12 décembre 2007

L'image d'une Russie apaisée avec Medvedev

53eeeece326315920ea58b8cdc606ee4.jpgTout juste désigné par Vladimir Poutine comme candidat représentant du Kremlin pour les présidentielles de mars prochain, Dmitri Medvedev est déjà à la une de tous les médias russes qui décrivent l'actuel vice-premier ministre chargé de la mise en œuvre des projets nationaux comme un homme libéral et ouvert qui rompt ainsi avec l'image militaire affichée par Vladimir Poutine et sa garde rapprochée. Représentant du Kremlin aux présidentielles, Medvedev est quasiment assuré de succèder à Vladimir Poutine à qui il a immédiatement proposé le poste de premier ministre une fois son élection officialisée. Cet homme, qui n'est pas issu ni du KGB ni du moindre service secret a cotoyé Vladimir Poutine dès 1990 où il travaillait à la mairie de Saint-Petersbourg au comité des relations extérieures. Principal gérant de la campagne d'élection de l'actuel président Russe, Medvedev gravira les échelons un par un pour arriver en 2000 dans le comité de direction de Gazprom, (dont le PDG et opposant politique à Poutine, Khodorkovsk, sera plongé dans une affaire de malversations financières dans lesquels il n'aurait certainement pas trempé).

Leader de ce que l'on appelle l'aile libérale du Kremlin, Medvedev marque par son passé politique une rupture à la Russie sécuritaire et militaire portée par Vladimir Poutine. La preuve par les faits, il silonne la Russie depuis deux ans pour appliquer dans le grand pays le plan d'action nationale de Poutine pour réhausser le niveau de santé et d'éducation des 143 Millions de la Russe. Une institutrice témoigne dans le journal Le Monde, où Medvedev a installé Internet dans un certain nombre d'écoles primaire.

En insérant Medvedev à la tête du Kremlin, Poutine souhaite ainsi compenser sa personalité omniprésente et militaire par un président discret, libéral et ouvert. Le duo parfait ?