22 novembre 2009

La Marseillaise, symbole contestable de notre identité nationale

1403955251-un-debat-sur-l-identite-nationale-ne-fait-pas-peur.jpgLe grand débat sur l'identité nationale, ouvert le 2 Novembre dernier par Eric Besson, suscite de vives réactions, en témoignent les nombreuses contributions postées sur le site internet : plus de 16 700 ont été publiées, auquelles s'ajoutent les contributions rejetées. Politiques, artistes, écrivains, philosophes, historiens et bien entendu, les internautes, se sont emparés du débat. Au-dela de notre incapacité collective à définir cette identité nationale, qui n'est plus qu'un mot, c'est l'élévation de notre hymne national La Marseillaise au statut de symbole de l'identité nationale française par une minorité non négligeable de contributions, qui s'avère problématique. Ainsi, le député UMP du Val d'Oise Yanick Paternotte estime que l’hymne national mérite le respect de tous les Français et de tous les étrangers résidant sur le territoire national. Quand à Eric Besson, il considère que l’ensemble des jeunes français devraient chanter au moins une fois par an, le cas échéant, après une séance pédagogique sur ce thème, l’hymne national. Même son de cloche pour Ségolène Royal, qui rappelle avoir souhaité faire chanter « la Marseillaise » dans ses meetings, souhaitant reconquérir ce symbole de la nation. Enfin, dans sa tribune publiée début novembre dans les colonnes du Monde, Manuel Valls assurait que nous aimons chanter La Marseillaise.

 

S'ajoute à ces contributions la polémique, en novembre dernier, suite à la décision de Brice Hortefeux (qui occupait alors le poste d'Eric Besson) de rendre obligatoire l'apprentissage de la Marseillaise aux candidats à la naturalisation française, alors que nombre de français ne connaissent guère que le premier rime du premier couplet. Cette volonté de sanctifier la Marseillaise, de lui échoir un statut de symbole, ne fait que suivre un processus engagé sous la mandature de Jacques Chirac. En 2003, un délit d'outrage à l'hymne national avait été institué, quand deux plus tard, François Fillon, alors ministre de l'éducation nationale, imposait l'apprentissage de la Marseillaise à tous les élèves de primaire.

 

Or, peut-on véritablement considérer comme symbole de la France un texte vilipendant les cohortes étrangères ? Comment un immigré pourrait-il respecter un texte pareil comme le souhaite M.Paternotte ? On peut également s'interroger sur l'extrait du premier refrain, qu'un sang impur n'abreuve nos sillons, ou l'étendart sanglant est levé. La Marseillaise n'est ni plus ni moins qu'un chant de guerre, composé pour motiver les troupes révolutionnaires face à la menace de la coalition européene. A l'heure de l'Union Européenne, il serait enfin temps de faire rimer notre hymne avec le siècle et l'époque dans lesquels nous vivons. Ce ne sans parler du sang impur, propos immonde à l'heure où la notion de race a été abolie. De fait, ne nous étonnons plus que la Marseillaise soit sifflée dans le cadre de rencontres sportives.

 

La Marseillaise n'est pas un symbole de notre identité nationale comme l'assure M.Paternotte. Nous n'aimons guère chanter ce chant raciste et guerrier comme l'affirme M.Valls. Nous n'avons pas à reconquérir cet hymne belliqueux comme nous invite à le faire Madame Royal. Et, en tant que collégien, si en conséquence de l'adoption du projet de loi d'Eric Besson je serai contraint de me lever et d'entonner la Marseille, je m'y refuserai. Cet hymne n'est que le vestige d'un passé peu reluisant, et à l'heure du XXIème siècle, réglons nos pendules à l'heure, et adoptons un nouvel hymne national à la hauteur du projet européen, à l'image de la société actuelle.

12 septembre 2009

Jean-Jack Queyranne : "Sarkozy veut transformer les régions en relais de poste de l'Elysée"


Jean-Jack Queyranne, député de la 7ème circonscription du Rhône (mon député en l'occurence), président socialiste du conseil régional Rhône-Alpes et ancien ministre de l'Intérieur et des Relations avec le Parlement a accepté de répondre à mes questions dans le cadre de cette interview, qui intervient à quelques mois d'élections régionales cruciales pour le PS et pour M.Queyranne lui-même qui briguera un nouveau mandat à la présidence du conseil régional Rhône-Alpes, où il sera opposé à la député européenne François Grossetête. Merci à lui pour le temps qu'il a accepté de me consacrer.


Avez-vous un commentaire à faire au sujet de la publication du livre Hold-ups, arnaques et trahsisons qui met en doute la légitimité de l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire ?

 

Je n'ai pas lu ce livre, même si j'en ai entendu parler; pour moi le Congrès de Reims de novembre dernier c'est un mauvais souvenir. Je crois donc qu'il faut oublier, passer à autre chose même si en même temps il faut que la lumière se fasse sur ce qui est révelé dans ce livre. Il faut également que le PS prenne les dispositions pour que désormais, les scrutins soient clairs et transparents.


