08 septembre 2009
Hervé Morin a un coup à jouer
Les deuxièmes universités d'été du Nouveau Centre, qui se sont tenues à Agen, ont clairement marquées une rupture dans la ligne politique du jeune mouvement. Dans son discours de clôture, le président-fondateur Hervé Morin a effectivement formulé, certes de manière implicite, le souhait de s'émanciper de la tutelle de l'UMP , évoquant une candidature indépendante aux élections présidentielles 2012 et la réappropriation du sigle UDF. Le moment semble en effet opportun pour les anciens alliés de Français Bayrou d'assurer leur autonomie car les évènements qui leur sont leurs aujourd'hui donnés d'exploiter risquent de ne plus se présenter d'ici les échéances présidentielles de 2012.
Tout d'abord, François Bayrou ne cache plus sa volonté de tendre la main au Parti Socialiste, un virage à gauche que peinent à comprendre les chrétiens-démocrates et libéraux de l'ex-UDF. Ce créneau politique reste donc vacant et le Nouveau Centre dispose d'arguments de poids pour s'en constituer une base électorale solide : la relative solitude de François Bayrou ne pèse pas lourd face au réseau d'élus et de personnalités dont dispose Le Nouveau Centre. Son président, le ministre de la défense Hervé Morin, n'a d'ailleurs plus grand chose à envier à François Bayrou en terme de légitimité d'action...
En outre, l'intégration du MPF de Philippe de Villiers et de CPNT de Frédéric Nihous au comité de liaison de la Majorité Présidentielle peut doublement nourrir les aspirations du Nouveau Centre : elle peut faire office de prétexte à des distorsions de plus en plus fréquentes avec l'UMP et peut également permettre au Nouveau Centre d'opérer une OPA sur les électeurs de centre-droit, qui, faute d'alternatives crédibles, se sont réfugiés à contre-coeur dans le sarkozysme : ils sont effectivement peu nombreux à prendre fait et cause au rapprochement avec la droite nationale.
Cependant, si le Nouveau Centre souhaite s'arroger un monopole au centre et particulièrement au centre droit, il devra s'atteler à vaincre l'image d'aspotats qui colle à la peau des Morin, Lagarde, Sauvadet, Létard, Lachaud et j'en passe. Difficile, effectivement, de justifier un schisme avec un mouvement que l'on a soutenu à corps perdu trois ans durant : Hervé Morin pourra néanmoins s'appuyer sur les multiples amendements déposés par les députés du Nouveau Centre a l'Assemblée, seuls à témoigner des divergences entre le parti de la majorité et son subordonné centriste.
En somme, le Nouveau Centre a tout à fait sa place sur l'échiquier politique français, et cela même en s'émancipant de la tutelle de l'UMP : l'électorat du centre-droit peine à trouver chaussure à son pied d'autant plus que François Bayrou ne présente désormais aucun complexe à se revendiquer du centre gauche. Le Nouveau Centre peut également espérer rogner l'électorat libéral de l'UMP, qui peine à digérer le rapprochement du MPF à la Majorité Présidentielle et, pour une minorité non négligeable, la gestion très keynésienne de la crise du président Sarkozy. Hervé Morin a donc toutes les cartes en main pour briguer la présidence de la république...Ne lui reste plus qu'à jouer...
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16 mars 2009
La réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN en quatre questions
Nicolas Sarkozy a officialisé mercredi, dans le cadre d'une intervention à l'école militaire de Paris, la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, 43 ans après son retrait, initié par Charles de Gaulle. Vivement contestée, dans les rangs de l'opposition comme au sein de la majorité (Dominique de Villepin en première ligne), cette décision sera effective le 3 mars prochain, lors du 60ème anniversaire de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord qui se déroulera à Strasbourg et à Kehl, sur la frontière franco-allemande. La réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, amorcée par l'action de Jacques Chirac et de François Mitterrand, s'apparente-t-elle à un changement de cap majeur dans l'histoire diplomatique de la France où a une simple formalité sans conséquences majeures ? Éléments de réponses.
Comment fonctionne l'OTAN ?
