09 octobre 2009
Obama prix nobel : un choix contestable ?
Le comité nobel a décerné aujourd'hui, à Oslo, au président des Etats-Unis d'Amérique Barack Obama le prix nobel de la paix, au nom de ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples. Cette distinction, obtenue seulement dix mois après l'investiture d'Obama peine à faire l'unanimité. Barack Obama en personne a avoué avoir reçu le prix avec surprise sans avoir l'impression que je mérite de me retrouver en compagne de tant personnalités qui ont transformé leur époque et qui ont été distinguées par ce prix. Effectivement, comme l'a souligné la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, le 43ème président des Etats-Unis doit moins cette récompense aux succès de sa diplomatie qu'à son discours, certes volontariste mais qui n'a guère contribué à la diffusion de la paix sur le globe. Effectivement, sur les trois dossiers prioritaires du président Obama, sa détermination n'a aucun cas abouti à une réelle amélioration sur le fond.
En Afghanistan, où durant sa campagne présidentielle Barack Obama avait faire part de sa volonté d'y délocaliser l'épicentre de la lutte contre le terrorisme, les alliés s'enlisent au point qu'une majorité d'américains réclament désormais un retrait des troupes. Effectivement, 953 soldats américains ont péri depuis le début du conflit en 2001 (dont 478 depuis 2008) et les alliés peinent à lutter efficacement contre une guérilla invisible, qui privilégie les actions sporadiques aux affrontements directs. Pour le général McChrystal, commandant en chef, les difficultés des alliés nécessitent l'envoi de renforts afin d'assurer la mobilisation nécessaire sur tous les fronts du pays. Or, ni les Américains qui ne sont plus que 39% à approuver la présence américaine en Afghanistan, ni les parlementaires, ne sont enthousiasmés par l'envoi de nouvelles troupes.
Quand au conflit israélo-palestinien, certes Barack Obama a orchestrée en septembre dernier une rencontre entre Benjamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas mais rien n'a résulté de cet entretien, outre la photographie officielle. De plus, l'envoi de George Mitchell en émissaire spécial n'a produit aucun effet. Benjamin Nétanyahou, qui avait pourtant adhéré sous conditions en juin au projet d'établissement d'un état palestinien indépendant, refuse quand à lui de concéder la moindre miette sur le gel de la colonisation juive dans les territoires palestiniens, pierre d'achoppement à la poursuite du processus de paix.
Quid du dossier iranien, où les tensions sont à leur paroxysme ? La réélection entachée de fraudes de Mahmoud Ahmadinejad, l'échec de la politique de la main tendue de Barack Obama et la découverte d'un nouveau site secret d'enrichissement de l'uranium ont amené Barack Obama à revoir sa copie et réclamer un durcissement des sanctions vis à vis de Mahmoud Ahmadinejad.
Au vu de l'absence de résultats de Barack Obama en matière de politique étrangère, il est donc légitime de s'étonner de l'attribution de pareille distinction au président américain. Il n'en reste pas moins qu'il marque un virage dans les critères de désignation du prix nobel de la paix : face à Helmut Kohl, favori, icone du rapprochement est/ouest et favori à l'heure du vingtième anniversaire de la chute du bloc soviétique, le comité a fait le choix de l'avenir et de l'initiative. Désormais, le poids qui pèse sur les épaules de Barack Obama est à l'image des attentes qu'il suscite...
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07 avril 2009
La Turquie, élément clé de la nouvelle politique étrangère américaine ?
Si la tournée européenne de Barack Obama aura constitué un succès dans son ensemble, elle se sera achevé sur l'ouverture d'une brèche de division, quand au degré de participation de la Turquie à l'union européenne. Les Etats-Unis et l'Europe doivent aborder les musulmans comme nos amis, nos voisins et partenaires dans la lutte contre l'injustice, l'intolérance et la violence, (...) évoluer vers l'adhésion de la Turquie à l'UE constituerait un signal important de votre engagement dans ce sens et assurerait que nous continuons à ancrer fermement la Turquie en Europe a affirmé le président américain dans le cadre d'un discours à Prague, avant de réitérer ses propos à Ankara, affirmant devant les parlementaires turcs que les Etats-Unis soutiennent fermement la candidature de la Turquie à l'UE.
Barack Obama s'est immédiatement attiré les foudres de ses homologues français et allemands, Nicolas Sarkozy ayant affirmé sur le plateau de TF1 que j'ai toujours été opposé à cette entrée et je le reste. Je crois pouvoir dire qu'une immense majorité des états membres de l'Union Européenne est sur la position de la France, avant de rappeler que s'agissant de l'Union européenne, c'est aux pays membres de l'Union européenne de décider. La chancelière allemande Angela Merkel a elle aussi regretté l'interventionnisme de Barack Obama.
Les déclarations de ce dernier, qui interviennent alors qu'il effectuait une visite d'état en Turquie lundi et mardi, ont replacées au cœur du débat la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, alors que les négociations, ouvertes en octobre 2005, végétaient au point mort. Barack Obama ne cache effectivement pas qu'il souhaite s'appuyer sur la Turquie dans le cadre des négociations avec les pays du Moyen-Orient, le premier ministre turque Recep Erdogan souhaitant d'ailleurs s'affirmer comme le médiateur entre l'Occident et l'Orient, justifiant ce statut par la relative neutralité militaire et politique de la Turquie.