Etes-vous en accord avec le principe de non-cumul de mandats, une thématique qui a marqué les universités d'été de la Rochelle ou vous trouvez des avantages dans votre situation, à savoir cumuler un poste de député et de président de conseil régional ?

 

D'abord, le non-cumul je l'ai appliqué quand j'étais ministre puisqu'à l'époque le premier ministre Lionel Jospin nous avait demandé de ne plus exercer nos fonctions de maire (Secrétaire d'état à l'outre-mer 1997-2000 puis ministre de l'Intérieur 1998-1999 et enfin ministre des relations avec le parlement 1999-2002), ce que j'ai fait à la mairie de Bron sans reprendre mes fonctions par la suite. Donc le non-cumul ne me fait pas peur de ce point de vu la.

 

Je pense qu'il faut une loi sur le plan national, une loi limitant les cumuls même si le cumul ça n'est pas l'appétit de pouvoir des élus, c'est le résultat de la centralisation. Car pour être écouté à Paris, dans un état centralisé, il faut pouvoir accéder aux ministres et à leurs administrations et vous êtes beaucoup plus considérés quand vous êtes élu local, député-maire, sénateur-maire, président d'un conseil régional ou départemental et parlementaire que quand vous exercez un simple mandat. Donc on ne sortira de la règle du cumul que par une vraie décentralisation et pas seulement par une loi.

 

Maintenant, concernant ma circonscription, j'intervenais par exemple hier sur la suppression éventuelle de la brigade de gendarmerie de Rilleux. Or, le fait que j'ai été ministre de l'intérieur, que je sois député et président de région, me donne un poids fort pour être en capacité d'aborder ce sujet. Je crois donc que le fait de cumuler ces deux postes est un atout pour les habitants de ma circonscription.

 

Vous avez annoncé que vous briguerez un nouveau mandat à la tête du conseil régional Rhône-Alpes, quelles sont les grandes lignes du bilan que vous mettrez en avant durant la campagne qui s'annonce ?

 

2094362720.jpgTout d'abord, nous confronterons les actions que nous avons mené aux engagements qui ont été pris. Or, tout a été tenu. Nous nous sommes fixés un cap et nous l'avons tenu. Alors quels sont les points importants ? D'abord, la progression du TER, dont la fréquentation a augmenté de 50% et qui représente désormais  le quart du budget de la région. Nous avons également investis dans du matériel neuf de façon que 2/3 des TER qui circuleront fin 2009 seront neufs.

 

C'est également l'investissement qui a été réalisé sur les grandes lignes de Rhône-Alpes. Par exemple, puisque vous êtes à Sathonay, le doublement de la ligne Bourg-Sathonay, ainsi que celle entre les Echets et Villard-les-Dombes, qui a été un gros investissement puisqu'avant nous étions sur une ligne à voie unique.

 

C'est l'action dans les lycées avec la carte M'Ra et les 280 000 jeunes qu'elle concerne. C'est également le milliard d'euro investi dans les lycées soit 30% de plus que sous le mandat précedant (Anne-Marie Comparini) et qui ont été notamment employés dans le cadre de chantiers de réhabilitation et de rénovation des établissements.

 

Ce sont les fonds pour la culture, dont nous avons doublé le budget, en assurant la précense de la culture sur tous les territoires. C'est également sur le plan de la formation, l'attention qu'on a porté sur la formation des jeunes. C'est également une formule que Rhônes-Alpes a initiée, le Contrat d'aide au retour à l'emploi durable, qui a séduit près de 12 000 personnes éloignées de l'emploi qui en ont retrouvé un.

 

Pensez-vous qu'il est préférable pour la France de se diriger vers un système fédéral à l'Allemande en accentuant la décentralisation ?

 

D'abord la France est un pays trop centralisé. C'est une tradition héritée du jacobinisme et de l'époque napoléonienne, or, il faut beaucoup plus régionaliser la France. Ce n'est pas le projet du président de la république qui veut transformer les régions en relais de poste de l'Elysée. Alors faut-il aller vers le fédéralisme ? Ca n'est pas la tradition française puisque nous ne sommes pas un état fédéral comme l'est la République Fédérale Allemande. Le serons-nous un jour ? Peut-être. En tout cas, il faut qu'il y ait des régions qui jouent un rôle beaucoup plus important et donc moi je suis pour renforcer le pouvoir des régions.

 

A titre de comparaison, même si nous n'exercons pas les mêmes responsabilités, le budget de la Catalogne, c'est 37 milliards d'euros pour 7 millions d'habitants tandis que le budget de Rhône-Alpes c'est 2,4 milliards pour 6 millions d'habitants. On voit donc qu'en Catalogne, il y a douze fois plus de moyens par habitants qu'à Rhône-Alpes, qui exerce certes des compétences beaucoup moins fortes. On ne demande donc pas autant mais quand on compare aux grandes régions qui sont nos partenaires, le Baden-Würtemberg ou la Lombardie, on se rend compte que nous sommes très loin d'avoir les moyens et les compétences qui nous correspondent.