L'OTAN, Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, fut fondée en 1949 par les États-Unis, le Canada, la France, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l’Islande, le Danemark, le Luxembourg, le Portugal , le Royaume-Uni et la Norvège. La première mission de cette organisation, qui regroupait les alliés du bloc occidental, fut d'assurer le sécurité de l'"ouest" face à l'URSS, et d'agir en parallèle de l'ONU, dont la mission était entravée par les multiples vetos émis par les soviétiques, dès que les Etats-Unis se montraient favorables à un texte.
Les décisions politiques sont prises à l'unanimité par le Conseil de l'Atlantique Nord, composé de représentants des 26 états membres, et qui constitue l'organe de décision majeur de l'organisation. Le Conseil de l'Atlantique Nord se réunit plus d'une fois par semaine, où les états membres sont représentés par des ambassadeurs permanents. Une session bi-annuelle en présence des ministres de la défense des 26 états membres est convoquée, tandis que les chefs d'état sont présents lors de conseils extraordinaires.
Le commandement militaire de l'OTAN est l'organe stratégique de l'organisation, qui gère l'aspect purement militaire, c'est lui qui définit la stratégie des troupes sur le terrain. Jusqu'en 2003, l'Europe et l'Amérique du Nord assuraient la gestion de leurs commandements militaires respectifs, et cela avant qu'un commandement militaire unique n'ait été mis en place la même année. Le commandement militaire de l'OTAN comporte trois branches majeures : la première, le comité militaire, est la matière grise de l'OTAN, elle se charge ainsi de communiquer aux commandements ses recommandations politiques et militaires. La deuxième, le commandement allié opérations, est chargée de veiller au bon déroulement des opérations. Enfin, la troisième, le commandement allié transformation a pour mission d'assurer le développement des capacités militaires des 26 états membres, et d'assurer la modernisation de leurs systèmes de défense.
Quel est le rôle de la France dans l'OTAN ?
Pays fondateur de l'OTAN, la France est un membre historique du conseil de l'Atlantique Nord. Elle a cependant quitté le commandement militaire en 1966, sous l'impulsion du général de Gaulle. Ce dernier souhaitait ainsi que la France recouvre l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entravée par la présence permanente d'éléments militaires alliés. On recensait effectivement à l'époque plus de 29 bases américaines (sous l'égide de l'OTAN) sur le territoire français, soit une communauté de 100 000 personnes. Le départ de ces derniers a entraîné une baisse conséquente de l'activité économique dans les villes où étaient installées les bases de l'OTAN (Tours, Laon, Orléans, La Rochelle etc...), plus de 18 000 emplois avaient effectivement été supprimés pour des raisons directement liées au départ des troupes.
En 1966, lorsque le Général de Gaulle fit part à son homologue américain Lyndon Johnson, de sa volonté de quitter le commandement militaire de l'OTAN, cette décision fut interprétée comme un premier pas vers une sortie définitive de l'organisation. La décision du Général en 1966 avait effectivement d'ores et déjà été balisée et préparée, la marine française ayant quitté l'égide de l'OTAN en 1964 et le stockage d'armes atomiques américaines sous le sol français ayant été suspendu en 1962. L'ensemble des observateurs nationaux s'accordaient donc à penser que le Général de Gaulle officialisait la sortie de la France de l'OTAN petits pas à petits pas.
Mais contrairement au souhait implicite qu'avait émis le général de Gaulle, la France n'affirmera pas son indépendance vis à vis à l'OTAN, bien au contraire puisque c'est un rapprochement qu'opéreront les successeurs de Charles de Gaulle. François Mitterrand avait ainsi engagé, et cela pour la première fois depuis 1966, des troupes françaises sous l'égide de l'OTAN lors d'une opération de maintien de la paix en Bosnie, entamant ainsi des négociations en vue d'un retour dans le commandement militaire de l'organisation. L'ancien chef d'état major Jacques Lanxade confit la semaine dernière au quotidien Le Figaro que Mitterrand a accepté, bien malgré lui, de se rapprocher du commandement intégré, parce qu'on ne pouvait pas engager nos forces dans le cadre de l'Alliance sans être impliqués dans la planification.
