12 septembre 2009

Jean-Jack Queyranne : "Sarkozy veut transformer les régions en relais de poste de l'Elysée"


Jean-Jack Queyranne, député de la 7ème circonscription du Rhône (mon député en l'occurence), président socialiste du conseil régional Rhône-Alpes et ancien ministre de l'Intérieur et des Relations avec le Parlement a accepté de répondre à mes questions dans le cadre de cette interview, qui intervient à quelques mois d'élections régionales cruciales pour le PS et pour M.Queyranne lui-même qui briguera un nouveau mandat à la présidence du conseil régional Rhône-Alpes, où il sera opposé à la député européenne François Grossetête. Merci à lui pour le temps qu'il a accepté de me consacrer.


Avez-vous un commentaire à faire au sujet de la publication du livre Hold-ups, arnaques et trahsisons qui met en doute la légitimité de l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire ?

 

Je n'ai pas lu ce livre, même si j'en ai entendu parler; pour moi le Congrès de Reims de novembre dernier c'est un mauvais souvenir. Je crois donc qu'il faut oublier, passer à autre chose même si en même temps il faut que la lumière se fasse sur ce qui est révelé dans ce livre. Il faut également que le PS prenne les dispositions pour que désormais, les scrutins soient clairs et transparents.


Etes-vous en accord avec le principe de non-cumul de mandats, une thématique qui a marqué les universités d'été de la Rochelle ou vous trouvez des avantages dans votre situation, à savoir cumuler un poste de député et de président de conseil régional ?

 

D'abord, le non-cumul je l'ai appliqué quand j'étais ministre puisqu'à l'époque le premier ministre Lionel Jospin nous avait demandé de ne plus exercer nos fonctions de maire (Secrétaire d'état à l'outre-mer 1997-2000 puis ministre de l'Intérieur 1998-1999 et enfin ministre des relations avec le parlement 1999-2002), ce que j'ai fait à la mairie de Bron sans reprendre mes fonctions par la suite. Donc le non-cumul ne me fait pas peur de ce point de vu la.

 

Je pense qu'il faut une loi sur le plan national, une loi limitant les cumuls même si le cumul ça n'est pas l'appétit de pouvoir des élus, c'est le résultat de la centralisation. Car pour être écouté à Paris, dans un état centralisé, il faut pouvoir accéder aux ministres et à leurs administrations et vous êtes beaucoup plus considérés quand vous êtes élu local, député-maire, sénateur-maire, président d'un conseil régional ou départemental et parlementaire que quand vous exercez un simple mandat. Donc on ne sortira de la règle du cumul que par une vraie décentralisation et pas seulement par une loi.

 

Maintenant, concernant ma circonscription, j'intervenais par exemple hier sur la suppression éventuelle de la brigade de gendarmerie de Rilleux. Or, le fait que j'ai été ministre de l'intérieur, que je sois député et président de région, me donne un poids fort pour être en capacité d'aborder ce sujet. Je crois donc que le fait de cumuler ces deux postes est un atout pour les habitants de ma circonscription.

 

Vous avez annoncé que vous briguerez un nouveau mandat à la tête du conseil régional Rhône-Alpes, quelles sont les grandes lignes du bilan que vous mettrez en avant durant la campagne qui s'annonce ?

 

2094362720.jpgTout d'abord, nous confronterons les actions que nous avons mené aux engagements qui ont été pris. Or, tout a été tenu. Nous nous sommes fixés un cap et nous l'avons tenu. Alors quels sont les points importants ? D'abord, la progression du TER, dont la fréquentation a augmenté de 50% et qui représente désormais  le quart du budget de la région. Nous avons également investis dans du matériel neuf de façon que 2/3 des TER qui circuleront fin 2009 seront neufs.

 

C'est également l'investissement qui a été réalisé sur les grandes lignes de Rhône-Alpes. Par exemple, puisque vous êtes à Sathonay, le doublement de la ligne Bourg-Sathonay, ainsi que celle entre les Echets et Villard-les-Dombes, qui a été un gros investissement puisqu'avant nous étions sur une ligne à voie unique.

 

C'est l'action dans les lycées avec la carte M'Ra et les 280 000 jeunes qu'elle concerne. C'est également le milliard d'euro investi dans les lycées soit 30% de plus que sous le mandat précedant (Anne-Marie Comparini) et qui ont été notamment employés dans le cadre de chantiers de réhabilitation et de rénovation des établissements.

 

Ce sont les fonds pour la culture, dont nous avons doublé le budget, en assurant la précense de la culture sur tous les territoires. C'est également sur le plan de la formation, l'attention qu'on a porté sur la formation des jeunes. C'est également une formule que Rhônes-Alpes a initiée, le Contrat d'aide au retour à l'emploi durable, qui a séduit près de 12 000 personnes éloignées de l'emploi qui en ont retrouvé un.

 

Pensez-vous qu'il est préférable pour la France de se diriger vers un système fédéral à l'Allemande en accentuant la décentralisation ?