 

Etes-vous favorable à la prolongation du mandat de M.Barroso à la présidence de la comission européenne, à l'instar des sociaux-démocrates européens ou de son remerciement comme le réclament vos collègues français ?

 

barroso.jpgM.Barroso a présidé une commission dont l'orientation était libérale. A partir du moment où le Parlement Européen a plus de pouvoirs, et notamment celui de refuser le choix de président de la comission émis par le conseil européen, je pense que les formations de gauche, alliées à d'autres, les écologistes ou les centristes, doivent présenter un candidat alternatif à M.Barroso. Moi ma position est claire, si ce que fait M.Barroso est dans la continuité de la précédente comission, je souhaite que les socialistes, la gauche, et d'autres votent contre la candidature de M.Barroso.

 

On finira sur la question suivante, les Etats-Unis d'Europe, est-ce une idée qui vous séduit ?

 

C'est un rêve, dont Victor Hugo parlait déjà, en 1850. Ca me parait être une très belle idée, l'Europe, pour reprendre la formule de Jacques Delors, doit devenir une fédération d'états-nations. Moi ça me séduit.

24 mars 2009

Européennes : la gauche radicale devancera-t-elle le PS ?

besancenotmélenchonbuffet.jpgC'est un des principaux enseignements du sondage Ifop sur les intentions de vote aux élections européennes du 6 et 7 juin prochain, la percée de la gauche radicale, qui bénéficie de la décridibilisation du Parti Socialiste, des perspectives sombres de l'économie mondiale, ainsi que des répercussions sociales de la crise. Le NPA, le Front de Gauche (PCF et PG), les Verts et Lutte Ouvrière rassemblent ainsi à eux quatre, 23% des intentions de vote, soit un score identique que celui du Parti Socialiste. Ce dernier accuserait 3% de retard sur l'UMP (26%), et, fait marquant, voit son score chuter de plus de 5% par rapport aux échéances européennes de 2004. Un affaiblissement marquant au vu de la position dans laquelle le Parti Socialiste aborde ces élections européennes, celui d'une formation en opposition à un exécutif aussi impopulaire que ne l'était le tandem Chirac-Raffarin à la même époque (43,5% d'opinions favorables pour Fillon et Sarkozy contre 44,5% pour Raffarin et Chirac). La crise économique et ses conséquences sociales ont pourtant crée une forte vague de mécontentement dans l'opinion, 75% des français approuvent ainsi la mobilisation du 19 mars face à l'action du gouvernement, selon un sondage BVA-Les Echos.

En 2004, les listes socialistes avaient réuni 28,9% des suffrages; le climat politique et social n'était pourtant pas différent d'aujourd'hui (taux de chômage de 9,2% contre 8% aujourd'hui), si ce n'est que les perspectives économiques étaient moins sombres, et l'exécutif tout aussi impopulaire en raison de nombreuses réformes avortées. A l'heure actuelle, l'ensemble des conditions semblent donc requises pour assurer au Parti Socialiste une performance égale, si ce n'est meilleure, que les 28% obtenus en 2004. Comment donc expliquer ces sondages défavorables, qui le place derrière le parti de la majorité ? Le score élevé qu'obtiendrait une gauche radicale réunie (23%; contre 15,9% en 2004) explique pour beaucoup ce désarroi, par ailleurs influencé par une décridibilisation du Parti Socialiste. Martine Aubry n'a pas réussi jusqu'à maintenant a panser les plaies du Congrès de Reims, et les guerres internes, remises au goût de jour à l'heure de l'élaboration des listes européennes, se sont hâtées de dégouter une branche de l'électorat socialiste du PS.

La confiance vis à vis du premier parti de France en termes d'élus s'érode ainsi de jour en jour. 76% des français estiment qu'il n'a pas de réponses face à la crise, et 39% pensent qu'il a des dirigeants de qualité selon un sondage IFOP-JDD. Les querelles intestines qui nuisent à sa crédibilité sont pour beaucoup dans cette défiance de l'opinion vis à vis du PS. La crise idéologique dans laquelle il est plongé constitue un autre élément défavorable en ces temps de crise, où les propos discordants des différents chefs de file ne permettre pas d'imposer une ligne claire. La cohabitation entre sociaux-démocrates et socialistes convaincus s'avère relever du surréalisme. C'est pourtant la situation dans laquelle le PS est embourbée, scindé en deux branches bien distinctes. L'une souhaite accomplir un virage vers la social démocratie jugé inéluctable au vu de la politique menée par les derniers gouvernements socialistes, l'autre souhaite que le PS s'ancre dans les fondamentaux d'antan (voir mon article sur la crise idéologique du PS).