Jacques Chirac lui, ira plus loin en vue d'une réintégration dans le commandement militaire. Il participe en effet à l'ensemble des opérations de l'OTAN, exceptée celle en Irak, engageant ainsi 1774 soldats français au Kosovo et 2780 en Afghanistan. L'ancien président de la république aura énormément œuvré en faveur de la réintégration de la France dans l'OTAN, estimant que la construction de la défense européenne passerait inévitablement par le retour de la France dans le commandement militaire de l'OTAN. Il entame ainsi des négociations durant plus de deuxans, entre 1995 et 1997, qui butent cependant sur le refus américain d'accorder à un français un commandement régional.
Aujourd'hui, la France est un acteur clé de l'organisation. Elle est la quatrième force militaire en termes de soldats déployés sous l'égide de l'OTAN et contribue à 7,3% du budget de l'organisation, ce qui fait d'elle le cinquième contributeur financier de l'organisation (derrière l'Italie - 7,67%, le Royaume-Uni - 11%, l'Allemagne - 19,2% et les Etats-Unis - 25,9%)
Quels sont les arguments de Nicolas Sarkozy ?
Le rapprochement avec l'Otan conforte notre indépendance nationale estime Nicolas Sarkozy, qui juge malsain d'engager la vie de nos soldats sur le terrain sans que la France ne soit en mesure d'influer sur les décisions stratégiques de l'OTAN. Le président de la république a par ailleurs estimé que la France doit co-diriger plutôt que subir, en assurant que ceux qui prétendent que notre indépendance serait en question trompent les Français.
Le député UMP Axel Poniatowski a lui aussi rappelé que l'indépendance de l'armée française restait intacte, démentant les critiques qui dénoncent un alignement sur les Etats-Unis, rappelant que l'Allemagne en Irak et la Grèce au Kosovo, bien qu'étant membres de l'OTAN n'avaient pas pris part à ces opérations. Le député Pierre Lelouche a lui estimé que cela fait vingt ans que la France se rapproche de manière rampantede l'OTAN et que de ce fait, le président a raison de mettre fin à un tabou et une hypocrisie. D'autres voix se sont élevées pour saluer cette décision, qui permettrait à la France d'influer sur les décisions stratégiques de l'organisation. Le commandement allié opération pourrait par ailleurs être assuré par un français.
Tout comme Jacques Chirac en son temps, Nicolas Sarkozy estime que le développement du projet d'une défense européenne passe inévitablement par une réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN. Le président de la république française estime ainsi revenir à la situation de 2003, avec deux commandements militaires (un nord-américain et un européen). Enfin, la notion d'alignement sur les Etats-Unis est entièrement écartée par le gouvernement, qui rappelle que le situation géopolitique a profondément évolué depuis 1990, et que certains anciens satellites de l'URSS ont d'ores et déjà rejoints l'OTAN.
Qui s'oppose à cette réintégration ?
La majorité de la classe politique française a émis de vives critiques à l'égard de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, avec en première ligne le Parti Socialiste, dont la première secrétaire Martine Aubry a estimé que rien aujourd'hui ne justifie de rentrer dans le commandement militaire de l'Otan. Il n'y a pas d'urgence ni de raison fondamentale, si ce n'est un atlantisme qui devient une idéologie. L'opposition du PS à la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN conserve une part d'insolite, tant l'opposition menée par François Mitterrand et l'ensemble de la classe socialiste contre la décision du général de Gaulle avait été virulente. Mitterrand avait alors fustigé. à la tribune de l'Assemblée Nationale la volonté d'isolement fondée sur l'idée que le nationalisme est la vérité de notre temps..
Au centre, François Bayrou a rappelé que pendant des décennies, nous avions construit marque d'indépendance. Nous étions des alliés fiables et fidèles mais nous avions cette part de liberté. Aujourd'hui, en 2009, je considère que nous allons nous priver d'une (..) des seules cartes que nous avions dans notre jeu pour être autre chose qu'alignés à l'intérieur d'un ensemble occidental dont on a vu les bêtises qu'il pouvait faire. Même au sein de la majorité présidentielle certaines réserves ont été émises, les anciens premiers ministres Alain Juppé et Dominique de Villepin ont tout deux rendus publics leurs désaccords, le premier a estimé que je ne suis pas sur que cela soit le bon moment tandis que le deuxième a déclaré que nous avons besoin d'expression forte et indépendante sur la scène internationale. La France est médiatrice entre l'Est et l'Ouest, médiatrice entre le Nord et le Sud, donc défendons cette voix originale.