 

D'abord la France est un pays trop centralisé. C'est une tradition héritée du jacobinisme et de l'époque napoléonienne, or, il faut beaucoup plus régionaliser la France. Ce n'est pas le projet du président de la république qui veut transformer les régions en relais de poste de l'Elysée. Alors faut-il aller vers le fédéralisme ? Ca n'est pas la tradition française puisque nous ne sommes pas un état fédéral comme l'est la République Fédérale Allemande. Le serons-nous un jour ? Peut-être. En tout cas, il faut qu'il y ait des régions qui jouent un rôle beaucoup plus important et donc moi je suis pour renforcer le pouvoir des régions.

 

A titre de comparaison, même si nous n'exercons pas les mêmes responsabilités, le budget de la Catalogne, c'est 37 milliards d'euros pour 7 millions d'habitants tandis que le budget de Rhône-Alpes c'est 2,4 milliards pour 6 millions d'habitants. On voit donc qu'en Catalogne, il y a douze fois plus de moyens par habitants qu'à Rhône-Alpes, qui exerce certes des compétences beaucoup moins fortes. On ne demande donc pas autant mais quand on compare aux grandes régions qui sont nos partenaires, le Baden-Würtemberg ou la Lombardie, on se rend compte que nous sommes très loin d'avoir les moyens et les compétences qui nous correspondent.

 

Etes-vous favorable à la prolongation du mandat de M.Barroso à la présidence de la comission européenne, à l'instar des sociaux-démocrates européens ou de son remerciement comme le réclament vos collègues français ?

 

barroso.jpgM.Barroso a présidé une commission dont l'orientation était libérale. A partir du moment où le Parlement Européen a plus de pouvoirs, et notamment celui de refuser le choix de président de la comission émis par le conseil européen, je pense que les formations de gauche, alliées à d'autres, les écologistes ou les centristes, doivent présenter un candidat alternatif à M.Barroso. Moi ma position est claire, si ce que fait M.Barroso est dans la continuité de la précédente comission, je souhaite que les socialistes, la gauche, et d'autres votent contre la candidature de M.Barroso.

 

On finira sur la question suivante, les Etats-Unis d'Europe, est-ce une idée qui vous séduit ?

 

C'est un rêve, dont Victor Hugo parlait déjà, en 1850. Ca me parait être une très belle idée, l'Europe, pour reprendre la formule de Jacques Delors, doit devenir une fédération d'états-nations. Moi ça me séduit.

15 mai 2009

Sabine Herold : "les artistes n'ont rien à gagner à Hadopi"

    

 

Présidente d'Alternative Libérale, qui, à l'inverse des autres formations libérales prône un libéralisme grand angle qui ne se limite pas aux sujets économiques mais également aux questions de société (ex. légalisation du cannabis), Sabine Herold, 27 ans, a accepté de répondre à mes questions dans le cadre des cet interview axé sur les élections européennes ainsi que la crise économique. Sabine Herold fait ainsi part de son opposition au texte de loi Hadopo qui va fliquer l'internaute, réclame la promulgation d'un texte consitutionnel clair et concis en 5 pages, et reproche à la classe dirigeante internationale de fournir une mauvaise interprétation de la crise.

Je tiens bien entendu à remercier Sabine Herold qui a accepté de me consacrer ces quelques minutes, et qui a par la suite inséré l'interview sur le site d'Alternative Libérale (cf. capture d'écran) ainsi que sur son blog (cf.capture d'écran).

31 mars 2008

Interview de Maxime Verner

http://lejournallectumag.blogspirit.com/files/Interview_V...

21 mars 2008

Frédéric Nihous au micro du Lectumag

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 Le charismatique Jean St Josse a quitté en début d'année la présidence du parti qu'il avait cofondé, CPNT, et laisse donc s'installer à la tête de ce mouvement Frédéric Nihous qui avait déjà porté les couleurs de CPNT lors des dernières échéances présidentielles. Agent de développement, Frédéric Nihous nous a accordé une interview très enrichissante où il tout en analysant son score lors des présidentielles  il évoque différentes questions comme celle des biocarburants. Nous diffusons donc notre interview de Frédéric Nihous que nous remercions pour le temps qu'il nous a accordé.

 

Etes-vous satisfait de la politique rurale menée par Nicolas Sarkozy ?
Pas spécialement même si on peut considérer qu’elle fait partie des réflexions suivies ; ceci se manifeste d’ailleurs par le fait que le gouvernement m’a confié une mission prospective sur le développement des territoires ruraux au travers des activités économiques des agriculteurs.

L’attente est toujours là et CPNT attend du président qu’il tienne son engagement pris en 2007 de créer un vrai ministère des affaires rurales. Nous revendiquons une politique rurale au même titre que celle menée par la ville : elle n’est pas encore mise en œuvre, ni annoncée d’où notre frustration même si tout un ensemble de mesures annoncées et lancées, en terme d’emplois et de soutien à l’économie, vont dans le bon sens tout en étant insuffisantes.

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Quelle est votre position vis à vis des biocarburants ?
Il faut être prudent et je ne suis pas sûr que ce soit la solution idéale même si elle est intéressante. La question fait débat et il ne faut pas oublier la fonction première de l’agriculture qui est d’assurer une production alimentaire. La demande en carburants est telle que la production de biocarburants peut être globalement dévoreuse d’espaces alimentaires !