manifestation_paris_2_8855b.jpgFace à la crise, le PS a perdu en légitimité, et voit ainsi la gauche radicale lui contester son autorité à gauche de l'échiquier politique. La radicalisation des mouvements contestataires et le dégoût vis à vis des patrons voyous, la "racaille du XVIème", deux phénomènes amplifiés par la crise sont exprimées avec plus de vigueur par la gauche radicale. La redistribution des richesses, l'interdiction des licenciements en cas de bénéfices sont des propositions qui ne peuvent être qu' appréciées alors que les fermetures d'usines se succèdent. La suppression de 655 postes par le groupe Total, dont les bénéfices ont excédé les 14 milliards d'euros l'an passé, se sont hâtées de mettre l'huile sur le feu. Et la gauche radicale, qui a fustigé des années durant le capitalisme sans règles ni morales s'en est retrouvé légitime.

Si les cinq formations de la gauche radicale pourraient devancer le Parti Socialiste, leur union reste inenvisageable. La proposition adressée à Olivier Besancenot de rejoindre un "front de gauche" n'a pas séduit le facteur trotskiste, qui préfère s'assurer son aura médiatique en faisant cavalier seul. La gauche radicale pourrait cependant s'inspirer de l'union de la famille écologiste, qui, au lendemain de la claque des présidentielles 2007 aborde ces échéances européennes dans une configuration inédite. Qui aurait pu croire que José Bové, Daniel Cohen-Bendit et Nicolas Hulot s'engageraient sous une bannière commune ? Les querelles de personnes ont été reléguées au second plan, et la question d'une candidature commune aux élections présidentielles 2012 est d'ores et déjà évoquée, les Verts pourraient alors céder la place à Nicolas Hulot. Un premier pas vers l'union de la gauche ?

23 novembre 2008

L'Edito d'Alex Joubert N°2

22 novembre 2008

Aubry prend la tête d'un PS fracturé

AUBRY.JPG Martine Aubry a été élue première secrétaire du Parti Socialiste avec une majorité aussi relative que discutable de 50,02% des suffrages, contre 49,98% pour sa rivale Ségolène Royal qui appelle à un nouveau vote. Les gardes rapprochées des deux candidates ont revendiqué chacune la victoire tout au long de la nuit, se fiant aux premières tendances, diffusées dès 23:50 et qui annonçaient une victoire de Ségolène Royal à 53%. Ces estimations ont été par la suite contestées dans le camp Aubryste, qui, dès 00h40 a revendiqué la victoire avec un millier de voix d'avance. Sont alors venues les premières contestations, émanant tout d'abord du royaliste Manuel Valls qui assure que nous ne nous laisserons pas voler cette victoire. Nous contestons les résultats dans le Nord de la manière la plus ferme. Gilles Pargneaux, président de la fédération PS du Nord répond immédiatement et se dit étonné de ces accusations, déclarant sur le plateau de BFM TV qu'il s'agit d'une réaction de mauvais perdant, de celui qui évite de regarder la réalité en face. Le camp Aubryste parle alors dès 4h30 d'une mince avance de l'ordre de quelques dizaines de voix en faveur de leur championne, des résultats confirmés par la direction du PS dès 5h41.

Au final, Martine Aubry est élue première secrétaire du Parti Socialiste avec une avance de 42 voix, qui renvoie de ce fait à mardi, date où se tiendra un Conseil National du parti, les questions de la validation ou non du scrutin ainsi que celle d'un éventuel nouveau vote. Ségolène Royal s'est en effet montré favorable à cette alternative, estimant qu'il était nécessaire du fait des contestations qui étaient apparues ici ou là sur la régularité des opérations de vote. Martine Aubry s'y est cependant montré opposé, estimant qu'un nouveau scrutin n'a pas de raison d'être.

Un résultat contesté
Le député de l'Essonne Julien Dray, soutien de Ségolène Royal, a estimé que les résultats étaient problématiques, il y a des choses qui ne collent pas. Il y a des contestations qui font qu'à ce stade, la seule solution possible, c'est de revoter , dénonçant notamment des dépouillements non approuvés par des scrutateurs. Des déclarations bientôt approuvées par Manuel Valls qui estime que l'absence d'un nouveau scrutin entrainerait au PS une fracture longue et durable, affirmant par la suite que le camp Royal contestera les résultats par tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires. François Hollande, première secrétaire en poste, a lui réfuté toute idée de nouvelle consultation des militants, sauf si ce vote était marqué par des contestations très graves mettant en cause sa régularité.