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31 mai 2007
Mission Législatives !
A moins de 11 jours du premier tour des échéances législatives ces derniers jours de campagne sont riches en rebondissements et en surprises en dépit de la victoire colosalle de l'UMP annoncée.e Mais outre le score presque connu d'avance quelques évènements peu évoqués dans les médias ont bousculé le trombinoscope des candidatures dans certaines circonscriptions ! Best-of de certains évènements peu connus de la campagne !
Corinne Lepage s'allie avec le MoDem et espère décrocher un siège
Corinne Lepage et son mouvement CAP 21 qui avait jeté l'éponge lors de la course aux présidentielles pour ralier par la suite François Bayrou a annoncé que son jeune mouvement écologiste établirait des alliances avec le Mouvement Démocrate dés le 10 Juin, date du premier tour des échéances législatives. En effet, l'ex-ministre de l'environnement a annoncé sur le site du parti que CAP 21 présentera des candidats dans plusieurs circoncritions avec la bannière Mouvement Démocrate pour ainsi espérer obtenir un siège à l'assemblée nationale. Ces 25 candidats sont dispersés sur tout le territoire national ainsi qu'en outre-mer dans des circonscriptions où ils seront bien évidemment étiquetés MoDem. Dans le Rhône, seul Blandine Martin porte sa candidature sur la 11ème circonscription. Ces candidats, rénovateurs et rassembleurs, s'inscriront dans une démarche constructive et positive au service de l'intérêt général explique Corinne Lepage.
Le Parti Humaniste : faut-il en rire ou en pleurer ?
Un parti : 75 candidats aux législatives très mal répartis sur le territoire et quasiment tous axés sur l'Ile de France et une histoire sordide de bulletins de vote téléchargables qui ne prédisent pas un grand avenir pour ce jeune parti qui décrit le Parti Socialiste comme une droite molle tandis que Nicolas Sarkozy a droit à l'appelation droite dure. Le Mouvement Humaniste rebatisé Parti Humaniste a été crée en 1984 simultanément dans une vingtaine de pays. Il place l'être humain comme valeur et préoccupation centrale, la non-discrimination, la non-violence active et la solidarité comme principes et méthodologie d'action. Une tendance politique qui se situe à l'extrême gauche et qui malgré un nombre important de candidats présentés (75) n'a pas l'argent pour se payer les bulletins de vote nécessaires ! Il faut donc télécharger les bulletins de vote Parti Humaniste sur le web (pour les télécharger cliquez ici) ! Une situation cocasse d'autant que les couches sociales subtiles de voter en faveur des candidats du PH ne possèdent malheuresement pas pour la plupart de connexion Internet. Hilarant ce parti humaniste !
VOUS VOULEZ CONNAITRE TOUS LES CANDIDATS DE VOTRE CIRCONSCRIPTION ?? C'EST ICI !
A noter : cet article est la 300ème note du Journal Lectumag !
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29 mai 2007
Un tsunami bleu...
Tous les quotidiens nationaux titraient au lendemain des élections législatives de juin 2002: la vague bleue à l'Assemblée. Avec 365 députés, le parti de Jacques Chirac raflait la majorité absolue malgré l'impopulaire nomination de Jean-Pierre Raffarin à Matignon. Tandis que le Parti Socialiste obtenait moins de 142 députés, l'UDF en possédait 26 et le PCF décrochait sur le fil 21 députés : un nombre qui permettait au mythique parti ouvrier d"obtenir un groupe parlementaire malgré le score lamentable de Robert Hue un mois auparavant. 5 ans plus tard, la vague bleue se reproduira certainement...Vague ? Ce mot est faible compte tenu de la victoire prédit de l'UMP qui devrait s'avèrer encore plus mémorable que celle de juin 2007... Les sondages prévoient plus de 400 sièges pour l'Union pour Un Mouvement Populaire. Un sondage Ipsos-dell à paraître jeudi dans le magazine "Le Point" risque de faire l'effet d'une bombe à retardement pour le PS qui ne sortira pas indemne d'une défaite si sévère... Petit tableau récapitulatif de ce sondage très détaillé...
