24 janvier 2009
L’environnement peine à séduire les jeunes talents
La pénurie de professionnels pourrait pénaliser la création de 500.000 emplois liés à l’environnement d’ici à 2020, selon une étude récemment publiée. Le manque de personnel qualifié apparaît comme criant dans les secteurs de pointe et l’énergie. “Cette carence en capital humain peut tout simplement menacer la croissance de ce secteur dont les investissements ont affiché des progressions de 60 % en 2007“, explique à Réussir Luigi Slaviero, du cabinet de recrutement Heidrick & Struggles. L’entreprise, spécialisée dans l’emploi des cadres, pointe notamment du doigt les postes à hautes responsabilités, telles que les chief executive officers, les directeurs techniques ou les cadres expérimentés. Le développement de la filière étant relativement récent, les profils les plus qualifiés sont difficiles à dénicher. A la sortie des écoles, les grandes entreprises sont plus convoitées qu’une myriade de PME.Parmi ces emplois à pourvoir, figurent notamment les ingénieurs. Dans le domaine de l’énergie, les pétrolières et parapétrolières, telles que Technip, procèdent à de nombreux recrutements. La mobilité et l’adaptation à d’autres cultures sont les maîtres-mots dans le cadre de la recherche de nouveaux gisements de pétrole, par exemple. “L’entreprise offre de multiples opportunités à fort contenu international avec une prise de responsabilité rapide. Nos ingénieurs s’expatrient quelques années, en moyenne deux à trois ans“, indique au Figaro la responsable recrutement de Technip, Christine Brochard. Compte tenu de la forte croissance du marché de l’énergie, GE Energy anticipe les besoins à venir en procédant au recrutement de 250 ingénieurs, qui viendront s’ajouter aux 800 recrutés l’an dernier. Afin de séduire les jeunes, des concours en lien avec différents établissements sont mis en place.
Des freins identifiés par le Bureau international du travail
“Les données montrent que les emplois verts ne constituent pas automatiquement un travail décent. Nombre de ces emplois sont insalubres, dangereux et difficiles. L’emploi dans des activités comme le recyclage et la gestion des déchets, les bioénergies et le bâtiment tend à être précaire et peu rémunérateur“, avance le Bureau international du Travail pour justifier le rebut de certains candidats envers le secteur. Jusqu’à présent, l’environnement était essentiellement associé à la gestion des déchets, une activité qui génère de très nombreux emplois d’insertion mais peu attractive. Pourtant, les atouts sont nombreux en termes économiques, notamment en cette période de crise: les investissements visant à améliorer l’efficacité énergétique dans le bâtiment pourraient créer plus de 2 millions d’emplois, 20 millions de postes supplémentaires devraient se créer d’ici à 2030 dans les énergies renouvelables, tandis que le marché mondial des biens et services écologiques devrait doubler durant ce labs de temps.
Le manque de formations adaptées est cependant pointé du doigt par les recruteurs. Les filières universitaires seraient trop théoriques, tandis que les cursus professionnalisants souffrent d’un déficit d’image. L’enjeu se situe donc aujourd’hui davantage sur les compétences que sur la main-d’oeuvre potentielle, le développement durable ne devant pas seulement être considéré comme un eldorado mais surtout comme un moyen de mettre en oeuvre des savoirs-faire au service d’un secteur en pleine expansion. Afin de nourrir ce vivier de talents, les enseignants sont en première ligne; or, le manque de professeurs formés alerte les professionnels du secteur. L’environnement, prochain terrain de jeu de l’Education nationale ?
18:16 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : france, société, environnement, emploi, economie |
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Commentaires
Mais il faut arrêter avec ces articles en bois derrière lesquels il se cachent les vérités...
Bien sûr que la faculté des sciences est trop théorique !!
Ils ont qu'à également revoir les matières à enseigner, ce n'est pas normal que quand un eleve a choisi la voie "physique" comme spécialisation en 2 eme année, il se retrouve avec des matières qui lui cassent les couilles telles que la chimie, alors que dans son bouleau futur de physicien, la chimie à ce stade là ne lui servira plus, elle lui servira uniquement en tant que culture supplémentaire !
Il en est de même pour les chimistes qui se voient barrer parfois à cause de mathémtiques dont le programme est : les matrices, et que les profs ne semblent pas vraiment plus indulgent lors de la notation, faisant la part des choses concernant la voie de base empruntée par l'élève, et il bande de voir qu'un éleve a 5, encorem ieux, il donne 80% des points aux résultats, et non au raisonnement. Si un éleve raisonne parfaitement mais que ses résultats s'en trouvent faux, pour une raison ou une autre, eh bien il ne récolte que trop peu de points, ce qui n'est pas tout à fait normal !
De plus, il est faux lorsque les statistiques toutes bidons affiment que c'est en pénurie... Certe peut être, mais il faut arrêter dans TOUS les secteur pratiquement de dire aux nouveaux venus : Vous n'avez pas d'expérience !!
Beh ouai sûr, si aucune entreprise ne lui laisse jamais sa 1 ere expérience, il l'a prend où alors ??
On dit de faire des études, et que l'on fasse un BTS ou une licence, stage ou pas, les réponses fusent, toutes les mêmes...
On dit de faire des études mais tout devient paradoxal quand on en voit les conséquences, si on n'est pas le fils de machin, ou le neveu de bidule truc, il y a d'énormes difficultés !
Autre problème, les salaires, lorsqu'enfin un ingénieur trouve un éventuel poste, les salaires par rapport au temps de recherche et par rapport à ces qualités et diplome, ne sont absolument pas à la hauteur ! J'ai dans mon entourage très proche, une personne qui est ingénieur en informatique, programmation etc etc... cela fait plus de 10 ans qu'il travaille, après avoir galéré, il reste sur Marseille, et son salaire est à mourrir de rire par rapport à ce qu'il devrait avoir, et il est anormal que la façon de rémunérés les ingénieurs, soit différentes d'un pays à l'autre, un ingénieur doit avoir un salaire équivalent à son diplome, et à ce qu'il mérite au sein de l'entrprise !
Alors il faut que lesjournalistes ils arrêtent de dire que des conneries sur le fait que c'est en pénurie... Certes le nombre détudiants dans ce secteur est infime par rapport à tous ceux du commerce et autres dérivés !!
Mais ils on qu'à laisser la chance aux jeunes, prendre le temps de les former, de leur donner l'expérience, car il faut se dire que celui qui est dans une entreprise et qu'il a l'expérience, cela signifie qu'avant cela, 1 ou plusieurs autres entreprises lui ont laissé sa chance pour acquérir cette fameuse expérience !
Deuxiemement, à revoir largement les cursus en fonction de ce que veulent les éleves, car jusqu'en école d'ingénieurs ont peu voir des éleves être en chimie après 3 ans d'études, et se frapper de la physique qui quoi qu'il arrive ne leur servira en rien en leur devoir de chercheur chimiste...
Arrêtons de croire tous ce que disent les chiffres etc etc, qui eux même peuvent être traffiquer par les hauts placés.
Ecrit par : Jp | 29 janvier 2009
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