Je suis donc plutôt pour mais de façon mesurée et je note que le sujet fait débat et polémique tant chez les scientifiques que chez les agriculteurs eux-mêmes !

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Le ministère de l'agriculture Michel Barnier vous a confié une mission sur la diversification et la valorisation des activités agricoles pouvez-vous nous dévoiler quelques unes des propositions que vous présenterez au ministre ?
Je réserve bien sûr mes propositions au ministre à qui je remettrai mon rapport fin avril. Cependant, d’ores et déjà, je peux annoncer que mon rapport sera quelque chose d’opérationnel et de concret pour booster la diversification économique agricole.

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Il me faut donc faire un inventaire de la situation en identifiant les pratiques de diversification des activités agricoles et leur développement potentiel et en identifiant les freins et obstacles au développement de ces activités tout en examinant les éléments d’acceptabilité sociétale de ces activités. Au final, il me faudra proposer des solutions concrètes et d’application rapide pour aider au développement rural via l’agriculture.

Dans les faits, les activités de diversification des exploitations agricoles, hors production agricole, sont très nombreuses. Celles liées à la valorisation des productions (transformation à la ferme, vente directe, circuits courts de commercialisation…) ou aux activités touristiques (hébergements à la ferme, restauration,…) sont aisément identifiées. De même, des services participants au développement rural, tels l’encadrement d’activités de pleine nature, l’entretien rémunéré de l’espace pour le compte de collectivités, sont pratiqués que ce soit dans le cadre du statut des exploitations agricoles ou d’autres statuts (salarié, indépendant,…) : les gisements et potentialités sont donc nombreux.

Cependant, de nombreuses autres activités comme les activités environnementales, énergétiques, cynégétiques, halieutiques, équestres, et plus largement de loisirs et de nature, recèlent un réel potentiel de développement insuffisamment connu et valorisé, sans oublier leur rôle dans la gestion et l’entretien des territoires.

Au final, ce rapport visera à mettre en cohérence et en réseau les dispositifs et expériences, simplifier les procédures, développer l’accompagnement de projets territorialisés et mutualiser les moyens de façon partagée.

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Vous avez été élu en début d'année à la tête de CPNT, comment mieux présider ce mouvement que votre prédécesseur Jean St Josse ?

Il ne s’agit pas de « mieux » présider mais de présider autrement : il n’y a pas de rupture mais simplement une réorientation du positionnement.

Succéder à Jean SAINT-JOSSE n'est guère chose facile tant il a porté haut les couleurs de CPNT en lui faisant respirer la victoire et les succès, notamment en 1999 et en 2002. Il a su faire de notre Mouvement une force politique qui compte et qui s'est ouvert à la ruralité. Il faut s'inspirer de ce passé glorieux pour préparer le futur, reprenant en cela notre slogan des régionales de 1992: "des racines fortes pour un avenir serein".
C'est pourquoi j'ai décidé de composer un nouveau Bureau National à l'image de notre Mouvement et comprenant pour moitié des représentants historiques du Mouvement et pour autre moitié des représentants de la nouvelle génération, ce qui montre par leur complémentarité que CPNT est pérennisé et durable.
Nous travaillerons en équipe, de façon dynamique, partagée et réactive, pour renforcer nos zones de force et nos bastions tout en se réimplantant sur les secteurs plus fragiles.

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Chacun doit se mobiliser sur le terrain et s'organiser. Chacun peut apporter au mouvement, à sa façon, pour qu'il se développe et pèse politiquement car ce n'est qu'à cette condition qu'on pourra se faire entendre. C'est le collectif qui fait notre force: nous devons "chasser en meute"!

Les chantiers ne manquent pas tant nous subissons l'action néfaste de l'écologie people à paillettes de l'actuel ministre de l'écologie qui visiblement a décidé de faire plus vert que les verts en écartant même les engagements présidentiels qui ont été pris l'année passée et auxquels ont pu croire les ruraux.
Ainsi, nos instances se sont déjà mises au travail pour répondre aux enjeux et objectifs que nous nous sommes fixés :

En 2008, rendre définitivement CPNT incontournable politiquement sur les questions de ruralité allant de l'aménagement du territoire et d'une autre écologie jusqu'à nos fondamentaux que sont la chasse et la pêche;
En 2009, développer notre réflexion et nos propositions pour une ruralité plus juste et respectée;
En 2010, développer nos réseaux de terrain notamment via les adhésions et les prochaines élections municipales puis enfin dès 2011 préparer les échéances futures cruciales pour notre avenir que sont les élections régionales et européennes.

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Quel bilan de ce premier tour des échéances municipales pouvez-vous effectuer au nom de CPNT ? (l'interview a été réalisé avant le second tour)

CPNT se félicite des résultats, et de l’élection, de ses très nombreux candidats (plusieurs centaines) aux élections municipales dans les communes rurales françaises.Ces élections confirment l’implantation locale et le réseau de CPNT dans les terroirs et les « petites » communes dont malheureusement on ne parle jamais, ou si peu, dans les commentaires médiatiques et politiques. Elles montrent le sérieux et la crédibilité du discours de CPNT et sa capacité à gérer les affaires publiques grâce à sa politique de proximité.