La Turquie évolue effectivement dans une relative ambiguïté, développant des relations privilégiés avec l'Iran de Mahmoud Ahmadinejad tout en s'affirmant comme un membre historique de l'OTAN. Cette position insolite justifie la danse du ventre de Barack Obama vis à vis des turques et du premier minsitre Recep Erdogan, parvenant d'ailleurs à se constituer un important socle de popularité, 40% des turcs désignant Barack Obama comme le dirigeant le plus fiable du monde.
Si il souhaite s'appuyer sur son allié turc, Barack Obama devra cependant tacher d'apporter des garanties et son soutien à Recep Erdogan, dont la décision en 2003, de ne pas autoriser l'armée américaine à traverser la Turquie afin de se rendre en Irak, avait institué une certaine tension entre les deux pays. Au-delà du soutien appuyé à l'entrée de la Turquie dans l'UE, Recep Erdogan attend par ailleurs de Barack Obama qu'il raffermisse la lutte contre la guérilla du PKK, qui milite pour la création d'un état kurde, comprenant le sud-est de la Turquie.
Passerelle entre l'Orient et l'Occident, la Turquie pourrait s'imposer dans les prochaines années comme un acteur géopolitique majeur, d'autant plus que les Etats-Unis souhaitent en faire un élément clé de sa nouvelle politique étrangère. La nouvelle dimension que pourrait, à terme, prendre la Turquie, va indéniablement replacer au coeur des débats la question de son adhésion à l'Union Européenne....
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05 avril 2009
Les trois grands piliers de mesures prises par le G20
Un pas dans la bonne direction pour Dmitri Medvedev, l'émergence d'un nouvel ordre mondial pour Gordon Brown, le plus grand plan concerté de l'histoire pour José Luiz Zapatero. Le sommet du G20 qui s'est tenu jeudi, à Londres, a été unanimement salué par la classe politique internationale, marquant peut-être un tournant décisif dans l'optique d'une résolution de la crise économique. Les décisions prises par les 19 chefs d'état des plus grandes puissances mondiales, (2/3 de la population du globe, 90% du PIB mondial) auquel s'est ajouté le président de la commission Européenne José Manuel Barosso, représentant de l'U.E, ont été salué aux quatre coins du globe , que ce soit par la classe politique ou associative, Save the Childrens a effectivement parlé d'une lueur d'espoir, tandis que Transparency International a qualifié ce sommet de bénédiction. En France, François Bayrou a exprimé des regrets quand aux intentions annoncées en matière de régulation qui sont vagues tandis que le Parti Socialiste a parlé d'une avancée. Aux deux extrêmes de l'échiquier politique, de vives critiques ont fusé, Jean-Marie Le Pen ayant estimé qu'avant de vouloir faire la chasse aux paradis fiscaux, Nicolas Sarkozy ferait mieux de se préoccuper de son pays devenu le pire enfer fiscal de la planète tandis qu'Olivier Besancenota a regretté que le G20 n'aille renflouer une nouvelle fois ceux qui sont responsables de la crise.
Un plan de relance mondiale qui s'élève à plus de 1350 milliards de dollars
Mesure phare prise par le G20, la mobilisation de quelques 1350 milliards de dollars qui seront réinvestis dans l'économie mondiale, via une augmentation du budget du FMI notamment, le Fonds Monétaire International qui voit ses compétences s'étendre et une légitimité accrue au lendemain de ce G20.
Ces 1350 milliards se décomposent en trois grands piliers, dont le premier concerne l'attribution de nouveaux moyens accordés au fond monétaire international, dont le montant des prêts qu'il pourra accorder s'élèvera désormais à 750 milliards de dollars, contre 250 milliards actuellement. 250 autres milliards seront investis sous la forme de droits de tirage spéciaux (DTS), afin de renflouer les liquidités internationales. Autre investissement de poids, qui s'élève à 100 milliards de dollars et concerne des aides apportées à des banques régionales, soutenant les projets de développement économique de pays en voie de développement du continent africain et asiatique.
Les paradis fiscaux pointés du doigt
En dépit des réticences formulées par l'état Chinois, le G20 a prié l'OCDE de fournir une liste "noire" de 42 paradis fiscaux, dont 4, le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay, ont été placés sur une liste noire des pays n'affichant aucune volonté d'assainir leur système fiscal. 38 autres états ont été placés sur une liste dite grise, qui concerne les paradis fiscaux ayant pris des engagements en vue d'une normalisation de leur système.
Le G20 n'a pas manqué de fustiger le secret bancaire, dont il a proclamé la fin, et s'est félicité des premières réactions d'états directement concernés, qui ont d'ores et déjà annoncé des mesures à venir. Le Luxembourg et l'Autriche ont ainsi accepté de communiquer des informations sur des potentiels fraudeurs fiscal, mettant ainsi fin au secret bancaire qui, dans le cas du Luxembourg, aura été à la base de la prospérité du pays. La Suisse avait d'ores et déjà effectué un premier pas en renonçant au secret bancaire, cela avant que le G20 n'est eu lieu.
