le nouveau souffle de l'Union pour la Méditerranée
Éclipsée par le scrutin présidentiel Américain, la réunion des 43 ministres des Affaires Etrangères de l'Union pour la Méditerranée, qui s'est tenue lundi et mardi au Palais du Pharo à Marseille, a abouti sur une déclaration commune historique qui imprime une nouvelle dynamique politique aux relations euro-méditerranéennes ont souligné les ministres dans une déclaration commune. Les désaccords de fond qui subsistaient entre états membres ont tous été réglés au terme de discussions rallongées par une demande Turque de dernière minute; rassemblant ainsi, et cela pour la première fois de l'histoire, Israël et l'Autorité Palestinienne dans une unique organisation internationale.
Ainsi, Israël a donc accepté que la Ligue Arabe bénéficie d'un statut de membre à part entière de l'UPM, de façon qu'elle participera à l'intégralité des réunions et qu'elle y sera autorisé à prendre la parole dans quelque cas de figure que ce soit. Par ailleurs, le siège du secrétariat général de l'Union sera basé à Barcelone, qui a été choisie aux dépends de La Valette et Marseille. Nicolas Sarkozy avait initialement souhaité que le siège soit basé sur la rive sud de la Méditerranéenne, mais s'était frotté aux réticences des pays arabes, non désireux d'accueillir le siège de l'organisation puisque cela engendrait une reconnaissance de facto d'Israël (présence d'une délégation Israélienne dans les locaux du siège).
Conscient du caractère historique de l'accord, Bernard Kouchner n'a pas caché sa déception lors de son arrivée en salle de conférence de presse, seulement occupée par une trentaine de journalistes. Accompagné par son homologue égyptien Ahmed Gheit, Bernard Kouchner a prié la presse de relever les points positifs d'une déclaration qu'il a qualifié d'historique et qui fait de trois grands chantiers que sont le dialogue politique et de sécurité, la sécurité maritime et la coopération sociale humaine et culturelle, les priorités de l'union concernant l'année 2009. Par ailleurs, les ministres ont décidé de planifier 15 évènements durant l'année à venir.
Afin d'assurer la sécurité maritime en Méditerranée, les 43 ministres présents se sont accordés pour annoncer la création d'un centre de coordination de la lutte anti-drogue et de l'organisation en 2009 par l'Italie d'un forum des services maritimes afin de partager des expériences. Sur le plan énergétique, la coopération avec le Maghreb sera renforcée précise la déclaration commune. Par ailleurs, les états membres de l'UPM ont fait part clairement de leur désir de créer une zone euro-méditerranéenne de libre échange, soulignant les progrès réalisés quand à la libéralisation des échanges agricoles.
Les ministres ont passé en revue les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des projets prioritaires sélectionnés (...) dans la déclaration de Paris précise le déclaration commune, qui prend note des bons résultats obtenus en terme d'énergies alternatives ainsi qu'au niveau de l'éducation avec la création en Slovénie d'une université euro-méditerranéenne, et qui sera bientôt suivie par le Maroc qui inaugurera prochainement une succursale de cet établissement à Fes.
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05 novembre 2008
Historique !

Barack Obama a été élu 44ème président des Etats-Unis d'Amérique, cette nuit, remportant par ailleurs une victoire éclatante, d'autant plus légitime qu'une participation exceptionelle a été observé (plus de 66%, soit le meilleur taux de l'histoire). A ce moment de l'Histoire, le changement est arrivé aux Etats-Unis a déclaré le candidat démocrate à l'attention d'une foule gigantesque d'un million de partisans réunie au jardin public de Grant Park à Chicago.
John McCain a immédiatement reconnu sa défaite dans son fief de Phoenix, 20 minutes suivant l'annonce des grandes chaînes télévisés de la victoire de son adversaire. J'ai appelé le sénateur Obama pour le féliciter a précisé le sénateur de l'Arizona. Je reconnais la signification particulière qu'elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir a quand elle affirmé Sarah Palin à propos d'une élection historique.
En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain a quand à lui estimé Nicolas Sarkozy dans un communiqué adressé à Barack Obama. Le président sortant, George W.Bush a lui adressé un message chaleureux au président nouvellement élu dans lequel il promet que la transition se passera en douceur. Vous êtes sur le point d'entreprendre l'un des plus grands voyages de votre vie.
Barack Obama est donc élu avec une marge incontestable de 364 délégués contre 155 pour John McCain, parvenant ainsi à remporter une victoire éclatante et surprenante en Floride (62%-37%), dans le bastion républican depuis 1964 de Virgine (52%-48%), dans le Colorado (54-45) et dans le Nouveau Mexique (55-44) ainsi qu'en Pennsylvanie (55-45), où McCain avait concentré ses dernières forces.