CPNT enregistre également l’élection au 1er tour, en liste entière, de son Président,moi-même, à BAUDREIX (Pyrénées Atlantiques) ainsi que de Jean SAINT-JOSSE, ancien Président du Mouvement, dans sa commune de COARRAZE. Par ailleurs, CPNT exprime sa satisfaction à l’égard des résultats très positifs et encourageants de ses candidats aux élections cantonales : les deux Conseillers généraux sortants CPNT sont réélus, l’un avec 72% et l’autre avec 56% en triangulaire, ce qui est une reconnaissance de l’excellent travail qu’ils ont effectué au Conseil Général depuis 2001.

Les autres candidats CPNT aux élections cantonales font également de très bons scores, montrant l’ancrage croissant du Mouvement, entre 17% et 33%, ce qui montre bien l’ancrage local et le poids politique et électoral de CPNT dans les zones rurales. Ceci devra être pris en compte par ceux qui gouvernent.

CPNT confirme sa relance et ces très bons résultats montrent que son discours, son programme et ses prises de position sont reconnues. La marche vers la reconnaissance générale du rôle incontournable de CPNT sur la ruralité est engagée !

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Lors des présidentielles, vous n'aviez réuni qu'un tiers des électeurs de Jean St Josse comment expliquez-vous cet échec moins de cinq ans après ?
Si le résultat a été décevant, il faut voir clairement que des réussites ont été au rendez-vous :

1ère réussite : alors que certains nous disaient morts et incapables d’être candidat, nous avons réuni 655 parrainages et pu être candidat.
2ème réussite : nous avons porté et imposé le débat sur la ruralité et la chasse dans cette campagne et amené tous les autres candidats à se positionner sur le sujet ; reste à espérer (et à peser politiquement) pour qu’ils ne l’oublient pas aussi vite et ne virent pas dans l’autisme.

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En fait, l’échec s’explique par le fait que, comme les autres candidats, nous avons été victimes du syndrome VOTE UTILE, l’argument qui ne sert qu’à ceux qui n’en ont pas. Les Français ont eu peur et ont soldé les comptes de 2002 : le 22 avril n’aura été que le 3ème tour de 2002 et nous avons été laminés, COMME LES AUTRES « petits » candidats car je rappelle que mis à part le trotskyste Besancenot, nous finissons tous dans le grupetto où du PCF au MPF en passant par les verts ou CPNT, on se tient tous dans les mêmes résultats.
Les chiffres ne veulent rien dire et j’insiste plutôt sur ma « victoire » dans cette campagne : avoir réussi à imposer la ruralité dans le débat public et politique alors qu’auparavant, personne ne s’en préoccupait.

Entre l'UMP, le PS et le MoDem, dans quel parti vous sentez-vous le plus proche ?
Le parti dont je me sens le plus proche est … CPNT ! Mon obsession politique, c’est de défendre la ruralité dans sa globalité alors je continue à me battre pour cela afin de peser et imposer sa prise en compte par ceux qui gouvernent, aujourd’hui comme demain. Peu importe les étiquettes, ce qui compte, c’est l’efficacité et les résultats pour la ruralité et les 15 millions de Français qui y vivent ou en vivent.
Pour ce qui est des partis politiques que vous citez, je note simplement que certains nous écoutent et nous respectent plus que les autres qui préfèrent travailler durablement avec nos « ennemis » les verts en soutenant leurs délires écolomaniaques antiruraux que nous ne pouvons accepter. CPNT développe et soutient une écologie humaine et réaliste, équilibrée et incitative et non une écologie punitive, sectaire et de sanction, comme la portent les verts. Avec nous, une autre écologie est possible !
Quant au Modem, faire la girouette en suivant le vent ou les simples ambitions présidentielles personnelles de son leader n’est pas un discours politique, ni un programme, surtout pour la ruralité. D’ailleurs, je note également qu’il a recyclé beaucoup de verts dans ses équipes…

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18 janvier 2008

Problematiques.fr : le nouveau défi de Franck Stassi


Interview de Franck Stassi, actuellement en première année de licence Administration et échanges internationaux, il est titulaire d’un baccalauréat économique et social (juin 2007). Passionné par l’économie et les questions de société, il rédige Cequifaitdebatblogspirit.com depuis mars 2006. Problématiques.fr succède au blog depuis janvier 2008.

www.problematiques.fr

26 septembre 2007

Julien Calabro : un lycéen engagé...

19 septembre 2007

Les militants jugent Sarkozy : J-B. Juillar , Royaliste (5/5)

Du 2 au 20 Septembre, le Lectumag part à la rencontre de cinq militants engagés, venus de diverses horizons qui jugent les premières semaines de la présidence Sarkozy et qui nous parlent des tâches heureuses d'un militant politique, aujourd'hui, au XXIème siècle. Aujourd'hui, pour clore cette série nous avons interviewé Jean-Baptiste Juillard (17 ans), qui adhère aux idées royalistes et qui ne se reconnaît pas dans l'échiquier politique français...