Ces listes grises et noires publiées par l'OCDE n'ont cependant pas fait l'unanimité, et n'ont pas convaincu l'association de lutte contre les injustices mondiales Oxfam-France qui, a déploré que les gages minimum donnés ces dernières semaines aient, semble-t-il, suffi à convaincre les leaders du G20 à ne pas placer tel ou tel pays dans la liste noire.
Un contrôle accru du milieu financier
La moralisation du capitalisme, voeu cher à Nicolas Sarkozy, se traduira par une surveillance plus accrue de la planète finance, couplée à une meilleure réglementation des salaires des traders afin d'éviter de nouveaux scandales Kerviel. Nous mettrons en place à l'échelle mondiale de nouvelles règles sur les salaires et les bonus, qui refléteront les performances réelles et ne récompenseront plus les échecs a déclaré le premier ministre britannique Gordon Brown. La part variable du salaire des traders, dépendante du succès des opérations menées, pourrait ainsi être amoindrie, afin de diminuer les prises de risque irresponsables.
Quand aux Hedge Funds, des fonds d'investissements privés spéculatifs soumis à un contrôle quasi nul et accusés d'avoir précipité le krach boursier de l'automne dernier, ils seront désormais enregistrés et seront soumis à des contrôles, les états auront par ailleurs l'obligation de fournir des informations sur ses hedge funds à toute autre nation en réclamant, aucun pays n'échappant à ces règles, à la déception des paradis fiscaux.
Le Forum de Stabilité financière (FSF) sera par ailleurs dissout, afin de laisser place au conseil de stabilité financière (CSF), dont le pouvoir sera élargi. Tout comme son prédécesseur, le conseil veillera à la stabilité économique internationale afin de prévenir de nouvelles crises. Il diffère cependant du FSF sur deux points, puisqu'il concernera non plus 10, mais 20 pays, et verra son champ de compétence accru, se métamorphosant en un véritable organe international de contrôle et de régulation financière et économique.
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16 mars 2009
La réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN en quatre questions
Nicolas Sarkozy a officialisé mercredi, dans le cadre d'une intervention à l'école militaire de Paris, la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, 43 ans après son retrait, initié par Charles de Gaulle. Vivement contestée, dans les rangs de l'opposition comme au sein de la majorité (Dominique de Villepin en première ligne), cette décision sera effective le 3 mars prochain, lors du 60ème anniversaire de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord qui se déroulera à Strasbourg et à Kehl, sur la frontière franco-allemande. La réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, amorcée par l'action de Jacques Chirac et de François Mitterrand, s'apparente-t-elle à un changement de cap majeur dans l'histoire diplomatique de la France où a une simple formalité sans conséquences majeures ? Éléments de réponses.
Comment fonctionne l'OTAN ?
L'OTAN, Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, fut fondée en 1949 par les États-Unis, le Canada, la France, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l’Islande, le Danemark, le Luxembourg, le Portugal , le Royaume-Uni et la Norvège. La première mission de cette organisation, qui regroupait les alliés du bloc occidental, fut d'assurer le sécurité de l'"ouest" face à l'URSS, et d'agir en parallèle de l'ONU, dont la mission était entravée par les multiples vetos émis par les soviétiques, dès que les Etats-Unis se montraient favorables à un texte.
Les décisions politiques sont prises à l'unanimité par le Conseil de l'Atlantique Nord, composé de représentants des 26 états membres, et qui constitue l'organe de décision majeur de l'organisation. Le Conseil de l'Atlantique Nord se réunit plus d'une fois par semaine, où les états membres sont représentés par des ambassadeurs permanents. Une session bi-annuelle en présence des ministres de la défense des 26 états membres est convoquée, tandis que les chefs d'état sont présents lors de conseils extraordinaires.
Le commandement militaire de l'OTAN est l'organe stratégique de l'organisation, qui gère l'aspect purement militaire, c'est lui qui définit la stratégie des troupes sur le terrain. Jusqu'en 2003, l'Europe et l'Amérique du Nord assuraient la gestion de leurs commandements militaires respectifs, et cela avant qu'un commandement militaire unique n'ait été mis en place la même année. Le commandement militaire de l'OTAN comporte trois branches majeures : la première, le comité militaire, est la matière grise de l'OTAN, elle se charge ainsi de communiquer aux commandements ses recommandations politiques et militaires. La deuxième, le commandement allié opérations, est chargée de veiller au bon déroulement des opérations. Enfin, la troisième, le commandement allié transformation a pour mission d'assurer le développement des capacités militaires des 26 états membres, et d'assurer la modernisation de leurs systèmes de défense.
Quel est le rôle de la France dans l'OTAN ?
Pays fondateur de l'OTAN, la France est un membre historique du conseil de l'Atlantique Nord. Elle a cependant quitté le commandement militaire en 1966, sous l'impulsion du général de Gaulle. Ce dernier souhaitait ainsi que la France recouvre l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entravée par la présence permanente d'éléments militaires alliés. On recensait effectivement à l'époque plus de 29 bases américaines (sous l'égide de l'OTAN) sur le territoire français, soit une communauté de 100 000 personnes. Le départ de ces derniers a entraîné une baisse conséquente de l'activité économique dans les villes où étaient installées les bases de l'OTAN (Tours, Laon, Orléans, La Rochelle etc...), plus de 18 000 emplois avaient effectivement été supprimés pour des raisons directement liées au départ des troupes.
