01 juillet 2008
Lech Kaczynski complique la ratification du Traité de Lisbonne
Lech Kaczynski, le président Polonais a annoncé qu'il s'opposerait à la ratification du Traité de Lisbonne dans son pays, estimant que le "NON" Irlandais (voir notre article à ce sujet) a rendu le traité sans objet, un coup dur pour Nicolas Sarkozy qui prenait aujourd'hui la présidence de l'Union Européenne pour les six mois prochains. Invité sur le plateau de France 3 lundi soir, le président de la république avait déclaré vouloir faire de la poursuite de ratification du Traité de Lisbonne dans les autres êtats de l'UE une de ses priorités. L'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse a déclaré Lech Kaczynski dans une interview accordée au quotidien polonais Dziennik.
Nicolas Sarkozy, tout ébaudi, a réagi dans la soirée en affirmant qu'il ne pouvait pas imaginer que le président polonais qui a lui-même signé en bas du document à Bruxelles d'abord, à Lisbonne ensuite, puisse remettre en cause sa propre signature en ajoutant qu'il s'agissait d'une question morale.
Le président de la comission Européenne, José Manuel Barroso, a lui aussi exprimé son mécontentement vis à vis de la décision de Lech Kaczynski en déclarant à la suite d'une réunion avec M.Sarkozy que le courage politique, c'est pour les responsables européens d'assumer les choix qu'ils ont fait.
Le président Tchèque Vaclav Klaus approuve son homologue Polonais
La mise en oeuvre du Traité de Lisbonne semble d'autant plus compromise que le président Tchèque Vaclav Klaus a lui aussi avoué son scepticisme quand à la ratification du Traité, qualifiant que très proche de la sienne la vision de M.Kaczynski sur le traité de Lisbonne, dit "mini-traité européen". Dans la soirée suivant le rejet Irlandais, M.Klaus avait déjà qualifié le processus de ratification du Traité comme fini.
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12 décembre 2007
L'image d'une Russie apaisée avec Medvedev
Tout juste désigné par Vladimir Poutine comme candidat représentant du Kremlin pour les présidentielles de mars prochain, Dmitri Medvedev est déjà à la une de tous les médias russes qui décrivent l'actuel vice-premier ministre chargé de la mise en œuvre des projets nationaux comme un homme libéral et ouvert qui rompt ainsi avec l'image militaire affichée par Vladimir Poutine et sa garde rapprochée. Représentant du Kremlin aux présidentielles, Medvedev est quasiment assuré de succèder à Vladimir Poutine à qui il a immédiatement proposé le poste de premier ministre une fois son élection officialisée. Cet homme, qui n'est pas issu ni du KGB ni du moindre service secret a cotoyé Vladimir Poutine dès 1990 où il travaillait à la mairie de Saint-Petersbourg au comité des relations extérieures. Principal gérant de la campagne d'élection de l'actuel président Russe, Medvedev gravira les échelons un par un pour arriver en 2000 dans le comité de direction de Gazprom, (dont le PDG et opposant politique à Poutine, Khodorkovsk, sera plongé dans une affaire de malversations financières dans lesquels il n'aurait certainement pas trempé).
Leader de ce que l'on appelle l'aile libérale du Kremlin, Medvedev marque par son passé politique une rupture à la Russie sécuritaire et militaire portée par Vladimir Poutine. La preuve par les faits, il silonne la Russie depuis deux ans pour appliquer dans le grand pays le plan d'action nationale de Poutine pour réhausser le niveau de santé et d'éducation des 143 Millions de la Russe. Une institutrice témoigne dans le journal Le Monde, où Medvedev a installé Internet dans un certain nombre d'écoles primaire.
En insérant Medvedev à la tête du Kremlin, Poutine souhaite ainsi compenser sa personalité omniprésente et militaire par un président discret, libéral et ouvert. Le duo parfait ?
15:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, elections, Russie, LIBERTÉ D'EXPRESSION
01 octobre 2007
Sarkozy offre Neuilly à Martinon
C'est sous les applaudissements que Nicolas Sarkozy a effectué hier soir son retour à Neuilly-sur-Seine pour présenter aux millitants UMP de la ville, son digne successeur, l'homme qui briguera la mairie de Neuilly lors des prochaines municipales : David Martinon. Le porte parole général de l'Elysée a su mais surtout pu effacer son adversaire indirect, Arnaud Teullé qui tout comme lui ambitionnait de devenir tête de liste lors des municipales. Arnaud Teullé, adjoint au maire actuel a trouvé un accord avec M.Sarkozy et M.Martinon; et devient numéro deux de la liste UMP, menée par David Martinon. Nicolas Sarkozy, en déplacement hier à la Mairie de Neuilly a tenté d'apaiser les esprits en estimant que les deux hommes vont faire une équipe formidable . Malheuresement, dès le départ du président effectué, les millitants UMP se sont contentés d'applaudir M.Teullé et de siffler M.Martinon, le traitant de "parachuté". La tâche s'avère donc ardue pour le jeune porte-parole de l'Elysée...
18:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, sarkozy, france, Démocratie, elections, PS
01 juillet 2007
Sarkozy : l'hyper président
Finile président de la république recroquevillé dans son château de l'Elysée qui contemple les canards de la mare de l'Elysée ! Sarkozy veut mettre un terme aux présidences discrètes incarnées par les mandats de Jacques Chirac et François Mitterrand ! Désormais, un nouveau style est né : L'Hyper Président. Cette nouvelle méthode de gouverner fait du Président de la République, un "SuperPrimeMinister" qui dirige tout, assiste à tout, lit tout, vérifie tout, corrige tout et gouverne tout. Mais cette sorte de pouvoir absolu est-elle saine pour la démocratie ? Sarkozy doit-il continuer à diriger le gouvernement, au risque de faire de l'ombre à François Fillon ? Comme l'a souligné Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, Fillon met en musique les partitions écrites par Sarkozy. Pas de place pour des lois de dernières minutes ne faisant pas parti du projet présidentiel de Sarkozy ! Tant que son programme ne sera pas apliqué, aucun ministre ne déposera à l'Assemblée un projet de loi autre que celles qu'il a promise durant sa longue mais victorieuse campagne présidentielle.
D'ailleurs, Sarkozy est sur tous les fronts. Demain matin, il recevra l'intersyndicale d'Alcatel-Lucent avant de décoler pour Strasbourg, capitale européenne, ou il tiendra une réunion publique valorisant le mini-traité européen, adopté par les 27, le 23 Juin dernier. Mardi, il sera à Marseille pour l'inauguration officielle du tramway de la deuxième ville de france. Le lendemain, il accueillera à l'Elysée, le temps d'un déjeuner, le roi Abdallah II de Jordanie ainsi que la ministre des affaires étrangères israéliennes Tzipi Livni. En fin de semaine, de nombreuses personnalités figurent dans l'agenda de Sarkozy puisqu'il recevera le directeur général de l'OMC Pascal Lamy, le président du Congo Denis Sassou Nguesso ainsi que le Premier ministre québécois Jean Charest qui arrivera à Paris vendredi après-midi. Un emploi du temps chargé qui place Nicolas Sarkozy au coeur des questions internationales.... et nationales. Pour la première fois depuis longtemps, un président de la république se place au coeur des questions nationales. Une première qui s'avère globalement bienfaisante pour le pays puisque le président devient ainsi plus proche du pays et de ses citoyens, ce qui le rend proche des gens et ne se métamorphose donc pas en un homme éloigné, coupé, métamorphosé par le pouvoir, comme l'avait été Valéry Giscard D'Estaing entre 1974-1981, ce qui avait partiellement provoqué sa perte lors des échéances présidentielles de 1981.