Tout d'abord présentez-vous.
Je m'appelle Jean-Baptiste Juillard je suis actuellement en Terminale ES (spécialité économie). Je m'intéresse à la politique, je me suis rendu à plusieurs meetings durant la campagne présidentielle, et je souhaiterais intégrer un Institut d'Etudes Politiques (Paris, Bordeaux, ou Strasbourg). Je vis dans le département du Rhône.

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Pouvez définir vos convictions politiques ?
Je ne peux pas me positionner sur l'échiquier politique actuel. J'ai tout d'abord été séduit par le discours de la droite nationale, puis de la droite gaulliste, cependant j'ai pris conscience de leurs limites. Mon soutien va à tous les hommes soucieux de l'intérêt général.

Lors des présidentielles 2007, qui auriez-vous soutenu ?
Si j'avais pu voter, mon bulletin aurait sans doute été en faveur de Jean-Marie Le Pen, ou peut-être de François Bayrou, dans les deux cas cela n'aurait pas été un vote de conviction.

Le vote blanc est-il la meilleure des solutions pour exprimer son avis ?
Il constitue un moyen de montrer son rejet de la classe politique, sans pour autant renier son devoir de citoyen. Malheureusement le vote blanc est souvent comptabilisé au même titre que l'abstention, alors que leur signification est totalement différente. En définitive je ne pense que cela soit la "meilleure" solution, mais elle mérite le respect.

Qu'admirez-vous dans le royalisme ?
En constatant l'incapacité du pouvoir politique à réformer le pays, j'en suis venu à me demander si ce n'était pas notre système politique et ses imperfections qui étaient responsables de la situation. C'est alors que j'ai découvert le royalisme, et plus précisement la doctrine maurrasienne, je vous invite au passage à visiter le site de l'Action Française, dont il fut le digne représentant ( http://actionfrancaise.net/ ). Il convient de ne pas oublier que la France a connu un régime monarchique durant des siècles. Certes, son bilan n'est pas immaculé, mais tout de même la France fut en partie forgée par ses Rois. Néanmoins je reste perplexe quant à la possibilité de convaincre l'opinion de la nécessité de la restauration monarchique; Charles Maurras disait "le désespoir en politique est une sottise absolue " voilà un aphorisme à méditer.

Etes-vous satisfait des premières semaines de Sarkozy au pouvoir ?
Il serait vain de juger Nicolas Sarkozy au vu de ses premières semaines, il a une lourde tâche à accomplir; réservons donc notre jugement, en outre, Nicolas Sarkozy vient à peine de s'attaquer aux dossiers sensibles.

Que pensez....du service minimum.
Le service minimum fait actuellement débat car il est considéré par certains comme une atteinte au droit de grève. Cependant j'estime que sa légitimé est incontestable. En effet, elle concerne le service public, qui est au service des citoyens, qui ont besoin des transports en commun pour se rendre au travail. J'attends donc la réaction de Nicolas Sarkozy, qui avait promis son instauration.

11 septembre 2007

Les militants jugent Sarkozy : P.Cabannes, PCF (4/5)

Du 2 au 20 Septembre, le Lectumag part à la rencontre de cinq militants engagés, venus de diverses horizons qui jugent les premières semaines de la présidence Sarkozy et qui nous parlent des tâches heureuses d'un militant politique, aujourd'hui, au XXIème siècle. Aujourd'hui, nous avons interviewé Paul Cabannes, militant communiste âgé de 17 ans.


Tout d'abord présentez-vous...
Je m'appelle Paul Cabannes, j'ai 17 ans, suis membre du PCF et des Jeunesses Communistes.

De quand date votre engagement au Parti Communiste ?

Cela fait 1 an que je suis membre du PCF mais mon engagement dans la lutte a commencé vraiment il y a 2 ans.
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Le PCF est en crise, que faire pour remédier à cela ? Oui le PCF traverse une profonde crise.Pour remédier à cela je ne vois qu'un reméde, construire et présenter un véritable projet Communiste qui mette bien en avant le besoin de dépassement du capitalisme et non plus construire un projet ambigue comme l'était celui du rassemblement antilibéral...ce projet communiste passe par un vrai travail théorique, un retour aux valeurs marxistes sans pour autant oublier l'évolution qu'il y a eu.Certains disent qu'il faut abandonner l'idéologie marxiste( gayssot, Hue), que c'est d'un autre temps...Mais il serait débile d'abandonner l'idéologie marxiste alors que l'on voit bien que du coté de la droite l'idéologie libérale est bien en place dans le projet de Nicolas Sarkozy.et cette idéologie que la droite défend n'a t'elle pas était mise en place par Adam Smith, Ricardo et d'autres et ceux bien avant marx ? Bref tout cela pour dire que le PCF doit s'il veut sortir de la crise proposer un programme communiste qui soit vraiment proche du peuple, des ouvriers, des employés, de ceux qui souffrent quotidiennement!