En 1966, lorsque le Général de Gaulle fit part à son homologue américain Lyndon Johnson, de sa volonté de quitter le commandement militaire de l'OTAN, cette décision fut interprétée comme un premier pas vers une sortie définitive de l'organisation. La décision du Général en 1966 avait effectivement d'ores et déjà été balisée et préparée, la marine française ayant quitté l'égide de l'OTAN en 1964 et le stockage d'armes atomiques américaines sous le sol français ayant été suspendu en 1962. L'ensemble des observateurs nationaux s'accordaient donc à penser que le Général de Gaulle officialisait la sortie de la France de l'OTAN petits pas à petits pas.
Mais contrairement au souhait implicite qu'avait émis le général de Gaulle, la France n'affirmera pas son indépendance vis à vis à l'OTAN, bien au contraire puisque c'est un rapprochement qu'opéreront les successeurs de Charles de Gaulle. François Mitterrand avait ainsi engagé, et cela pour la première fois depuis 1966, des troupes françaises sous l'égide de l'OTAN lors d'une opération de maintien de la paix en Bosnie, entamant ainsi des négociations en vue d'un retour dans le commandement militaire de l'organisation. L'ancien chef d'état major Jacques Lanxade confit la semaine dernière au quotidien Le Figaro que Mitterrand a accepté, bien malgré lui, de se rapprocher du commandement intégré, parce qu'on ne pouvait pas engager nos forces dans le cadre de l'Alliance sans être impliqués dans la planification.
Jacques Chirac lui, ira plus loin en vue d'une réintégration dans le commandement militaire. Il participe en effet à l'ensemble des opérations de l'OTAN, exceptée celle en Irak, engageant ainsi 1774 soldats français au Kosovo et 2780 en Afghanistan. L'ancien président de la république aura énormément œuvré en faveur de la réintégration de la France dans l'OTAN, estimant que la construction de la défense européenne passerait inévitablement par le retour de la France dans le commandement militaire de l'OTAN. Il entame ainsi des négociations durant plus de deuxans, entre 1995 et 1997, qui butent cependant sur le refus américain d'accorder à un français un commandement régional.
Aujourd'hui, la France est un acteur clé de l'organisation. Elle est la quatrième force militaire en termes de soldats déployés sous l'égide de l'OTAN et contribue à 7,3% du budget de l'organisation, ce qui fait d'elle le cinquième contributeur financier de l'organisation (derrière l'Italie - 7,67%, le Royaume-Uni - 11%, l'Allemagne - 19,2% et les Etats-Unis - 25,9%)
Quels sont les arguments de Nicolas Sarkozy ?
Le rapprochement avec l'Otan conforte notre indépendance nationale estime Nicolas Sarkozy, qui juge malsain d'engager la vie de nos soldats sur le terrain sans que la France ne soit en mesure d'influer sur les décisions stratégiques de l'OTAN. Le président de la république a par ailleurs estimé que la France doit co-diriger plutôt que subir, en assurant que ceux qui prétendent que notre indépendance serait en question trompent les Français.
Le député UMP Axel Poniatowski a lui aussi rappelé que l'indépendance de l'armée française restait intacte, démentant les critiques qui dénoncent un alignement sur les Etats-Unis, rappelant que l'Allemagne en Irak et la Grèce au Kosovo, bien qu'étant membres de l'OTAN n'avaient pas pris part à ces opérations. Le député Pierre Lelouche a lui estimé que cela fait vingt ans que la France se rapproche de manière rampantede l'OTAN et que de ce fait, le président a raison de mettre fin à un tabou et une hypocrisie. D'autres voix se sont élevées pour saluer cette décision, qui permettrait à la France d'influer sur les décisions stratégiques de l'organisation. Le commandement allié opération pourrait par ailleurs être assuré par un français.
Tout comme Jacques Chirac en son temps, Nicolas Sarkozy estime que le développement du projet d'une défense européenne passe inévitablement par une réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN. Le président de la république française estime ainsi revenir à la situation de 2003, avec deux commandements militaires (un nord-américain et un européen). Enfin, la notion d'alignement sur les Etats-Unis est entièrement écartée par le gouvernement, qui rappelle que le situation géopolitique a profondément évolué depuis 1990, et que certains anciens satellites de l'URSS ont d'ores et déjà rejoints l'OTAN.
Qui s'oppose à cette réintégration ?
La majorité de la classe politique française a émis de vives critiques à l'égard de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, avec en première ligne le Parti Socialiste, dont la première secrétaire Martine Aubry a estimé que rien aujourd'hui ne justifie de rentrer dans le commandement militaire de l'Otan. Il n'y a pas d'urgence ni de raison fondamentale, si ce n'est un atlantisme qui devient une idéologie. L'opposition du PS à la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN conserve une part d'insolite, tant l'opposition menée par François Mitterrand et l'ensemble de la classe socialiste contre la décision du général de Gaulle avait été virulente. Mitterrand avait alors fustigé. à la tribune de l'Assemblée Nationale la volonté d'isolement fondée sur l'idée que le nationalisme est la vérité de notre temps..