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28 mai 2007
Le PS lance une campagne perdue d'avance...
DSK prévoit la défaite
C'est avec une honnête rarement enregistrée au Parti Socialiste que Dominique Strauss-Kahn a prévu la défaite du PS aux législatives prochaines tout en espérant qu'elle ne soi pas trop cuisante pour que le PS puisse se rénover. Des déclarations certainement gênantes pour Ségolène Royal qui refait son apparition avec un seul mot à la bouche pour les législatives : victoire !
Alliances avec le MoDem pour le second tour ?
La gauche ne sera pas majoritaire à l'Assemblée nationale a déclaré l'ancien ministre de l'économie en ajoutant avec une touche d'ouverture qu'au soir du premier tour, dans les circonscriptions où le candidat de gauche est éliminé, laissant face à face un UMP et un MoDem, nous réfléchirons, en fonction de la personnalité du candidat centriste, à un soutien du parti socialiste au candidat MoDem pour battre Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre de l'économie semble attaché à son projet de rénovation du Parti Socialiste en insistant sur cet évènement qu'il souhaite diriger et effectuer depuis le 6 Mai au soir suite à la défaite sévère de Ségolène Royal.
Ségolène et les éléphants au Zénith demain soir
Une Ségolène Royal qui justement commence royalement sa campagne législative avec pour seul objectif : la victoire ! Une victoire qui semble plus qu'improbable comme l'a souligné Dominique Strauss-Kahn dans une période où le nouveau président de la république vit son apogée politique. L'ex-candidate du PS lancera dés demain soir à 18h30 au Zénith la campagne législative du PS lors d'un grand meeting en compagnie d'un certain nombre des éléphants : François Hollande, Bertrand Delanoë, DSK et Laurent Fabius qui porte sa candidature dans le 4ème circonscription de la Seine-Maritime, une circonscription où Ségolène Royal avait obtenu plus de 56% des suffrages le 6 Mai dernier.
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10 mai 2007
François Bayrou lance le MD tandis que l'UMP déclare la guerre au centre
C'est au coeur d'un engouement médiatique dédié à Nicolas Sarkozy que François Bayrou a inauguré ce matin son nouveau parti, le Mouvement Démocrate. S'exprimant clairement François Bayrou a bien défini le rôle de cette nouvelle formation polilitique qui devrait regrouper plusieurs mouvements politiques ainsi que l'UDF qui ne trépasse pas en gardant un honorifique statut de subdivision du Mouvement Démocrate. Selon le troisième homme de la présidentielle, le Mouvement Démocrate resencerait plus de 23 000 demandes d'adhésions soit près de deux fois que le nombre actuel de millitants UDF...
Menacé dans sa propre circonscription par un candidat UMP lors des législatives et lâchement abandonné par ses propres députés, l'après-présidentielles est une véritable traversée du désert pour l'ancien leader de la vieille Union Pour la Démocratie Française. Mais la menace la plus inquiétante pour le jeune Mouvement Démocrate c'est l'UMP qui a décidé de tirer à boulets rouges sur l'UDF. En présentant des candidats dans les circonscriptions de François Bayrou et de Anne-Marie Comparini, la majorité de Nicolas Sarkozy a déclaré la guerre au centre... Une guerre qui risque de tourner à l'avantage du Président de la République selon un sondage qui révèle que le Mouvement Démocrate ne remporterait qu'une dizaine de sièges : un score insuffisant pour créer un groupe parlementaire...
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29 avril 2007
Le SPQR dénonce les pressions de Royal
Après avoir accusé Nicolas Sarkozy de pressions sur le SPQR (Syndicat Presse Quotidienne Régionale) pour empêcher le débat Royal/Bayrou, le président du SPQR Michel Comboul a dénoncé les pressions sur son syndicat de...la candidate socialiste ! En effet, Ségolène Royal avait proposé à M. Comboul de réaliser le débat Royal VS Bayrou lors d'une réunion avec la presse régionale, avant que le syndicat ne délaisse le projet pour manque d'organisation. Le PS avait alors immédiatement accusé Nicolas Sarkozy d'effectuer des pressions sur le SPQR. L'affaire n'avait pas pris suite jusqu'à aujourd'hui où Michel Comboul a dénoncé les pressions de Ségolène Royal.