John McCain lui, est parvenu à conserver son fief personnel mais menacé à en croire les derniers sondages d'Arizona (54-45), du Texas (55-44) mais a échoué dans l'Ohio (48-50), où une victoire lui était indispensable pour espérer remporter l'election (voir la carte électorale).
Le Nevada, le Wyoming, la Floride, le Nouveau-Mexique, l'Ohio, la Virgine et l'Iowa ont basculé dans le camp démocrate, alors qu'aucun état n'a basculé dans le giron républicain.
Cette victoire s'est obtenue des suites d'un combat lancé en 2004, date où Barack Obama prononca à la tribune de la convention démocrate son célébre discours The Audacity of Hope (L'audace de l'espoir), où le jeune sénateur de l'Illinois, en évoquant dramatiquement le rêve américain, se revela aux yeux d'un peuple américain qui le hissera quatre ans plus tard à la Maison Blanche.
Cette victoire, Barack Obama la doit à sa capacité à mobiliser les foules, notamment une certaine population qui n'avait jamais voté auparavant. Les huit dernières années dramatiques de la présidence Bush ont bien entendu pesé dans la balance, et bien qu'ayant ménagé tous ses efforts pour éviter cela, McCain n'a pu détacher sa candidature du bilan Bush / Cheney.
L'âge du candidat républicain n'a pas non plus joué en sa faveur face à la jeunesse et l'insolente forme de Barack Obama, d'autant plus que son décès aurait fait de Sarah Palin la présidente des Etats-Unis, une perspective que beaucoup d'américains jugeaient plus qu'inquiétante.
Enfin, le statut de héros de guerre et d'icône nationale de McCain, qui avait joué dans sa désignation comme candidat républicain, ne s'est pas prolongé jusqu'au bout de la campagne, d'autant plus que la crise financière est très rapidement devenue la première préoccupation des américains, bien devant la guerre en Irak.
En savoir plus
Vidéo du discours de Barack Obama
Carte finale des résultats par états
Le Monde : Barack Obama élu président des Etats-Unis
Le Figaro : Mr President !
EDITION : Cet article a été repris par Yahoo.fr, vous pouvez le consulter sur l'adresse suivante (http://fr.news.yahoo.com/13/20081105/tot-just-incredible-...) ainsi que sur Agoravox (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46774)
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14 octobre 2008
Les dessous du système carcéral français

L'évolution du système carcéral depuis l'après guerre
Depuis l'après guerre, le système carcéral Français ne cesse de progressivement s'humaniser. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui vont jusqu'à mettre en cause le principe d'incarcération. Au lendemain du second conflit mondial, 60 000 détenus sont recensés sur le territoire français, un pic qui n'a jamais depuis été atteint. Les opposants au régime de Vichy, incarcérés pour la plupart lors de la seconde guerre, arrivent au pouvoir, conscients du fait que le système carcéral Français nécessite une réforme profonde.
En 1944, Pierre Conat rédige un rapport sur l'étât des prisons et sa conclusion est formelle : une modernisation des centres de détention s'impose. Cette réforme tant attendue voit le jour en 1945 et jette les bases du système carcéral actuel : "le traitement infligé aux prisonniers doit être humain", "l'assistance est donnée au prisonnier pendant et après sa peine" etc... Par ailleurs, la réforme de 1945 conduit à la création de l'Ecole de l'administration pénitentiaire, chargée de former les éducateurs. Enfin, toujours dans la vague de la réforme de 1945, l'assistance donnée aux détenus dans le cadre de leur réinsertion est considérablement améliorée même si des lacunes subsistent encore aujourd'hui dans ce domaine.
Dans les années 1970, des émeutes sont observées dans des centres de détention, notamment à Clairvaux dans l'Aube, précurseur d'un mouvement qui conduira à la destruction de 9 établissements et à la détérioration de 80 centres. Par ailleurs, 6 détenus trouveront la mort. Ces incidents témoignent d'un malaise qui sévit dans les prisons Françaises et dès son élection à la présidence de la république, Valéry Giscard d'Estaing crée le premier secrétariat d'étât à la condition pénitentiaire. Progressivement, des alternatives seront trouvées à l'emprisonnement systématique, un mouvement auquel contribuera énormément Robert Badinter, fervent défenseur de la condition pénitentiaire et ministre de la Justice de 1981 à 1986.
Cette même année, le Parti Socialiste est battu par la nouvelle majorité de droite dirigée par Jacques Chirac. Robert Badinter est logiquement remplacé par Alain Chalandon qui mènera une politique sécuritaire et les avancées observées lors de l'ère Badinter sont partiellement remises en cause . Chalandon ramène la période de surêté à 30 ans et face à la surpopulation carcérale, il décide de bâtir de nouvelles infrastructures. Lors des deux années qu'il passera au ministère de la Justice, Chalandon va certes améliorer l'accès à la médecine en détention mais sa politique va conduire à un certain isolement des détenus (les contacts avec les familles sont limités et la construction des prisons se fait loin des villes).