Au centre, François Bayrou a rappelé que pendant des décennies, nous avions construit marque d'indépendance. Nous étions des alliés fiables et fidèles mais nous avions cette part de liberté. Aujourd'hui, en 2009, je considère que nous allons nous priver d'une (..) des seules cartes que nous avions dans notre jeu pour être autre chose qu'alignés à l'intérieur d'un ensemble occidental dont on a vu les bêtises qu'il pouvait faire. Même au sein de la majorité présidentielle certaines réserves ont été émises, les anciens premiers ministres Alain Juppé et Dominique de Villepin ont tout deux rendus publics leurs désaccords, le premier a estimé que je ne suis pas sur que cela soit le bon moment tandis que le deuxième a déclaré que nous avons besoin d'expression forte et indépendante sur la scène internationale. La France est médiatrice entre l'Est et l'Ouest, médiatrice entre le Nord et le Sud, donc défendons cette voix originale.
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09 février 2009
Vers une normalisation des relations russo-américaines ?
L'administration américaine a envoyé un signal très fort en déclarant vouloir reprendre le dialogue russo-américain sur toutes les questions d'intérêt commun, et ce signal a été entendu. C'est en guise de réponse aux propos du vice-président américain Joe Biden, qui s'est exprimé hier à la tribune du conseil de sécurité de l'OTAN, que le vice premier ministre russe Sergueï Ivanov a adressé cette phrase prometteuse dans l'optique d'une normalisation des relations russo-américaines, fortement compromises en raison des incidents géopolitiques qui sont survenus cet été dans le Caucase. Cette prise de contact entre les deux hommes laisse par ailleurs envisager qu'un compromis sera prochainement établi afin de mettre un terme à la "crise des missiles", qui avait empoisonné les relations entre Russes et Américains dans le courant des deux derniers mois.
Obama : une politique étrangère basée sur le dialogue
D'un point de vue général, l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche a incontestablement inversé une tendance qui n'incitait pas à l'optimisme sur le dossier délicat que constitue les relations entre les deux super-puissances du siècle dernier que sont la Russie et les Etats-Unis. En conformité avec la politique internationale d'ouverture et de dialogue que prône Barack Obama, son vice-président Joe Biden a posé les bases de la nouvelle relation que l'administration américaine compte établir avec la Russie, affirmant que le moment est venu d'appuyer sur le bouton de redémarrage et de réexaminer les nombreux domaines dans lesquels nous pouvons et devrions travailler ensemble. Ce désir de renouer le dialogue avec la Russie a d'ores et déjà porté ses fruits puisque la "crise des missiles" est en passe de prendre fin, après deux mois de passes d'armes à haute tension. Le dialogue entre les deux parties a lui aussi été engagé, Barack Obama ayant pris sept jours suivant son intronisation, l'initiative d'appeler Dimitri Medvedev.
La "crise des missiles" sur la voie de la résolution
Ce remake de l'affaire de la baie des cochons avait été engendré par un projet de défense américain qui prévoyait l'installation de dix missiles intercepteurs en Pologne, couplés à un système de radar, quand à lui basé en République Tchèque. L'administration américaine avait justifié ce déploiement en invoquant la menace que constituaient à terme, les états voyous tels que l'Iran ou la Corée du Nord. Reste que Moscou avait livré sa propre interprétation des choses en affirmant voir dans ce bouclier américain en Europe de l'est une menace directe pour sa sécurité, annonçant en guise de réponse, et cela le lendemain de l'élection de Barack Obama, la mise en place de missiles Iskander, d'une portée de 300 kilomètres, dans l'enclave de Kaliningrad.
Cette escalade verbale semble aujourd'hui sur la voie de la résolution, Barack Obama ayant dés son investiture appelé son homologue russe pour tenter de solutionner cette problématique, qui a quand à lui précisé par le biais de M.Ivanov que s'il n'y avait pas d'intercepteurs installés en Pologne et en République tchèque, comme le prévoyait la précédente administration (américaine), il est clair qu'il n'y aurait pas de Iskander à Kaliningrad.
L'entrée controversée de la Géorgie dans l'OTAN
Première source de tensions entre la Russie et les Etats-Unis, la volonté d'autonomie des anciennes républiques de l'URSS n'est pas acceptée par la Russie, d'autant plus que certaines d'elles, à l'image de l'Ukraine, de la Géorgie et des pays baltes, œuvrent pour un rapprochement avec les Etats-Unis. En première ligne, la Géorgie a déjà exprimé son désir d'autonomie vis à vis de la Russie, en se portant candidate à l'adhésion à l'OTAN; adhésion, qui, en dépit de nombreuses déclarations affirmant le contraire, se trouve aujourd'hui compromise en raison de l'incursion russe en Géorgie, survenue l'été dernier.
Effectivement, l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN contraindrait les autres états membres de l'organisation à déclencher une guerre si la Géorgie venait à être attaquée, et donc, si le conflit de l'an dernier venait à être réédité, à entrer en conflit avec la Russie. Or, cette dernière ne se montre pas encline à laisser la Géorgie se rapprocher de l'occident, alors que la république caucasienne est un pays de transit important des gazoducs russes; en cas d'entrée de la Géorgie dans l'OTAN, les Etats-Unis et l'Europe possèderaient un important moyen de pression pour dissuader les russes de recourir aux traditionnels moyens de pression gaziers dont ils ont fait bonne usage ces dernières années...
