03 juillet 2008

Ingrid Betancourt libérée

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Les mots ont manqué, hier soir, pour décrire la joie immense qu'a provoqué la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, aux mains des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC) depuis six ans et demie.

Je veux d'abord rendre grâce à dieu et aux soldats de Colombie a-t-elle déclaré lors de sa descente d'avion à Bogota, où son étât semblait s'être amélioré depuis décembre dernier, elle était alors apparue éprouvée physiquement dans une vidéo.

Outre Ingrid Betancourt, dont la libération a été salué par le monde entier, trois civils américains ainsi que 11 militaires colombiens ont aussi été rêlachés.

Nous sommes arrivés dans un endroit avec des guerilleros armés qui nous faisaient se dépêcher, avancer comme toujours a-t-elle relaté, puis, l'hélicoptère s'est envolé, et tout à coup quelque chose s'est passé, je ne me suis pas bien rendu compte de quoi et tout à coup j'ai vu le commandant qui pendant tant d'années avait été si cruel et si humiliant, je l'ai vu au sol, les yeux bandés a-t-elle poursuis avant d'achever son récit en expliquant que le commandant de l'hélicoptère s'est alors écrié nous sommes l'armée colombienne, vous êtes libres.

Une opération de très haut niveau

Cette opération menée par l'Armée Colombienne fut en effet une opération d'infiltration de très haut niveau. Juan Manuel Santos, le ministre de la défense colombien a révélé que l'opération avait nécessité deux hélicoptères et plus d'une année de travail. La Colombie avait inflitré des agents secrets chez les FARC, ayant localisé les otages depuis plus de quatre mois; ces agents auraient fourni des renseignements approfondis sur la localisation de Betancourt; puis, ont été décisifs hier puisqu'ils sont à la source de la duperie qui constitait à faire croire à des agents FARC que leur leader M.Cano exigeait le rassemblement des 15 otages finalement libérés, et leur départ en hélicoptère.


Uribe, grand bénéficiaire de la libération d'Ingrid Betancourt

Le principal bénéficiaire de cette libération est le président Colombien Alvaro Uribe dont la réelection en 2006 avait été mis en cause la semaine dernière par la Cour suprême de justice. En effet, sa popularité l'avait conduit en 2005 à modifier la constitution, permettant ainsi au président la république de briguer autant de mandats qu'il le souhaite, et non plus un comme il en était contraint depuis 1991.

Une décision dont la légalité est aujourd'hui mis en cause par la Cour Suprême de Justice, d'autant que la député Yidis Medina est suspectée d'avoir "vendue" au gouvernement son vote afin que la réforme soit approuvée par le Parlement. Alvaro Uribe a donc convoqué des élections présidentielles anticipé, fort d'une côte de popularité supérieure à 80%.



26 juin 2007

Delanoë réfléchit à une dernière candidature

8f81f6590301483c981b2fe71ad76922.jpgRevigoré par le succès des socialistes à Paris lors des législatives, Bertrand Delanoë a annoncé hier qu'il réfléchirait cet été à une dernière candidature à la Mairie de Paris. Menacé par la très populaire Françoise de Panafieu, élue dès le premier tour dans la 16ème circonscription de Paris avec un score record de 64,68%, Bertrand Delanoë peut cependant s'appuyer sur un bilan remarquable, très populaire auprès des Parisiens (Construction d'un tramway sur les boulevards des Maréchaux, Augmentation du nombre de pistes cyclables, Aménagement d'une crèche au sein même de l'hôtel de ville dans les anciens appartements privés, ) mais ses mesures anti-classes aisés (Suppression de l'Allocation Paris Petite Enfance aux ménages de la classe moyenne et supérieure allocataires de la PAJE) pourraient le mettre en danger au profit de François de Panafieu.

Conscient d'un risque de défaite important, Betrand Delanoë n'exclut pas une alliance avec le Mouvement Démocrate qui a réalisé à Paris un score presque deux fois supérieur à sa moyenne nationale. Je réagirai aux positions qu'ils adopteront sur les grands dossiers de la capitale a-t-il expliqué. Suite aux déclarations du maire de la capitale,le président du groupe MoDem au Conseil de Paris, Didier Bariani a immédiatement déclaré qu'il n'est pas concevable de faire une alliance à la petite fortune du pot, selon les arrondissements. Un accord vaut partout ou nulle part. Bertrand Delanoë annoncera son hypotétique candidature en septembre quand à sa rivale Françoise de Panafieu, elle présentera son projet pour la capitale cet été.