Car il est vrai que depuis "le général", tous les présidents furent métamorphosés par le pouvoir. Comme si, l'Elysée les avait rendus coupés du monde, comme si l'Elysée avait modifié la symphatie que les français éprouvaient pour eux lors des campagnes présidentielles. Avec l'hyper-présidence que mène Sarkozy, ce risque n'existe plus. Alors, l'Hyper-Présidence, une atteinte à la démocratie ? Pas si sur. Au moins, avec cette nouvelle pratique du pouvoir, le président reste proche des français sans renier ses obligations internationales. A vous de juger...
12:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, France, Sarkozy, strasbourg, UMP, 2007
23 juin 2007
Un pour 27 et 27 pour un !
10:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, nicolas sarkozy, Sarkozy, Politique
09 juin 2007
577 députés bleus ?
13:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe, France, PS, Sarkozy, 2007, ump
06 juin 2007
Quand les élections illustrent la médiocrité du service public postal...
Même constat que pour les échéances présidentielles du 22 Avril dernier : les professions de foi des candidats sont en retard. Même coupable que pour les échéances présidentielles du 22 Avril dernier : le service public postal. A moins de cinq jours des élections législatives, la plupart des électeurs sont privés des professions de foi sensées leur révéler les candidats à la députation dans leur circonscription. Le retard considérable des fameux programmes présidentiels s'avéraient être moins inacceptable que lors des législatives puisque les candidats aux présidentielles peuvent se révéler au grand public autrement notamment à la télévision. Une pratique que ne peuvent exercer les candidats au poste de député puisque le Conseil Constitutionnel recense plus de 8000 candidats ! Les professions de foi pourraient accumuler un retard à un niveau si considérable qu'elles arriveraient la semaine suivant le premier tour des législatives : mais cette hypothèse condamnerait LaPoste à passer d'un niveau exécrable à pitoyable et honteux.
10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe, France, PS, Sarkozy, 2007, ump
04 juin 2007
Qui pour occuper le perchoir ?
18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assemblée, Politique, Europe, France, Sarkozy, 2007, ump
17 mai 2007
François Fillon s'installe à Matignon
C'est sans surprise majeure que François Fillon a été nommé ce matin Premier Ministre par le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre des Affaires Sociales sous Raffarin qui avait déclaré le célèbre De Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes ! succède donc à Dominique de Villepin qui lui a transmit les pouvoirs aujourd'hui à 11 heures. François Fillon nommera dés demain son gouvernement qu'il a soucieusement élaboré en compagnie de Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Ce gouvernement devrait rassembler plusieurs grandes personnalités de tous bords politiques notamment Hervé Morin pour l'UDF et Bernard Kouchner pour le PS qui devrait s'offrir le maroquin des affaires étrangères.
Réputé pour son envie de réformer et pour sa discrétion, François Fillon est à l'origine de la réforme des retraites de 2003 ainsi que d'une réforme abandonnée sur l'université en 1993. Mais si sa compétence n'est pas mise en doute, son idéologie politique peut provoquer des doutes... Cet homme pris sous la tutelle de Philippe Séguin dés les années 1990 à trahi son père spirituel politique en 1995 où il décide de soutenir Edouard Balladur dans le cadre des élections présidentielles. Opposé à Nicolas Sarkozy avec qui il ne partage pas les mêmes idées, il choisit finalement en 2005 de s'allier au président de l'UMP. Cette alliance prématurée et innatendue se réalise suite à la défaite personnelle de François Fillon aux élections régionales et à sa non-présence dans le Gouvernement De Villepin de Mai 2005. Depuis cette date François Fillon fait figure de successeur légitime de Dominique de Villepin en cas de victoire de Sarkozy aux présidentielles. Dominique De Villepin lui, ne devrait pas se présenter aux élections législatives mais pourrait devenir Ambassadeur de France aux Etats-Unis sachant que ce poste est devenu vacant depuis quelques jours.
12:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lectumag, Politique, barouin, Europe, France, PS, Sarkozy
16 mai 2007
L'ultime allocution télévisée de Jacques Chirac
A quelques heures de l'achèvement de son mandat, Jacques Chirac a prononcé hier soir son ultime allocution radio télévisée; un discours bref de 5 minutes et 45 secondes où il est apparu avec un sourire rarement aperçu sur son visage. En évoquant la passation de pouvoir d'aujourd'hui Jacques Chirac déclare avoir la fierté du devoir accompli. Il dit avoir une grande confiance dans l'avenir de notre pays où il est vrai que le chômage cesse d'augmenter depuis un an. Si les adieux du Président Chirac ne sont pas aussi émouvants que ceux de Valéry Giscard d'Estaing en 1981, son allocution télévisée du 11 Mars 2007 ressemblait nettement plus à des adieux qu'à son allocution d'hier soir. En reprenant certaines phrases qu'il avait employé un mois plus tôt, Jacques Chirac n'a pas apporté hier soir de grandes nouveautés dans son discours, un discours qui ne fut certainement point indispensable...
Mes chers compatriotes de métropole, de l'outre-mer et de l'étranger, Demain, je transmettrai les pouvoirs que j'ai exercés en votre nom à Nicolas Sarkozy, notre nouveau Président de la République. Je le ferai avec la fierté du devoir accompli et aussi avec une grande confiance dans l'avenir de notre pays. Nous sommes les héritiers d'une très grande nation, une nation admirée, respectée et qui compte en Europe et dans le monde. Vous avez des capacités immenses de créativité et de solidarité. Grâce à vous, grâce à votre engagement, nous avons modernisé notre pays pour l'adapter aux profonds changements de notre temps et nous l'avons fait dans la fidélité à notre identité et en portant haut les valeurs de la République. Mes chers compatriotes, Une nation, c'est une famille. Ce lien qui nous unit est notre bien le plus précieux. Il nous rassemble. Il nous protège. Il nous permet d'aller de l'avant. Il nous donne les forces nécessaires pour imprimer notre marque dans le monde d'aujourd'hui. Restez toujours unis et solidaires. Bien sûr, nous sommes profondément divers. Bien sûr, il peut y avoir des différences de conception, des divergences de vue. Mais nous devons, dans le dialogue, dans la concorde, nous retrouver sur l'essentiel. C'est comme cela que nous continuerons à avancer. Dans l'union, dans le respect de notre diversité et de nos valeurs, dans le rassemblement, nous pouvons nourrir toutes les ambitions. Unis, nous avons tous les atouts, toutes les forces, tous les talents pour nous imposer dans ce nouveau monde qui se dessine sous nos yeux. Unie, et en poursuivant sur la voie engagée, la France s'affirmera comme une terre exemplaire de progrès et de prospérité. La patrie de l'égalité des chances et de la solidarité. Une nation moteur de la construction européenne. Une nation généreuse, aux avant-postes des défis du monde que sont la paix, le développement, l'écologie.Dès demain, je poursuivrai mon engagement dans ces combats pour le dialogue des cultures et pour le développement durable. Je le ferai en apportant mon expérience et ma volonté d'agir pour faire avancer des projets concrets en France et dans le monde. Ce soir, je veux vous dire le très grand honneur que j'ai eu à vous servir. Je veux vous dire la force du lien qui, du plus profond de mon cœur, m'unit à chacune et à chacun d'entre vous. Ce lien, c'est celui du respect, c'est celui de l'admiration, c'est celui de l'affection pour vous, pour le peuple de France et je veux vous dire à quel point j'ai confiance en vous, à quel point j'ai confiance en la France. Je sais que le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy, aura à cœur de conduire notre pays plus avant sur les chemins de l'avenir et tous mes vœux l'accompagnent dans cette mission, qui est la plus exigeante et la plus belle qui soit, au service de notre nation. Cette nation magnifique que nous avons en partage. La France, notre nation, mes chers compatriotes, nous devons toujours en être profondément fiers.
Vive la République !
Vive la France !
Allocution de Jacques Chirac datant du 15 Mai 2007 :
10:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lectumag, Politique, barouin, Europe, France, PS, Sarkozy