Et pourtant, en termes de contestations, François Hollande peut être servi ! Tout d'abord, le sénateur de Moselle Jean-Marc Todeschini a annoncé dans la soirée que 12 voix avaient été malencontreusement attribuées à Martine Aubry au profit de Ségolène Royal, réduisant de ce fait l'écart entre les deux candidates à 18 voix ! En parallèle de cela, de vives contestations émanant du camp de Ségolène Royal ont été prononcés dans la journée au sujet des fédérations du Nord et de Seine-Maritime, la député Aurélie Filipetti estimant anormal que Ségolène Royal ait progressé dans la plupart, voire dans toutes les fédérations de France sauf dans ces deux départements. Le scrutin aux Bouches du Rhône aurait lui été entaché de diverses malversations, des militants ont en effet dénoncés que la fermeture des bureaux de vote dans des sections où Ségolène Royal n'était pas arrivée en tête lors du premier soit intervenue relativement tôt.

Le PS au bord du schisme ?

Du fait de l'animosité que porte le conseil national vis à vis de Ségolène Royal, (le conseil national a été désigné selon les scores obtenus par les motions, début novembre) il est fort probable que les résultats proclamant la victoire de Martine Aubry soient confirmés, faisant ainsi de la Maire de Lille la première femme à accéder au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste. Son score relativement faible de 50,02% des suffrages va certainement se traduire en une marge de manoeuvre réduite au sein du bureau national pour la Maire de Lille, la contraignant à faire de Ségolène Royal une pièce incontournable de l'appareil socialiste. Cette situation risque d'amplifier les querelles de personne, sans que nul n'assure le leadership d'un parti dont la ligne politique reste encore très floue. La question de la cohabitation entre la gauche dure du parti et la tendance sociale-démocrate va bien entendu être traitée dans les prochains mois et pourrait aboutir vers un schisme que les cadres refusent actuellement.

21 novembre 2008

PS : un dilemne Aubry/Royal

ps.jpgSégolène Royal et Martine Aubry, telles sont les deux candidates arrivées en tête du suffrage des militants, jeudi, dans le cadre de l'élection du premier secrétaire du Parti Socialiste. L'avantage revient cependant à la présidente de la région Poitou-Charentes, qui a totalisé 42,4% des suffrages contre 34,7% pour la Maire de Lille. L'outsider Benoît Hamon a quand à lui du se contenter d'un score relativement faible, parvenant à ralier sur son nom moins de 22,8% des adhérents, témoignant des difficultés qu'il a éprouvé à séduire au-dela de la gauche du parti. Faute d'être parvenus à un score supérieur à 50% des suffrages, Martine Aubry et Ségolène Royal affronteront ce soir le vote des militants, qui se prononceront sur l'identité de leur nouveau premier secrétaire entre 17 et 22 heures. Les premiers résultats seront communiqués vers 1 heure.

Ségolène Royal, qui espérait réunir sur son nom plus de 50% des suffrages dès le premier tour, afin de s'offrir une légitimité que ne pourraient contester ses rivaux au sein du PS, n'a pas réussi son pari et se retrouve par conséquent dans une situation où sa victoire ne pourra s'obtenir qu'avec une marge d'avance assez faible. Martine Aubry peut en effet compter sur les soutiens de Benoît Hamon et de Bertrand Delanoë, dont les motions avaient obtenues 43% début novembre. En clair, Ségolène Royal a une large majorité des cadres socialistes à dos, et son élection au poste de premier secrétaire constituerait une performance remarquable. Reste qu'en cas de large victoire de l'ancienne candidate aux élections présidentielles , le PS risquerait de ne pas survivre à ce nouveau choc, et un schisme serait désormais envisagé avec réalisme. A l'inverse, si c'est avec une courte avance que Ségolène Royal l'emporterait, la nouvelle première secrétaire ne bénéficierait pas d'une majorité assez large pour étouffer les ambitions présidentielles des caciques du parti, et le PS risquerait fort de s'engager dans une nouvelle guerre des chefs.

En cas de victoire de Martine Aubry, c'est vers un ancrage à gauche que s'engagerait le PS, comme en témoigne la profession de foi de Martine Aubry où cette dernière souhaite que le PS devienne un parti fermement ancré à gauche; refusant de facto toute alliance nationale avec le MoDem. Un discours qui peut paraître étonnant lorsque l'on sait que lors des élections présidentielles 2007, la gauche n'a pu se targuer que d'un score de 36% des suffrages, 64% pour la droite. De plus, une victoire de Martine Aubry ne règlerait pas les conflits de leadership dont est victime le Parti Socialiste, la maire de Lille n'aspirant pas à un avenir présidentiel, c'est tout du moins ce qu'elle a maintes fois tenu de préciser.

Aubry/Royal, Royal/Aubry; les militants socialistes sont confrontés ce soir à deux visions de l'avenir, du PS bien entendu, mais aussi de la gauche française toute entière. L'encrage à gauche, où la création d'une nouvelle force de centre-gauche, c'est entre ces deux conceptions bien différentes que devront trancher les militants socialistes et ainsi jeter les bases de la nouvelle donne de la politique française.