Un parti rassemblant la LCR, la LO et le PCF : tentant ?
oui c'est toujours tentant le rassemblement des forces mais il faut voir ce que ça donne sur la forme.Si c'est pour créé une organisation gauchiste et sectaire ça n'est pas la peine...si c'est pour s'autoproclamé "trotskyste" ou se dire d'extréme gauche, ça n'en vaut pas la peine non plus...
Aprés à partir du moment où on se met d'accord sur un programme communiste ou pourquoi pas méme anticapitaliste pour que les anarchistes et toutes ces forces s'y retrouvent dedans c'est d'accord.
Il faut que ce parti soit bien sur au plus prét du peuple et ne vise pas les petits bobo comme c'est souvent le cas de LO ouLCR...

Quel futur leader après les échecs de Buffet ? Oh ça honnétement c'est trés difficile à dire...il faudrait quelqu'un de charismatique et de communiste, qui soit honnéte, simple et vienne d'un milieu ouvrier ou qui ait surtout conscience des réalités...c'est sur c'est difficile de trouvé quelqu'un comme ça

En quelques mots, votre opinion sur les premiers mois de Sarkozy... Pas grand chose à dire, on s'attendait à la "rupture" , on peut toujours attendre...les mesures sont bien sur des mesures libérales visant à américaniser la France...(casse de la sécu, privatisations, autonomies des universités, flexibilité dans le code du travail...etc), à augmenter toujours plus les inégalités entre la base et une toute petite minorité!Aprés il respecte son programme qui était taillé pour les riches bien sur...Dommage que les gens modestes n'est pas compris, dommage qu'il n'y ait pas eude véritable projet alternatif à cette politique.
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Votre opinion...sur le service minimum ? Contre le service minimum, ce n'est pas en mettant en sourdine les gréves que les problémes dans les services public se résoudront!s'ils font gréves ce n'est surement pas pour leur plaisir...soyons du coté des salariés qui réclament un service public qui remplisse son role, c'est à dire d'étre au service de la population!

Votre opinion sur... François Hollande. Que dire sur lui? Pas de bonnes choses en tout cas...François hollande est premier secrétaire d'un parti se réclamant de "gauche"...il dirige un parti qui présente un programme qui n'est pas de gauche, un parti qui souhaite l'hégémonie sur tout la gauche, un parti qui est pour la bipolarisation!!les socialistes se transformant de plus en plus en Démocrates à l'américaine!!François Hollande, anticommuniste de tout évidence, nous n'avons rien à attendre de lui et de son parti à part se faire planter un couteau dans le dos...

Notre prochain interview de millitants sera celle d'un militant Front National. Que pensez-vous de leur leader, Jean-Marie Le Pen ? Certains de ces propos, gestes, procés en justice, ont fait penser à l'homme le plus sombre de l'histoire! C'est un homme d'extréme droite qui joue sur la division simpliste entre français et étrangers.Certe ça n'est pas hitler mais c'est un homme dangereux qui propose un programme en faveur des plus riches et qui encourage la méfiance vis à vis de l'étranger, de l'autre, celui qui ne nous ressemble pas alors qu'il faudrait s'ouvrir, partager entre individus.

06 septembre 2007

Les militants jugent Sarkozy : A.Leleu, DLR (3/5)

Du 2 au 20 Septembre, le Lectumag part à la rencontre de cinq militants engagés, venus de diverses horizons qui jugent les premières semaines de la présidence Sarkozy et qui nous parlent des tâches heureuses d'un militant politique, aujourd'hui, au XXIème siècle. Aujourd'hui, nous avons interviewé Anthony Leleu (20 ans), qui adhère aux idées de Nicolas Dupont-Aignan, un politicien qu'il a découvert durant la campagne présidentielle...


Tout d'abord présentez-vous.
Je m'appelle Anthony Leleu. J'ai 20 ans. Après avoir obtenu un bac ES en 2005, j'ai fait une Classe Préparatoire de deux ans, et je suis aujourd'hui élève de l'EDHEC, qui est une Ecole Supérieure de Commerce basée à Lille.

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Qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre Debout la République, de quand date votre appartenance à ce parti ?
A vrai dire, je ne suis pas adhérent à DLR, mais un "simple" sympathisant. J'ai appris l'existence du mouvement de Nicolas Dupont-Aignan il y a environ 2 ans, et c'est lors de la dernière campagne présidentielle que j'ai appris à mieux connaître ses idées. Et je dois dire que les idées de NDA sont très proche des miennes dans de nombreux domaines : en matière d'Europe, d'économie, d'Etat, de mondialisation, d'immigration... J'ai à ce sujet eu l'occasion de lire son livre Français, reprenez le pouvoir, qui a confirmé le bien que je pensais de lui. Je le trouve en outre fort sympathique et je serais ravi de le rencontrer un jour.

