17 mars 2008
La droite sauve les meubles
Le second tour des échéances municipales a amplifié la vague rose observée au soir du premier tour permettant ainsi à la gauche de (re)conquérir des villes clés et de conserver des communes déjà acquises en 2001 comme Paris ou Grenoble. Loin de l'analyse du vote sanction, les raisons du succès de la gauche sont certainement dues à son implation locale observée ces dernières années.
Record d'abstention
Annoncée depuis le début de la journée, la faible participation pour ce second tour des municipales n'aura profité à aucun camp, la tendance observée au premier tour n'ayant pas été renversée. Avec 34,5% d'abstention contre 33,5% la semaine dernière, le record d'abstention a été battu et n'avait jamais été aussi haut depuis 1959. Dans les villes dites grandes de plus de 30.000 habitants l'abstention était estimée hier soir à 38%, dépassant même la barre des 40% à Paris (43,2%). A Marseille, les électeurs ne sont pas mobilisés en masse puisque l'abstention atteignait 53%, un score cependant supérieur de deux points de pourcent à la semaine dernière.
Bayrou affaiblit sur le plan national par sa défaite à Pau
A Pau, François Bayrou n'a pas réussi son pari et s'incline par moins de 300 voix, sa liste ayant récoltée 38,8% contre 39,7% pour son adversaire socialiste Mme Lignieres Cassou. Battu dans son propre fief, le troisième homme de la présidentielle perd de l'importance sur le plan national et affaiblit par la même occasion le MoDem qui ne remporte pas la moindre victoire.François Bayrou encaisse dont une défaite aux conséquences désastreuses qui est due à l'échec de sa stratégie de solitaire, le président du MoDem ayant subit le maintien de l'UMP Yves Urieta au second tour.
A Strasbourg, Ries est de retour à l'hôtel de ville
L'ancien maire de Strasbourg par intérim Roland Ries s'est offert une victoire sans précédent pour le Parti Socialiste local et permet à son parti de revenir à la Mairie après sept ans passés dans l'opposition. Présenté comme discret et faiénant, Roland Ries est toutefois parvenu à l'emporter largement avec 58,33% des suffrages soit 17 points de pourcent d'avance sur la maire sortante UMP Fabienne Keller.
Le faible score de Mme Keller au premier tour, a forcément joué dans le résultat final, Ries étant parvenu à distancer de 10 points de pourcent sa rivale dès dimanche dernier. Victime du reflux du Front National (5,01% pour les deux listes d'extrême droite), la maire sortante n'est pas parvenue à rassembler les absentéistes de la semaine dernière et n'a pu compter que sur les faibles réserves de voix du MoDem et du FN.
A Nice, Estrosi met fin à l'administration Peyrat
Le secrétaire d'étât à l'Outre Mer, démissionnaire, Christian Estrosi a réussi son parachutage à Nice où ce proche de Nicolas Sarkozy a mis fin hier à 13 ans de mairie Jacques Peyrat. Emmelé dans une triangulaire PS-UMP-DVD, Christian Estrosi a réuni 41% des suffrages soit 6% de plus qu'au premier tour, il devance le socialiste Patrick Allemand qui a la surprise général s'est imposé devant le maire sortant DVD Jacques Peyrat qui a fait le frais d'un report de voix de ses électeurs vers la liste Estrosi. Proche du Front National, Jacques Peyrat s'était notamment fait remarqué lors de la campagne municipale en insultant une Niçoise de pétasse.
Marseille, bastion de la résistance UMP
Après moult rebondissements tout au long de la campagne, la maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin est parvenu à conserver son poste à l'hôtel de ville Marseillais et a annoncé dès sa victoire officialisée vouloir poursuivre le changement à Marseille. Elu avec 50,4% des suffrages contre 47,7% pour l'outsider socialiste Jean-Claude Guérini et 1,8% pour le Front National, Jean-Claude Gaudin aura mené la campagne la plus difficile qu'il est eu à mener de sa longue carrière jusqu'au bout et rempile donc pour un troisième... et dernier mandat ?
Remaniement en vue
Face à ce que l'Elysée interprête comme un vote sanction, un remaniement à l'Elysée et au Gouvernement est prévu pour cette semaine, probablement avant mercredi, un remaniement dont l'Elysée souhaite limiter les conséquences en stipulant que seules quelques fonctions ne sont pas assumées dans ce gouvernement en assurant que contrairement aux élections législatives de juin dernier, les ministres battus ne seraient pas démis de leurs fonctions. Le porte parole de l'Elysée David Martinon s'est vu contraint d'abandonner son poste au profit d'un poste de consul à Washington, suite à ce licenciement-promotion, le poste de porte parole est supprimé.
21:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook


Ecrire un commentaire