07 novembre 2008

Le Parti Socialiste dans le flou

PS-la-bataille-de-Reims-a-debute_img_234_199.jpgAu vu des multiples critiques qui lui ont été adressées depuis sa défaite aux élections présidentielles, émanant parfois de son propre camp, Ségolène Royal a remporté hier, dans le cadre d'élections internes en vue du congrès de Reims, une victoire aussi épatante qu'inatendue. La motion qu'elle défendait, dont elle avait par ailleurs refusé d'en devenir le premier signataire, a en effet rassemblé plus de 29% des suffrages des militants socialistes, devançant ainsi les motions défendues par Martine Aubry et Bertrand Delanoë, (25% chacun) qui attendent toujours la communication des résultats en Guadeloupe et à la Réunion pour connaître laquelle de leurs deux motions est arrivée en deuxième position. Benoît Hamon, s'est quand à lui contenté d'un score honorable de 19%.

La surprenante victoire de Ségolène Royal
Les quatres motions dites principales se tiennent donc dans un mouchoir de poche, plongeant ainsi le Parti Socialiste dans une crise inédite, et dans laquelle, à défaut d'avoir clarifié la situation, le suffrage des militants n'a fait qu'enfoncer un petit peu plus le PS dans ses éternelles querelles. La victoire de ce scrutin revient cependant à Ségolène Royal, qui se retrouve en position de force pour prendre la tête de Solférino, où du moins y placer un de ses fidèles. L'ex candidate aux élections présidentielles est cependant consciente du peu de sympathie qu'éprouvent Bertrand Delanoë et Martine Aubry à son égard, en témoigne cette déclaration du Maire de Paris qui exclut dans un communiqué publié ce matin, toute perspective d'alliance avec un parti qui ne s'assumerait pas clairement de gauche, faisant ainsi référence aux tentatives d'alliance avec le MoDem menées par Ségolène Royal. Ce discours d'ouverture à l'adresse de François Bayrou est d'ailleurs employé tel un point névralgique de la stratégie Royaliste par ses opposants internes, qui critiquent ainsi implicitement la stratégie d'indépendance vis à vis de l'appareil socialiste que mène Ségolène Royal.

La victoire relative de Benoît Hamon
photo_1224185350348-1-0.jpgBenoît Hamon, qui assure qu'il considère son score de 19% comme une grande victoire politique, lui assurant une grande légitimité est en effet parvenu à se frayer un chemin par les trois poids lourds que sont Royal, Aubry et Delanoë. Le discours de cet homme de gauche populaire couplé à sa jeunesse et à son énergie ont été d'autant plus appréciés en période de crise financière. Si les 19% obtenus par sa motion l'ont satisfaits, il n'en a pas été de même pour un autre signataire et figure incontournable de la motion,Jean-Luc Mélenchon, qui, dépité par ce score et la victoire de Ségolène Royal a annoncé brutalement qu'il quittait le Parti Socialiste dans le but de fonder une nouvelle force de gauche.

La débacle Delanoë
Mais le grand perdant de cette soirée électorale est sans aucun doute le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui, annoncé gagnant depuis le lancement de la campagne jusqu'au dernier sondage publié en début de semaine, n'a réuni que 25% des suffrages sur sa motion, alors qu'il déclarait espérer il y a encore deux semaines réunir plus de 50% des voix. L'ampleur de la débâcle est d'autant plus importante que le maire de la capitale pourrait voir sa motion être devancée par celle de Martine Aubry, ce qui le positionnerait alors à la troisième place; bien que la maire de Lille ait tenu de préciser que du fait du faible écart qui réside entre leurs deux motions, la deuxième place ne sera que symbolique. Par ailleurs, Bertrand Delanoë a aussi obtenu un score décevant dans son fief parisien, rassemblant sur sa motion moins de 38% des suffrages.

Cette défaite aussi flagrante inattendue jette un froid sur les ambitions personnelles du maire de Paris, dont la candidature au poste de premier secrétaire n'est plus que jamais remise en question. Le peu d'enthousiasme qu'aura suscité Bertrand Delanoë, son appartenance à l'"appareil" socialiste ainsi que les soutiens que lui ont apporté Lionel Jospin et François Hollande n'ont pas permis au maire de la capitale d'incarner un véritable changement, au profit d'une Ségolène Royal dont les militants avaient déjà approuvé le concept novateur qu'elle proposait lors des primaires de novembre 2006. Mais à 10 jours du Congrès de Reims, Bertrand Delanoë ne semble pas prêt de trouver un compromis avec Martine Aubry et encore moins à se rallier à la cause de Ségolène Royal...