Nicolas Dupont-Aignan prône la rupture avec l'Union Européenne. Etes-vous persuadés que la France peut survivre sans l'UE ?
NDA ne souhaite pas que la France sorte de l'Union Européenne ! Il souhaite simplement, et à juste titre, que l'UE change d'orientation. L'UE actuelle est guidée par le dogme néolibéral. Et je parle de "dogme" car beaucoup de décisions sont prises non pas en fonction de l'intérêt commun, mais en vue de répondre à une idéologie économique : le libéralisme. Je vous donne un exemple : L'intérêt général exigerait que des fusions d'entreprises européennes aient lieu dans le domaine de l'industrie, secteur vital qui se détériore en Europe à cause, nous le savons bien, de la concurrence déloyale que nous livre des pays en dévelopement, tels que le Chine ou l'Inde. Et bien dans les faits, la Comission a interdit la fusion de Schneider et Legrand, qui aurait pu devenir un champion industriel européen, et n'a pas bronché lorsque Péchiney a été englouti par le Canadien Alcan suite à une OPA hostile ! On constate à travers cet exemple l'incohérence des décisions prises... En outre, l'UE est, on le voit avec le "mini-traité", destinée à devenir une Europe supranationale, avec un droit européen prévalant sur le droit français. Avec l'extension des vote à la majorité qualifiée, la France serait obligée d'appliquer des mesures en contradiction avec ses intérêts vitaux. De plus, la volonté du "traité simplifié" de créer un "Haut Représentant pour la politique étrangère", autrement dit un ministre des affaires étrangères européen, avec un service diplomatique, c'est-à dire des ambassades, va à terme marginaliser les ministères des affaires étrangères de chaque pays, dont la France bien évidemment. Quelle aurait été l'attitude de ce Haut Représentant lorque les Etats-Unis ont envahi l'Irak en 2003, sachant qu'une majorité des pays de l'UE, dont la Grande Bretagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne notamment, soutenait cette manoeuvre ? La voix de la France sur la scène internationale me paraît vitale.

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Votre avis sur... le service minimum.
Globalement, je pense que le service minimum dans les transports est une bonne chose : pour beaucoup de personnes, les service publics de transports sont indispensables pour qu'ils puissent se rendre sur leur lieu de travail, ou leur établissement scolaire pour les étudiants. Une grève totale dans les transports prend bien évidemment ces personnes en otage, ce qui n'est pas acceptable, d'autant plus que les premières personnes victimes sont biensûr les classes populaires. Nos services publics sont des atouts formidables pour notre pays, et il ne faudrait pas qu'un "divorce" se produisent entre ceux-ci et les usagers, au profit d'un démantellement de nos services publics que certains aimeraient voir se produire. Cependant, il ne faudrait pas que le service minimum soit un moyen de baillonner les employés si nos services publics étaient menacés. Car il faut reconnaitre que nos services publics entrent en contradiction avec la "concurrence libre et non faussée" voulue par une UE assoiffée de déréglementations, en particulier depuis l'Acte unique en 1986 et la volonté de substituer le concept de "service universel" à celui de service public à la française. Et ce concept réduit considérablement l'éventail des services que notre pays aurait la possibilité d'organiser.


Votre avis sur... la TVA Sociale.
NDA est favorable à la TVA sociale, tout en soulignant qu'il ne s'agit pas de la recette magique permettant de supprimer les délocalisations. La TVA sociale fonctionne de cette manière : on diminue les cotisations patronales afin de diminuer le coût du travail et augmenter ainsi la compétitivité des entreprises françaises ; parallèlement, on augmente la TVA sur les produits français ET importés, et on défavorise au bout du compte les produits importés. Première question : Cela va t-il augmenter significativement la compétitivité des entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes? Réponse : oui et non. Les entreprises françaises vont fort probablement gagner en compétitivité par rapport à leurs concurrentes européennes, puisque cette TVA sociale joue un peu le rôle d'une dévaluation. Cependant, ce petit gain de compétitivité sera biensûr insuffisant pour lutter à armes égales contre les coûts salariaux chinois, par exemple. Deuxième question : Cette augmentation de la TVA ne va-t-elle pas augmenter les prix et, corrélativement, diminuer le pouvoir d'achat des Français ? Il y a en effet de grandes chances que les entreprises françaises ne jouent pas le jeu à 100 % et qu'ils ne répercutent pas les gains résultant de l'allègement des cotisations sociales patronales sur les prix en les diminuant. Quant aux produits importés, leurs prix devraient logiquement augmenter, sauf si les entreprises importatrices acceptent de réduire leur marge bénéficiaire...


Debout la République présentera-t-il des candidats lors des municipales ?
N'ayant (pour l'instant !) aucune responsabilité au sein de ce parti, je suis dans l'incapacité de répondre à cette question. Toutefois, je ne prends pas beaucoup de risque en émettant l'hypothèse que NDA se représentera à Yerres...