Non, Mme Royal, il n'y a pas eu de pressions de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe et, aussi, par vous-même, à travers vos déclarations a déclaré le SPQR dans un communiqué.
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28 avril 2007
Royal et Bayrou marquent leurs convergences et leurs différences
Il aura finalement eu lieu. Le débat très controversé entre François Bayou et Ségolène Royal a finalement eu lieu ce matin en direct sur BFM-TV et RMC Info, il a duré plus de deux heures et les deux figures politiques ont exprimé leurs points de convergences notamment sur le domaine Institutionnel ainsi que leurs points de différences sur l'Economie et l'Etat ainsi que l'Europe.
Le ton fut donné dés le début de ce débat-dialogue : aucune consigne de vote ne sera donné par François Bayrou a la fin de sa rencontre avec la candidate socialiste. L'introduction du débat fut marqué par le cap centriste qu'a pris Ségolène Royal en déclarant que cet évènement souligne la modernisation de la vie politique pour changer de l'affrontement bloc contre bloc qui ne marche pas.
Les deux rivaux ont émergé une grande majorité de points communs lors de la partie des institutions, puisque tous deux sont d'accord pour la création d'une VIème république visant à interdire le cumul des mandats et interdisant aux députés de voter pour ou contre un loi si ils ne sont pas présents ce jour la à l'hémicycle.
Sur les domaines économiques et européens, Mme Royal et M. Bayrou ont exprimé leurs nettes divergences notamment sur un Salaire Minimum Européen aprouvé par Ségolène Royal pour relancer la machine économique des pays de l'est mais refusé par le président de l'UDF qui estime que ce SMIC Européen détruira les entreprises de ces pays.
Ce débat aura marqué la vie politique sous la Vème république mais n'avantage pas Ségolène Royal qui découvre ses nombreuses convergences avec François Bayrou outre sur le sujet des institutions de notre pays...
14:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Le Parti Démocrate de Bayrou existe déjà !
En guise de remplacement de l'UDF, François Bayrou a annoncé mercredi la création du Parti Démocrate... une annonce qui n'a pas entousiasmé Michel Grossman un certain président du Parti Démocrate Français....
En effet, Michel Grossman, retraité Cannois de 75 ans est un des fondateurs du Parti Démocrate Français, un mouvement politique méconnu datant de 1981 ! Avant d'annoncer le nom de ce nouveau parti, M. Bayrou aurait pu se renseigner. C'est comme si je me baptisais de votre nom. On n'est pas de la même famille, ça me choque, on n'a pas le droit grondait le fondateur du PDF.
Ce parti politique comporte des anciennes figures du MRG et de nombreux radicaux de gauche qui rêvaient selon M.Grossman de créer un parti démocrate à l'américaine. Toujours selon M. Grossman, le parti démocrate français aurait accueilli plus de 3300 adhérents ainsi que 400 élus. La petite formation politique aurait même présentée des candidats aux législatives de 1986 !! Le PDF votera pour M. Nicolas Sarkozy tout comme au premier tour, reprochant à M. Bayrou de ne pas choisir son camp.
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27 avril 2007
Royal et Bayrou débattront demain sur BFM et RMC
Malgré le refus de Canal+, le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura finalement lieu demain de 11 heures à 12heures 30 minutes. Il sera diffusé sur BFM TV et RMC en direct de l'hôtel de Westin à Paris et opposera la candidate socialiste au troisième homme éliminé dimanche dernier, François Bayrou.
Ségolène Royal avait déjà proposé au candidat de l'UDF un débat restranscrit dans la presse régionale, ces derniers ayants refusés pour manque d'organisation après la proposition innatendue de Mme Royal. La chaîne cryptée Canal+ avait par la suite repris l'idée, avant de finalement renoncer à ce projet au nom des temps de parole qui ne pouvaient être respectés sans la précense d'un responsable UMP.
Après maintes réflexions et possibilités, le débat Bayrou - Royal aura finalement lieu demain matin à 11heures, diffusé sur BFM -TV (chaîne du cable) et la radio RMC, il durera plus d'une heure et demie et permettra à ces deux leaders politiques de trouver ou non un chemin d'entente pour une éventuelle coalition.
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