14:20 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06 novembre 2008
Le nouveau souffle de l'Union pour la Méditerranée
Éclipsée par le scrutin présidentiel Américain, la réunion des 43 ministres des Affaires Etrangères de l'Union pour la Méditerranée, qui s'est tenue lundi et mardi au Palais du Pharo à Marseille, a abouti sur une déclaration commune historique qui imprime une nouvelle dynamique politique aux relations euro-méditerranéennes ont souligné les ministres dans une déclaration commune. Les désaccords de fond qui subsistaient entre états membres ont tous été réglés au terme de discussions rallongées par une demande Turque de dernière minute; rassemblant ainsi, et cela pour la première fois de l'histoire, Israël et l'Autorité Palestinienne dans une unique organisation internationale.
Ainsi, Israël a donc accepté que la Ligue Arabe bénéficie d'un statut de membre à part entière de l'UPM, de façon qu'elle participera à l'intégralité des réunions et qu'elle y sera autorisé à prendre la parole dans quelque cas de figure que ce soit. Par ailleurs, le siège du secrétariat général de l'Union sera basé à Barcelone, qui a été choisie aux dépends de La Valette et Marseille. Nicolas Sarkozy avait initialement souhaité que le siège soit basé sur la rive sud de la Méditerranéenne, mais s'était frotté aux réticences des pays arabes, non désireux d'accueillir le siège de l'organisation puisque cela engendrait une reconnaissance de facto d'Israël (présence d'une délégation Israélienne dans les locaux du siège).
Conscient du caractère historique de l'accord, Bernard Kouchner n'a pas caché sa déception lors de son arrivée en salle de conférence de presse, seulement occupée par une trentaine de journalistes. Accompagné par son homologue égyptien Ahmed Gheit, Bernard Kouchner a prié la presse de relever les points positifs d'une déclaration qu'il a qualifié d'historique et qui fait de trois grands chantiers que sont le dialogue politique et de sécurité, la sécurité maritime et la coopération sociale humaine et culturelle, les priorités de l'union concernant l'année 2009. Par ailleurs, les ministres ont décidé de planifier 15 évènements durant l'année à venir.
Afin d'assurer la sécurité maritime en Méditerranée, les 43 ministres présents se sont accordés pour annoncer la création d'un centre de coordination de la lutte anti-drogue et de l'organisation en 2009 par l'Italie d'un forum des services maritimes afin de partager des expériences. Sur le plan énergétique, la coopération avec le Maghreb sera renforcée précise la déclaration commune. Par ailleurs, les états membres de l'UPM ont fait part clairement de leur désir de créer une zone euro-méditerranéenne de libre échange, soulignant les progrès réalisés quand à la libéralisation des échanges agricoles.
Les ministres ont passé en revue les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des projets prioritaires sélectionnés (...) dans la déclaration de Paris précise le déclaration commune, qui prend note des bons résultats obtenus en terme d'énergies alternatives ainsi qu'au niveau de l'éducation avec la création en Slovénie d'une université euro-méditerranéenne, et qui sera bientôt suivie par le Maroc qui inaugurera prochainement une succursale de cet établissement à Fes.
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05 novembre 2008
Historique !

Barack Obama a été élu 44ème président des Etats-Unis d'Amérique, cette nuit, remportant par ailleurs une victoire éclatante, d'autant plus légitime qu'une participation exceptionelle a été observé (plus de 66%, soit le meilleur taux de l'histoire). A ce moment de l'Histoire, le changement est arrivé aux Etats-Unis a déclaré le candidat démocrate à l'attention d'une foule gigantesque d'un million de partisans réunie au jardin public de Grant Park à Chicago.
John McCain a immédiatement reconnu sa défaite dans son fief de Phoenix, 20 minutes suivant l'annonce des grandes chaînes télévisés de la victoire de son adversaire. J'ai appelé le sénateur Obama pour le féliciter a précisé le sénateur de l'Arizona. Je reconnais la signification particulière qu'elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir a quand elle affirmé Sarah Palin à propos d'une élection historique.
En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain a quand à lui estimé Nicolas Sarkozy dans un communiqué adressé à Barack Obama. Le président sortant, George W.Bush a lui adressé un message chaleureux au président nouvellement élu dans lequel il promet que la transition se passera en douceur. Vous êtes sur le point d'entreprendre l'un des plus grands voyages de votre vie.
Barack Obama est donc élu avec une marge incontestable de 364 délégués contre 155 pour John McCain, parvenant ainsi à remporter une victoire éclatante et surprenante en Floride (62%-37%), dans le bastion républican depuis 1964 de Virgine (52%-48%), dans le Colorado (54-45) et dans le Nouveau Mexique (55-44) ainsi qu'en Pennsylvanie (55-45), où McCain avait concentré ses dernières forces.
John McCain lui, est parvenu à conserver son fief personnel mais menacé à en croire les derniers sondages d'Arizona (54-45), du Texas (55-44) mais a échoué dans l'Ohio (48-50), où une victoire lui était indispensable pour espérer remporter l'election (voir la carte électorale).
Le Nevada, le Wyoming, la Floride, le Nouveau-Mexique, l'Ohio, la Virgine et l'Iowa ont basculé dans le camp démocrate, alors qu'aucun état n'a basculé dans le giron républicain.