Ne pensez-vous pas que les idées de DLR seront mieux entendues au sein de l'UMP ?
Aujourd'hui, l'UMP n'est qu'un parti libéral, à l'instar de la plupart des grands partis de droite en Europe. Et le recueillement de N. Sarkozy sur la tombe du général De Gaulle quelques jours avant le 1er tour de la présidentielle, probablement à la recherche d'un soutien d'outre tombe ne change rien à l'affaire. Le refus d'un référendum pour ratifier le "mini-traité" (ou plutôt le clône de la Constitution rejetée par les Français), sa volonté de construire une Europe supranationale, son "amitié" avec Georges Bush et des représentants du grand capital mondialiste sont autant de preuves que N. Sarkozy et son parti dont il était le président n'ont rien de gaulliste. A partir de ce constat, je ne vois pas ce que NDA, défenseur du gaullisme, irait faire dans ce parti. Je trouve d'ailleurs assez incohérent le fait que DLR se soit situé dans la "majorité présidentielle" pendant les législatives, et je sais que de nombreux sympathisants de NDA éprouvent le même sentiment que moi. A mon avis, je pense qu'il n'avais pas trop le choix : s'il avait refusé de se présenter aux législatives sous la banière "Majorité présidentielle", l'UMP aurait certainement présenté un candidat qui l'aurait peut-être battu, vu la capacité d'attraction dont bénéficiait l'UMP pendant ces élections. Or, l'absence de NDA au parlement aurait signifié la fin de la visibilité de son parti et de ses idées. Cependant, cette opinion n'est que la mienne et il est fort possible que je me trompe... Quoi qu'il en soit, j'ai crû comprendre que NDA claquait définitivement la porte à l'UMP suite aux dernières actions de notre président, et je pense qu'il a fait ce qu'il devait faire, et que nombreux sont ceux qui soutiennent son geste.

Notre prochaine interview de milittants pour notre "série de rentrée", les millitants jugent Sarkozy, sera celle d'un militant front national. Que pensez-vous de leur leader, Jean-Marie Le Pen ?
Quand on se veut être le candidat "anti système", il faut savoir que chaque "dérapage", quel qu'il soit, ne sera occulté par les médias, bien au contraire. Des propos qu'il a tenu, par ailleurs condamnables, lui sont encore reprochés vingt ans après. Dans tout combat d'idées, il faut toujours être vigilant sur les propos que l'on tient, au risque dans le cas inverse de décrédibiliser tout son programme, son partis, ses électeurs.

N'OUBLIEZ PAS DE CONSULTER L'INTERVIEW DE NDA PAR LECTUMAG EN JUIN 2007 !

04 septembre 2007

Les militants jugent Sarkozy : S.Lecoeur, MoDem (2/5)

Du 2 au 20 Septembre, le Lectumag part à la rencontre de cinq militants engagés, venus de diverses horizons qui jugent les premières semaines de la présidence Sarkozy et qui nous parlent des tâches heureuses d'un militant politique, aujourd'hui, au XXIème siècle. Aujourd'hui, nous avons interviewé Séphane Lecoeur (43 ans) , et soutien du Mouvement Démocrate de François Bayrou. Découvrez l'interview de ce militant un brin humoristique à l'humeur joyeuse qui reste fidèle à ses convictions !



Bonjour, tout d'abord présentez-vous.
Stéphane Lecoeur ; 43 ans ; Enseignant libéral ; Conseiller National MoDem

Etiez-vous symphatisant UDF avant de rejoindre le Mouvement Démocrate ?
Je suis entré en politique à l'UDF en 1983 après mon bac ; j'y suis resté depuis malgré 10 ans de bi-encartage à Démocratie Libérale de 1992 à 2002

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Bayrou prône la stratégie "un peu de gauche, un peu de droite". Ne pensez-vous pas que ce n'est qu'en tranchant que les français accorderont leur vote à un candidat ?
François Bayrou prône le rassemblement au Centre et l'abolition
du bi-partisme cher aux anglo-saxons. Comme à la naissance de la télé en couleur, de nombreux français ont mis du temps à abandonner le noir et blanc. Politiquement, c'est pareil, de nombreux français peinent à abandonner la politique en noir et blanc pour rejoindre la politique en couleur. Malheureusement, les éléphants rétrogrades oublient qu'ils mourront les premiers et que la division porte en elle le germe de sa propre disparition. Il suffit d'être patient !

L'effet Bayrou 2007 est-il du au mécontentement des socialistes vis à vis de Ségolène Royal ?
L'effet Bayrou n'est du qu'à lui-même !!! Il n'y a qu'a voir le pompage honteux auquel s'est livré Nicolas Sarkozy du programme de François Bayrou pour comprendre que ce dernier avait les idées mais pas le charisme. Il manque un chef de file charismatique au MoDem, ça a toujours été mon avis et ça le restera.

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La trahison des membres du Nouveau Centre est-elle difficile à encaisser ?
Une trahison est toujours dure à encaisser surtout quand elle vient de personnalités comme Hervé Morin. Pour beaucoup d'autres la sénilité et le retour d'âge a provoqué cette volte-face rassurante (Vu leur âge, c'était leur dernier tour donc autant être élu quelque soit le moyen)

Quelle est votre opinion à propos.... du service minimum.
C'est une ânerie, ça existait déjà !!! Comme bon nombre des lois électoralistes promises par Nicolas Sarkozy. Mais encore faut-il savoir lire le Code civil...

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Quelle est votre opinion à propos...d'Hervé Morin.
Je pense qu'il a du vendre tous les miroirs chez lui et qu'il a un barbier (c'est un beau métier à protéger, barbier).

Nous receverons lors de notre prochain interview un millitant Debout la République. Quelle est votre opinion sur leur leader, Nicolas Dupont-Aignan ?
Gentil garçon, un peu naïf ! Mais il en faut des comme-ça. Ca laisse un peu d'espoir sur la nature humaine !

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