Quelles perspectives pour le congrès de Reims ?
6b54e34e-6af1-11dd-aa90-fa1492bcceef.jpgDe ce fait, la situation du Parti Socialiste n'a jamais été aussi floue qu'auparavant et c'est dans un brouillard complet qu'avancent les socialistes vers le congrès de Reims. Aucune majorité ne s'est clairement dégagée du vote des militants et c'est au jeu des alliances que sera désigné le premier secrétaire. Reste à savoir quelles personnalités se porteront candidates puisque la candidature de Ségolène Royal est loin d'être assurée. En effet, en dépit de sa victoire, cette dernière pourrait être tentée de placer à la tête de Solférino un fidèle de longue date tel Vincent Peillon, se détachant ainsi de l'appareil socialiste et conservant son image novatrice et de changement. Benoît Hamon, qui sera lui aussi candidat pourrait tenter un rapprochement tout à fait probable avec Martine Aubry, et dans ce cas, ce serait la branche gauche du PS qui prendrait les rênes du parti, au risque de froisser les sympathisants modérés, tentés de fleureter avec le MoDem. Quoi qu'il en soit, c'est un changement radical que s'apprête à vivre le Parti Socialiste...

02 juillet 2007

Une Rose teintée de rouge sang

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Aucune victoire lors d’une élection nationale depuis près de dix ans : c’est le triste bilan que porte sur son dos un Parti Socialiste plus déchiré que jamais suite aux règlements de compte internes qui sévissent depuis le départ de Lionel Jospin. Chaque éléphant veut le pouvoir au sein du Parti Socialiste. Chaque éléphant veut imposer sa méthode. Chaque éléphant veut abâtardir Ségolène Royal. Et surtout, chaque éléphant critique chacun de ses collègues. Depuis le 6 Mai au soir, à 20heures, les socialistes s‘écorchent, se défigurent, s’humilient… tout en parlant de rénovation et de changement. Hier, pour commencer une journée de critiques intenses, Dominique Strauss-Kahn, s’est payé dès le matin, deux leaders du parti de la rose, Jean-Marc Ayrault et François Hollande , sur les ondes d’Europe 1 où il s’est exclamé on ne peut pas parler de rénovation et en même temps repartir avec le même premier secrétaire, le même président de groupe, les mêmes structures ! 3bbd4b04a9a3d483abc3ddb39ea2274f.jpgUne déclaration qui invitait amicalement François Hollande et Jean-Marc Ayrault à prendre la porte et à quitter leurs fonctions respectives de premier secrétaire et président du groupe socialiste à l’assemblée . Pour répondre aux propos de Dominique Strauss-Kahn, il n’aura pas fallu attendre quelques jours mais 4 heures. C’est le député européen Benoît Hamon qui a recasé l’ancien ministre de l’économie dès 14heures en l’invitant à faire la rénovation et pas seulement en parler. Benoît Hamon a part la suite ajouté que La question du renouvellement des générations est une question importante mais ne suffit pas à faire la rénovation du PS suite aux propos de Dominique Strauss-Kahn qui avait invité tous les leaders du PS a céder leurs places aux jeunes. Bilan : en une seule journée, DSK et Hamon se sont déclarés la guerre et se mépriseront à vie. Mais une question se pose : la haine qu’éprouvent entre eux les leaders socialistes est-elle aussi présente entre militants de différents courants ? Les soutiens de Fabius respectent-ils ceux de Royal, de Delanoë ou de DSK ? Pour le savoir, aucune autre manière que de consulter les bloGs des militants socialistes, des militants fabusiens, des militants royalistes et des militants strauss-kahniens. Premier blog déniché : Les Louisettes, un blog à première vue ancré dans la pensée défendue par Dominique Strauss-Kahn. 16965e101d7434b77075103c27b060dc.jpgPremière note : une série de critiques vives à l’égard d’Arnaud Montebourg. Le fondateur du NPS , est vivement critiqué suite à sa déclaration de campagne où il avait déclaré qu’il Il y a eu le temps des éléphants, désormais révolu, et dont la page se tourne définitivement. Voici maintenant venu le temps enthousiasmant des jeunes lions : sereins, puissants et capables des meilleurs combats. « Mais n'est-ce pas prodigieusement prétentieux de s'imaginer en animal si noble et de s'accoler à soi même tant de qualités dont seraient dépourvus ceux qu'il désigne sous le terme d'éléphants » écrit la rédactrice du blog avant d’ajouter ironiquement « Si la rénovation passe par un changement de têtes, si tout est affaire de génération et de nombre de cheveux blancs, imaginons son soulagement à l'échec de Jean-Pierre Chevènement ! ». Conclusion : la "guerre de la rose" sévit aussi au sein des millitants socialistes. Pourtant, les députés socialistes du groupe SOCIALISTE, RADICAL ET CITOYEN avaient choisi l'apaisement en désignant à la tête de la deuxième force politique parlementaire de l'Assemblée Nationale Jean-Marc Ayrault, élu avec un score deux fois supérieur à celui de ces concurrents malheureux. Mais cela n'a pas suffi : le PS reste en plein doute et les guerres internes persistent malgré la claque subie lors des présidentielles. Le départ de François Hollande, l'an prochain améliora-t-il les choses ? Réponse dans moins d'un an après de sanglantes batailles au sein du PS...

08 juin 2007

La 7ème circonscription du Rhône très prisée...

