29 juin 2008
Mugabe réelu à la présidence du zimbabwe
Le chef d'étât zimbabwéen Robert Mugabe devrait voir proclamée sa victoire au second tour des élections présidentielles, après un premier tour très médiatisé où le "père de l'indépendance" avait été devancé par le chef de l'opposition Morgan Tsvangirai.
Ce second tour, dont l'organisation fut extrêmement complexe, aboutira par une victoire de Robert Mugabe, Morgan Tsvangirai, bien que restant officiellement dans la course (des bulletins à son nom étaient disponibles) avait annoncé son retrait pour ne faire risquer aux habitants du pays leur vie, comme 90 personnes qui seraient décédés dans des affrontements politiques depuis le premier tour des élections.
L'Union Européenne et les Etats-Unis ont qualifié ce scrutin de farce, de simulacre mais encore d'imposture, tandis que le G8 a accepté la proposition de M.Tsvangirai de réfuter des résultats qui seront connus dans la matinée, et qui seront immédiatement suivis par la cérémonie d'intronisation de Mugabe. L'ONU, elle, n'a pu faire entendre sa voix étant donné que l'Afrique du Sud s'est opposée à toute sanction contre le Zimbabwe.
Qui est Robert Mugabe ?
Robert Mugabe fut l'un des leaders du mouvement politique Zimbabwe African Peoples Union, militant pour la cause de l'indépendance de la Rhodésie du Sud ex-Zimbabwe, alors aux mains de gouvernements dits blancs. Incarcéré dix années de sa vie, il se réfugie à sa sortie au Mozambique où il prend la tête d'une guérilla visant à renverser le régime de son pays. En Avril 1980, Mugabe devient premier ministre puis, président, où il rebaptise les villes de son pays et abolit le quota de blancs présents dans le Parlement. Dès 1987, sa fonction prend des airs dictatorials, il supprime ainsi le poste de premier ministre. En 1990, il instaure son parti comme parti unique du pays. Depuis, la situation du Zimbabwe ne fait que se dégrader : 4 adultes sur 5 sont au chômage, l'inflation frôle les 170 000%, les pénuries alimentaires sont fréquentes et l'espérance de vie n'est plus que de 36 ans.
12:27 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Zimbabwe, Politique, Actualité, Mugabe, elections, Afrique, Union Européenne
25 février 2008
USA08 - Episode XXII : Ralph Nader perturbe le clan démocrate
A 74 Ans, Ralph Nader brigue à nouveau la Maison Blanche et se présente en tant que candidat indépendant, un coup dur pour le clan démocrate qui voit compromis son accès à la tête des USA après huit ans de politique républicaine.
Défenseur des consomateurs et fervent opposant au régime des deux partis, Ralph Nader, diplômé d'Harvard, a annoncé sa quatrième candidature lors d'un entretien diffusé sur NBC où celui qui avait été jugé responsable de la défaite d'Al Gore en 2004 n'a cessé de critiquer un pouvoir américain qu'il juge contrôlé par les lobbyistes et les grands patrons.
Peu ambitieux et sans véritable évolution de programme depuis 2004, Ralph Nader peut cependant avantager John McCain en novembre prochain en s'adjugant les suffrages démocrates, ce qui avait conduit à la défaite d'Al Gore en 2000.
Un comble pour Nader qui s'avère très critique envers McCain, qu'il accuse de vouloir mener une guerre perpétuelle en Irak selon Charlotte Lepri chercheur à l’IRIS qui témoignait pour le Figaro.
Ralph Nader, déjà candidat à trois reprises sous deux étiquettes, celle du Green Party en 1996 et en 2000 puis sous celle des indépendants en 2004 a vu d'échéances en échéances ses performances électorales variées considérablement. En 1996 il ne rassemble que 0,7% des suffrages, il en récoltera près de quatre fois plus en 2000 avec 2,7% avant de plonger en 2004 où il ne récoltera que 0,38% des suffrages.
22:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, élections, obama, clinton, primaire, USA
12 décembre 2007
L'image d'une Russie apaisée avec Medvedev
Tout juste désigné par Vladimir Poutine comme candidat représentant du Kremlin pour les présidentielles de mars prochain, Dmitri Medvedev est déjà à la une de tous les médias russes qui décrivent l'actuel vice-premier ministre chargé de la mise en œuvre des projets nationaux comme un homme libéral et ouvert qui rompt ainsi avec l'image militaire affichée par Vladimir Poutine et sa garde rapprochée. Représentant du Kremlin aux présidentielles, Medvedev est quasiment assuré de succèder à Vladimir Poutine à qui il a immédiatement proposé le poste de premier ministre une fois son élection officialisée. Cet homme, qui n'est pas issu ni du KGB ni du moindre service secret a cotoyé Vladimir Poutine dès 1990 où il travaillait à la mairie de Saint-Petersbourg au comité des relations extérieures. Principal gérant de la campagne d'élection de l'actuel président Russe, Medvedev gravira les échelons un par un pour arriver en 2000 dans le comité de direction de Gazprom, (dont le PDG et opposant politique à Poutine, Khodorkovsk, sera plongé dans une affaire de malversations financières dans lesquels il n'aurait certainement pas trempé).
Leader de ce que l'on appelle l'aile libérale du Kremlin, Medvedev marque par son passé politique une rupture à la Russie sécuritaire et militaire portée par Vladimir Poutine. La preuve par les faits, il silonne la Russie depuis deux ans pour appliquer dans le grand pays le plan d'action nationale de Poutine pour réhausser le niveau de santé et d'éducation des 143 Millions de la Russe. Une institutrice témoigne dans le journal Le Monde, où Medvedev a installé Internet dans un certain nombre d'écoles primaire.
En insérant Medvedev à la tête du Kremlin, Poutine souhaite ainsi compenser sa personalité omniprésente et militaire par un président discret, libéral et ouvert. Le duo parfait ?
15:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, elections, Russie, LIBERTÉ D'EXPRESSION
01 octobre 2007
Sarkozy offre Neuilly à Martinon
C'est sous les applaudissements que Nicolas Sarkozy a effectué hier soir son retour à Neuilly-sur-Seine pour présenter aux millitants UMP de la ville, son digne successeur, l'homme qui briguera la mairie de Neuilly lors des prochaines municipales : David Martinon. Le porte parole général de l'Elysée a su mais surtout pu effacer son adversaire indirect, Arnaud Teullé qui tout comme lui ambitionnait de devenir tête de liste lors des municipales. Arnaud Teullé, adjoint au maire actuel a trouvé un accord avec M.Sarkozy et M.Martinon; et devient numéro deux de la liste UMP, menée par David Martinon. Nicolas Sarkozy, en déplacement hier à la Mairie de Neuilly a tenté d'apaiser les esprits en estimant que les deux hommes vont faire une équipe formidable . Malheuresement, dès le départ du président effectué, les millitants UMP se sont contentés d'applaudir M.Teullé et de siffler M.Martinon, le traitant de "parachuté". La tâche s'avère donc ardue pour le jeune porte-parole de l'Elysée...
18:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, sarkozy, france, Démocratie, elections, PS
29 juin 2007
Le vrai et faux de Le Pen


17:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, sarkozy, justice, 2007, elections, election
26 juin 2007
Delanoë réfléchit à une dernière candidature
Revigoré par le succès des socialistes à Paris lors des législatives, Bertrand Delanoë a annoncé hier qu'il réfléchirait cet été à une dernière candidature à la Mairie de Paris. Menacé par la très populaire Françoise de Panafieu, élue dès le premier tour dans la 16ème circonscription de Paris avec un score record de 64,68%, Bertrand Delanoë peut cependant s'appuyer sur un bilan remarquable, très populaire auprès des Parisiens (Construction d'un tramway sur les boulevards des Maréchaux, Augmentation du nombre de pistes cyclables, Aménagement d'une crèche au sein même de l'hôtel de ville dans les anciens appartements privés, ) mais ses mesures anti-classes aisés (Suppression de l'Allocation Paris Petite Enfance aux ménages de la classe moyenne et supérieure allocataires de la PAJE) pourraient le mettre en danger au profit de François de Panafieu.
Conscient d'un risque de défaite important, Betrand Delanoë n'exclut pas une alliance avec le Mouvement Démocrate qui a réalisé à Paris un score presque deux fois supérieur à sa moyenne nationale. Je réagirai aux positions qu'ils adopteront sur les grands dossiers de la capitale a-t-il expliqué. Suite aux déclarations du maire de la capitale,le président du groupe MoDem au Conseil de Paris, Didier Bariani a immédiatement déclaré qu'il n'est pas concevable de faire une alliance à la petite fortune du pot, selon les arrondissements. Un accord vaut partout ou nulle part. Bertrand Delanoë annoncera son hypotétique candidature en septembre quand à sa rivale Françoise de Panafieu, elle présentera son projet pour la capitale cet été.
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