L'Europe touchée par la surpopulation carcéraleAujourd'hui, la politique gouvernementale tend à la construction de nouvelles infrastructures carcérales alors qu'une majorité de français considère qu'il serait temps d'évoluer vers des alternatives au principe d'emprisonnement. C'est d'ailleurs sur cette voie que le gouvernement Allemand s'est engagé. L'opinion a en effet fortement évolué ces dernières 50 années et la considération des prisonniers avec. Si l'on pouvait entendre auparavant des déclarations insinuant que les prisonniers méritaient leur condition, ce type de propos tendent désormais à se raréfier. Les Français ont en effet pris conscience du manque d'intimité, de calme, d'hygiène et de liberté bien entendu qui règne en prison.
Ainsi, une cellule, (dans lesquelles cohabitent 1 à 6 détenus) ne mesure pas plus de 10 m² et les toilettes, non-cloisonnées, se situent dans ces mêmes cellules. Actuellement, on recenserait en France 64.000 détenus pour 49.000 places seulement, soit une surpopulation carcérale très élevée, un phénomène qui touche d'ailleurs l'ensemble des 27 Pays de l'UE à l'exception de l'Autriche. En l'espace de trois ans (2003 à 2006), la population carcérale européenne est passée de 138 détenus pour 100.000 habitants à 148,8.
Jusqu'où va la liberté ?
Si la prison intervient dans un souci de garder sous surveillance et de priver de liberté de circulation des individus ayant enfreint la loi, la liberté des détenus, afin de leur accorder un minimum d'humanité a profondément évolué au cours du siècle mais certaines questions et problématiques n'ont toujours pas été résolues. L'assassinat le mois dernier en Isère d'un détenu qui se situait en zone de promenade relance le débat sur l'emplacement de ces espaces. Doivent-ils être cloisonnés ? Difficile d'imposer cette contrainte aux établissements pénitenciers, dont les zones de promenade sont déjà suffisamment austères.
Les parloirs sont les seuls lieux de rencontre avec leur entourage pour les détenus. Bien qu'un tel endroit se doit d'être intime, les conversations sont en permanence suivies par un surveillant. Dans cette situation, les relations sexuelles sont donc très rares et bien entendu extrêmement gênantes. Aucune mesure permettant des relations sexuelles saines n'a jamais été mis en place par l'administration du fait que la présence d'un surveillant est obligatoire, d'autant plus que pratiquer un acte sexuel devant autrui est puni par la loi. La cohabitation quotidienne avec des détenus du même sexe est un vecteur certain de l'homosexualité, la cellule étant l'unique endroit où les détenus bénéficient d'une relative intimité.
La problématique de la réinsertion
Bien que tout au long de l'incarcération, la question de la remise en liberté des détenus soit longuement étudiée par les services pénitenciers, cette délicate opération n'est pas tâche facile. Si dans le cas de peines courtes la réinsertion s'effectue avec peu de problèmes, celle des détenus de longue date est extrêmement complexe. Réapprendre à évoluer en autonomie, vivre dans un environnement sensiblement différent de celui que l'on avait quitté, apprendre à vivre sans famille ou/et amis pour certains, ; ce sont tous ces défis auxquels les détenus doivent faire face lors de leur sortie de prison. La réinsertion professionnelle est un autre défi auquel l'administration pénitencier se doit de répondre. Très tôt avant la sortie, l'Agence Nationale pour l'Emploi (ANPE) est contactée afin de permettre aux détenus d'exercer un emploi dès leur sortie. L'incarcération permet d'ailleurs une reconversion professionnelle puisque les détenus peuvent suivre un cursus scolaire durant leur détention.
Par ailleurs, le travail carcéral concerne actuellement plus de 20.000 détenus. Les conditions restent cependant extrêmement précaires puisque aucune allocation ne leur est délivrée en cas de pertes de leur emploi bien que nombre de cotisations sociales leur soit déduites de leur salaire, déjà nettement plus faible qu'à la normale. Le travail attribué aux détenus consiste principalement à effectuer de petits travaux, soit dans les locaux même de la prison (entretien des locaux etc...) soit pour le compte d'entreprises privées qui signent un contrat avec l'Adminsitration Pénitencière, laquelle fournit la main d'oeuvre.
Quels sont les défis de demain ?
Alors que le phénomène de surpopulation carcérale ne désemplit pas, le système carcéral Français va être contraint ces prochaines années de mettre un terme aux politiques actuelles de banalisation de l'incarcération et évoluer vers un système où les alternatives à l'incarcération seront priviligiées. Enfin, la réinsertion sociale est un autre défi auquel doit répondre l'Administration.