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La 7ème cironcscription du rhône ? Autant regarder un match de tennis comptant pour le premier tour de Roland-Garros scanderont certain ! Il est vrai que cette modeste circonscription du rhône de 60 000 votants a toujours élu le socialiste Jean-Jacques Queyranne au parlement sans briser cette chaîne incessante qui persiste à accorder à la gauche la circonscription depuis 1981 ! Mais une bataille sérée se profile sur cette terre où la majorité des classes sociales sont représentées. En effet la faible victoire de Ségolène Royal, le 6 mai dernier (50,92%) pourrait inverser la tendance ! Nicolas Sarkozy plesbicité dans 4 des 5 communes de la circonscription (obtenant même plus de 60% à Sathonay-Village) pourrait permettre au nouveau candidat de l'Union pour un Mouvement Populaire, Jean-François Debiol de déloger les socialistes de leurs sièges. De plus, la seule commune ayant voté Ségolène Royal au second tour enregistre une absention record (21%) qui pourrait se traduire en désertification des urnes lors des législatives qui ne s'avèrent pas être des échéances mobilisatrices ! Après 26 ans de domination socialiste, l'UMP empochera-t-elle le jackpot ici dans la 7ème du Rhône ? C'est sans compter la candidature dissidente de Nafissa Barascud ( qui devait être la candidate de l'UMP pour la circonscription....avant que le FRS rejoigne l'UMP et que des accords électoraux durent être effectués ! ) Aïe ! La tâche se complique ! Il y a désormais deux candidats étiquetés UMP sans oublier la candidate du MoDem ainsi que les trois représentants du MPF, du FN et des divers droites ! Le score du 17 Juin prochain vera-t-il élire Jean-Jack Queyranne une septième fois consécutive ? La gauche l'emportera-t-elle à nouveau ? Pourquoi donc ? Il ne faut point oublier qu'à sa branche gauche, Jean-jack Queyranne recense plus de huit candidats notamment une candidate affilée à la LCR et une représentante du PCF qui semble malgré tout avoir perdu son influence dans la circonscription. La bataille finale s'annonce serée...Mais qui l'emportera au bout du compte dans cette circonscription très prisée ? Réponse le 17 Juin !
Booste tes visites !

Candidats de la 7ème circonscription du rhône : (par lejdd.fr)
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20 mai 2007

DSK / Royal : la guerre est lancée

medium_h_4_ill_828713_646939dsk_royal.jpg Si Nicolas Sarkozy et l'UMP semblent grand favoris pour remporter la course aux législatives, le PS pense déjà aux échéances de 2012 qui risquent d'être leur quatrième revers présidentiel consécutif. Pour remédier à la situation, Ségolène Royal appelle à la désignation du candidat PS lors d'un congrès anticipé en Juin; François Hollande,lui, propose de le désigner dans les alentours de 2010 pour réaliser une bonne campagne contrairement à celle-la qui n'a commencé qu'en novembre 2006 alors que Nicolas Sarkozy se préparait depuis son arrivée à la Place Beauveau en 2002.

La bataille pour la victoire interne se jouera certainement entre Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, les autres potentiels candidats étant méprisés par l'opinion. A la question posée par un sondage LeFigaro/LCI, laquelle de ces personnalités serait selon vous le meilleur candidat du Parti Socialiste pour l"élection présidentielle de 2012, Ségolène Royal fait l'unaminité chez les sympathisants de gauche tandis que DSK triomphe chez les sympathisants de droite. Lorsque l'on calcule le chiffre total, DSK fait course en tête avec 34%, Ségolène Royal est à 29% tandis que Montebourg et Aubry sont à 3%, Laurent Fabius ne dépasse pas les 2% et François Hollande paye pour sa stupidité agressive et violente puisqu'il culmine au score lamentable pour un premier secrétaire de 1% !

Dominique Strauss-Kahn figure donc comme le meilleur potentiel candidat....mais n'oublions pas que le PS a bien évidemment un électorat de gauche et que ce sont les électeurs de gauche qui voteront pour le candidat du PS et non pas les sympathisants UMP ou UDF et certainement pas les électeurs du FN et du MPF ! Et malheuresement pour l'ancien ministre de l'économie, Ségolène Royal est pour tous les électeurs de gauche la meilleure candidate socialiste haut la main : 60% des sympathisants PS la désigne comme leur candidate favorite contre 21% pour DSK. A la gauche de la gauche, Mme royal réunit 40%, DSK 18% et Martine Aubry réalise une percée à 7%. Incontestablement, pour le PS, Ségolène Royal fait figure de meilleure présidentiable car son rival n'a pas une bonne image à gauche qui ne lui permet pas de toucher ou de parler à cet électorat. La tâche de DSK et sa rénovation du Parti qu'il souhaite imposer s'avère être compliqué pour cet homme qui cultive son image d'économiste libéral qui séduit à droîte mais qui déplaît à gauche...

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