Cette victoire s'est obtenue des suites d'un combat lancé en 2004, date où Barack Obama prononca à la tribune de la convention démocrate son célébre discours The Audacity of Hope (L'audace de l'espoir), où le jeune sénateur de l'Illinois, en évoquant dramatiquement le rêve américain, se revela aux yeux d'un peuple américain qui le hissera quatre ans plus tard à la Maison Blanche.
Cette victoire, Barack Obama la doit à sa capacité à mobiliser les foules, notamment une certaine population qui n'avait jamais voté auparavant. Les huit dernières années dramatiques de la présidence Bush ont bien entendu pesé dans la balance, et bien qu'ayant ménagé tous ses efforts pour éviter cela, McCain n'a pu détacher sa candidature du bilan Bush / Cheney.
L'âge du candidat républicain n'a pas non plus joué en sa faveur face à la jeunesse et l'insolente forme de Barack Obama, d'autant plus que son décès aurait fait de Sarah Palin la présidente des Etats-Unis, une perspective que beaucoup d'américains jugeaient plus qu'inquiétante.
Enfin, le statut de héros de guerre et d'icône nationale de McCain, qui avait joué dans sa désignation comme candidat républicain, ne s'est pas prolongé jusqu'au bout de la campagne, d'autant plus que la crise financière est très rapidement devenue la première préoccupation des américains, bien devant la guerre en Irak.
En savoir plus
Vidéo du discours de Barack Obama
Carte finale des résultats par états
Le Monde : Barack Obama élu président des Etats-Unis
Le Figaro : Mr President !
EDITION : Cet article a été repris par Yahoo.fr, vous pouvez le consulter sur l'adresse suivante (http://fr.news.yahoo.com/13/20081105/tot-just-incredible-...) ainsi que sur Agoravox (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46774)
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22 octobre 2008
Le chemin de croix de John McCain
Bien que l'écart qui le sépare de Barack Obama se soit très légèrement réduit, médias et chroniqueurs s'accordent pour dire que les chances de victoire de John McCain sont désormais quasiment nulles. Pour Jonathan Mann, journaliste à la CNN, il semble bien que le Démocrate Barack Obama ait bouclé la boucle. Son avance est manifeste, elle ne cesse d'augmenter. Mais en dépis de nombreux sondages prêtant au pessimisme, les partisans du candidat républicain ne s'avouent pas vaincus et John McCain le premier. On m'a mis sur la touche tant de fois aime-t-il rappeler avant d'assurer qu'iladore être dans la position de celui qu'on ne donne pas favori. Malgré ces déclarations entoushiastes, John Mc Cain ne peut nier que ces quinze derniers jours de campagne s'apparentent à un chemin de croix. Tout ce qui pourrait jouer contre Mc Cain jouera contre lui souligne très justement le sénateur républicain John Danforth. Les médias comme l'actualité ne laissent en effet aucune chance à John McCain de combler son retard. Dernière polémique en date, le parti républicain aurait délivré à Sarah Palin une enveloppe de 150 000 dollars afin d'assurer tous les besoins de la colistière de John McCain en maquillage et vêtements. Incorrigible gaffeuse, Sarah Palin s'est défendu de cette accusation très maladroitement en affirmant qu'avec toutes les questions importantes auxquelles le pays est confronté, il est incroyable que nous passions du temps à parler de pantalons et de blouses. Pas sur que cette remarque ait entoushiasmé les petits donateurs républicains...
Les derniers sondages état par état se sont pas moins rassurants pour John McCain puisque même si l'ensemble des électeurs incédis accorderaient leur vote au sénateur républicain, Obama atteindrait néanmoins la barre fatidique des 270 grands électeurs. A titre de comparaison, il y a quatre ans à la même période, l'avance que comptait John Kerry (finalement battu) sur Georges W.Bush était nettement inférieure (292 voix contre 247). De plus, une tendance favorable à Obama (49,2% contre 46%) est observé dans certains étâts clés tels la Floride qui n'était plus passée en main démocrate depuis plus de 12 ans. En Caroline du Nord, étât où jamais un candidat démocrate ne l'a emporté depuis 32 ans, Obama bénéficie aussi d'une courte avance (47,3% contre 46,0%).
Enfin, McCain n'a pa su ou pu incarner ce bon vieux rêve Américain dont Obama s'est fait l'icône. Son âge, sa forme physique, ses déclarations pro-guerres et son incarnation de l'Amérique Profonde ne lui ont pas permis de contrer le formidable élan qu'a provoqué la candidature d'Obama. Le choix de sa colistière a aussi pesé dans la balance, ses multiples gaffes, son ignorance et son inexpérience ont rappelé que McCain n'avait plus 20 ans et que son éventuel décès propulserait à la tête de la première puissance mondiale une femme aux idées arrêtées et profondèment archaïques.
Alors qu'en 2004, la défaite surprise de John Kerry avait été attribué aux craintes terroristes suite à un message de menace d'Oussama Ben Laden quatre jours précédent les élections, Al-Quaïda a publiquement apporté son soutien à John McCain afin qu'il poursuive la marche d'échec de son prédécesseur, Bush. Le message, diffusé sur un site internet privé comporte d'autres déclarations telles que Si Al-Qaïda lance une grande opération contre les intérêts américains, cet acte sera un soutien apporté à McCain parce que cela incitera les Américains à voter pour McCain afin qu'il se venge d'Al-Qaïda; Al-Qaïda pourra alors clamer sa victoire dans sa quête pour ruiner l'Amérique. Il n'empêche que cette déclaration n'a que très peu de risques de perturber la donne. Réponse le 4 Novembre.
