25 octobre 2009
Le PS doit réinventer le statut de premier opposant
Lundi dernier, au micro de Jean-Michel Apathie, Frédéric Lefebvre assurait que l'opposition ne fait plus son travail et ce sont les médias qui la remplace, citant pour exemple les affaires Jean Sarkozy et Frédéric Mitterrand rappelant que cette dernière a commencé avec des journalistes qui ont essayé de faire croire que mitterrand était pédophile. Le porte-flingue parole de l'UMP a ainsi ouvert le débat sur un Parti Socialiste qui peine à donner un nouveau souffle au statut de premier opposant, qui requiert une évolution à l'heure du XXIème siècle. Qu'attend-on désormais de l'opposition ? Qu'elle alimente la polémique en permanence comme l'indique M.Lefebvre ? Cette vision du rôle d'opposant politique fait justement référence à une conception archaïque de la politique.
Ce que l'on attend de l'opposition, ce sont des contre-propositions aux projets de loi de la majorité. Qu'attend le PS pour plancher sur une dizaine de mesures phares, ambitieuses, modernes et visionnaires et non pas des vieilles recettes de l'ère Mitterrand ou Jospin. Des mesures avant-gardistes qui permettront au PS d'inverser la tendance en vue des élections présidentielles 2012 (Etats-Unis d'Europe, salaire maximum, désarmement nucléaire etc...). Les Français attendent toute autre forme de contestation que celle qui se limite à incriminer les figures de la majorité dans de sordides affaires médiatiques.
Or, le PS s'embourbe souvent à force de s'immiscer dans les polémiques de forme qui touchent la majorité, qui plus est en présentant plusieurs réponses divergentes, voire contradictoires. On ne peut effectivement que regretter que le discours des différentes personnalités socialistes ne soit pas sur une longueur d'ondes commune, reflétant l'image d'un conglomérat de personnalités au détriment d'un parti uni et cohérent.
Si elle souhaite redresser son parti, Martine Aubry doit canaliser les interventions des socialistes, qui, à défaut d'être pilotées par Solférino ne sont qu'un ramassis de propos discordants. A l'inverse de l'UMP, où chaque sujet fait l'objet d'une intervention unique ou d'interventions contrôlées, Martine Aubry semble privilégier, à son insu, un foisonnement d'interventions certes démocratiques mais handicapantes pour le parti socialiste. La maire de Lille doit imposer son leadership et ainsi réguler la visibilité médiatique des caciques du parti. En somme, devenir une leader...
15:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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