Etes-vous certains d'avoir retenu l'essentiel de l'article "Les dessous du système carcéral Français" ? Pour le savoir, réalisez ce quizz !
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03 juillet 2008
Ingrid Betancourt libérée
Les mots ont manqué, hier soir, pour décrire la joie immense qu'a provoqué la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, aux mains des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC) depuis six ans et demie.
Je veux d'abord rendre grâce à dieu et aux soldats de Colombie a-t-elle déclaré lors de sa descente d'avion à Bogota, où son étât semblait s'être amélioré depuis décembre dernier, elle était alors apparue éprouvée physiquement dans une vidéo.
Outre Ingrid Betancourt, dont la libération a été salué par le monde entier, trois civils américains ainsi que 11 militaires colombiens ont aussi été rêlachés.
Nous sommes arrivés dans un endroit avec des guerilleros armés qui nous faisaient se dépêcher, avancer comme toujours a-t-elle relaté, puis, l'hélicoptère s'est envolé, et tout à coup quelque chose s'est passé, je ne me suis pas bien rendu compte de quoi et tout à coup j'ai vu le commandant qui pendant tant d'années avait été si cruel et si humiliant, je l'ai vu au sol, les yeux bandés a-t-elle poursuis avant d'achever son récit en expliquant que le commandant de l'hélicoptère s'est alors écrié nous sommes l'armée colombienne, vous êtes libres.
Une opération de très haut niveau
Cette opération menée par l'Armée Colombienne fut en effet une opération d'infiltration de très haut niveau. Juan Manuel Santos, le ministre de la défense colombien a révélé que l'opération avait nécessité deux hélicoptères et plus d'une année de travail. La Colombie avait inflitré des agents secrets chez les FARC, ayant localisé les otages depuis plus de quatre mois; ces agents auraient fourni des renseignements approfondis sur la localisation de Betancourt; puis, ont été décisifs hier puisqu'ils sont à la source de la duperie qui constitait à faire croire à des agents FARC que leur leader M.Cano exigeait le rassemblement des 15 otages finalement libérés, et leur départ en hélicoptère.
Uribe, grand bénéficiaire de la libération d'Ingrid Betancourt
Le principal bénéficiaire de cette libération est le président Colombien Alvaro Uribe dont la réelection en 2006 avait été mis en cause la semaine dernière par la Cour suprême de justice. En effet, sa popularité l'avait conduit en 2005 à modifier la constitution, permettant ainsi au président la république de briguer autant de mandats qu'il le souhaite, et non plus un comme il en était contraint depuis 1991.
Une décision dont la légalité est aujourd'hui mis en cause par la Cour Suprême de Justice, d'autant que la député Yidis Medina est suspectée d'avoir "vendue" au gouvernement son vote afin que la réforme soit approuvée par le Parlement. Alvaro Uribe a donc convoqué des élections présidentielles anticipé, fort d'une côte de popularité supérieure à 80%.
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26 juin 2007
Delanoë réfléchit à une dernière candidature
Revigoré par le succès des socialistes à Paris lors des législatives, Bertrand Delanoë a annoncé hier qu'il réfléchirait cet été à une dernière candidature à la Mairie de Paris. Menacé par la très populaire Françoise de Panafieu, élue dès le premier tour dans la 16ème circonscription de Paris avec un score record de 64,68%, Bertrand Delanoë peut cependant s'appuyer sur un bilan remarquable, très populaire auprès des Parisiens (Construction d'un tramway sur les boulevards des Maréchaux, Augmentation du nombre de pistes cyclables, Aménagement d'une crèche au sein même de l'hôtel de ville dans les anciens appartements privés, ) mais ses mesures anti-classes aisés (Suppression de l'Allocation Paris Petite Enfance aux ménages de la classe moyenne et supérieure allocataires de la PAJE) pourraient le mettre en danger au profit de François de Panafieu.
Conscient d'un risque de défaite important, Betrand Delanoë n'exclut pas une alliance avec le Mouvement Démocrate qui a réalisé à Paris un score presque deux fois supérieur à sa moyenne nationale. Je réagirai aux positions qu'ils adopteront sur les grands dossiers de la capitale a-t-il expliqué. Suite aux déclarations du maire de la capitale,le président du groupe MoDem au Conseil de Paris, Didier Bariani a immédiatement déclaré qu'il n'est pas concevable de faire une alliance à la petite fortune du pot, selon les arrondissements. Un accord vaut partout ou nulle part. Bertrand Delanoë annoncera son hypotétique candidature en septembre quand à sa rivale Françoise de Panafieu, elle présentera son projet pour la capitale cet été.
13:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Politique, Paris, france, Elections |
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