18:43 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17 octobre 2008
Joe le vrai-faux plombier anime la campagne Américaine
La polémique autour de Bob Le Plombier ne cesse d'enfler et se retourne désormais contre John McCain qui l'avait paradoxalement hissé sur le devant de la scène en citant son nom à plus de vingt reprises lors du débat de mardi qui l'opposait à Barack Obama. Ce trentenaire originaire de l'Ohio avait interpellé le candidat démocrate lors d'un de ses déplacements en l'interrogeant sur son programme fiscal, estimant qu'il allait défavoriser les entrepreneurs tels que lui. J'envisage d'acheter une entreprise qui fait 250 000 à 280 000 dollars de chiffre d'affaires. Votre programme fiscal va me taxer davantage, n'est-ce pas ? avait-t-il déclaré. De ce fait, John McCain n'a pas manqué d'exploiter l'occasion rêvée de tacler Barack Obama lors du débat de mardi dernier faisant de "Joe le Plombier" l'icône des petits entrepreneurs Américains. Joe, non seulement, je vais vous aider à acheter cette affaire pour laquelle vous avez travaillé toute votre vie, mais je vais maintenir vos impôts à un niveau bas et vous fournir une assurance-maladie abordable pour vous et vos employés. Joe, vous êtes riche. Félicitations avait solennement déclaré le candidat républicain, mal en point dans les sondages.
Seulement, le beau symbole érigé par John McCain a pris l'eau puisque non seulement Joe le Plombier ne possède pas de licence pour exercer ce métier et n'a jamais suivi la moindre formation en plomberie, mais il est surtout un fervent militant du Parti Républicain ! Par ailleurs, le "porte-drapeau des entrepeneurs" a vu ses biens être hypothéqués par le Trésor du fait qu'il n'aurait pas réglé la totalité de ses impôts. La supercherie est d'autant plus grossière que les déclarations qu'il avait adressé à Barack Obama sont entièrement falsifiées; le chiffre de l'affaire de l'entreprise qu'il souhaite racheter n'est non pas de 250.000 mais de 40.000$ et, en cas d'élection de M.Obama, il bénéficierait alors de baisses d'impôts.
20:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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19 juillet 2008
Barack Obama entame sa tournée mondiale
Afin de se donner une crédibilité sur la scène internationale, Barack Obama entame actuellement une tournée internationale ponctuée par plusieurs visites de grande ampleur, notamment en Irak, en Afganhistan ainsi qu'à Paris.
Adulé sur le continent Européen, Obama s'y rendra dès jeudi, avec au programme, des visites à Berlin, Londres et Paris, où il sera reçu vendredi par Nicolas Sarkozy ainsi qu'une délégation socialiste.
Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis a introduit cette grande tournée internationale par un voyage suprise (raisons de sécurité) aujourd'hui en Afghanistan, où il a fait part de son souhait d'engager 10.000 soldats supplémentaires afin de donner un nouveau souffle à la lutte contre les talibans.
Obama est par ailleurs attendu demain en Jordanie, avant de décoller en destination d'Israël et de la Cisjordanie mardi et mercredi. Il devrait par ailleurs effectuer une visite surprise en Irak, dont les dates n'ont pas été communiquées pour des raisons de sécurité.
Cette grande tournée mondiale sera l'occasion pour Barack Obama de prouver ses compétences en terme de politique étrangère, un thème de campagne qui lui fait défaut puisqu'alors que 80% des américains estiment que McCain a les qualités pour assurer la sécurité des Etats-Unis, seuls 55% sont du même avis à propos de Barack Obama. Un sujet embarassant donc, d'autant plus que le thème de la sécurité est le seul parmi tant d'autres où McCain devance son rival démocrate, alors qu'Obama ne compte que cinq points d'avance sur le vétéran du Vietnam selon le dernier sondage de la CNN (50% pour Obama, 45% pour McCain). Des sondages qui placent tous, sans exception, Obama en tête mais qui ne sont pas si excellents au vu du mécontentement des Américains vis à vis de Georges W.Bush et de sa politique. Le président réelu en 2004, avec moins de 26% d'opinions favorables est devenu en juin dernier le président le plus impopulaire de l'histoire des Etats-Unis depuis Richard Nixon et le scandale du Watergate.
Il faut dire que McCain bénéficie d'un passé politique marqué par son opposition à Georges W.Bush lors des primaires républicaines en 2000 qui l'opposaient à l'actuel président Américain; des primaires lors desquelles le Sénateur de l'Arizona n'hésitait pas à se comparer à Luke Skywalker menant un combat contre les forces du mal incarnées par Georges W.Bush. Cette opposition à Georges W.Bush lui permet donc de ne pas être assimilé à la politique menée par ce dernier.
Cependant, Mc Cain ne bénéficie pas de la même médiatisation dont Barack Obama jouit depuis son intronisation comme candidat démocrate à la Maison Blanche puisque 114 minutes d'antenne ont été accordées au sénateur de l'Illinois contre moins de 48 pour le candidat républicain qui réalise une campagne atone, après ne pas avoir su profiter de l'avantage temporel que lui avait acordé la tardive intronisation de Barack Obama.
19:38 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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