30 novembre 2008
Le Bilan du mois de Novembre
Comme il en est coutume à chaque fin de mois, j'établis le bilan mensuel de l'activité du Nouvel Hebdo. L'actualité du blog s'est résumé ce mois-ci à mon édito vidéo N°2, qui, mis en une par Guy Birenbaum sur le site Le Post, a été par la suite repris par AgoraVox, LCI ainsi que par d'autres blogs plus marginaux. La médiatisation de l'édito a dopé le trafic du site, qui, établi une moyenne de visiteurs uniques quotidiens à 170 (+102% par rapport à octobre), dont un pic le 24 Novembre avec 1049 visiteurs uniques, soit la meilleure performance enregistrée depuis la création du blog en août 2006. Par ailleurs, des perspectives intéressantes se profilent. Les billets les plus consultés ce mois-ci furent bien entendu ceux en rapport avec l'édito N°2 (ici et la-bas) ainsi que Causes et enjeux du conflit tchétchène (partie 1 et partie 2) sans oublier notre dossier Le Renouveau de l'Amérique Latine, que vous continuez de consulter avec assiduité. En vous remerciant de toute l'attention et l'intérêt que vous pouvez porter au Nouvel Hebdo.
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29 novembre 2008
L'Europe face à la crise

Face à la crise économique, la commission européenne a annoncé mercredi que près de 200 milliards d'euros seront injectés dans l'économie européenne (chaque pays membre y contribuera en reversant 1,5% de son PIB) dans le cadre d'un plan de relance qui préconise aux états membres de l'U.E de privilégier la stimulation économique au profit de la rigueur budgétaire. Bruxelles suspend donc provisoirement ses sanctions en cas de dépassement des plafonds, qui contraignaient les membres de l'Eurogroupe à ce que leur déficit public n'atteigne pas les 3% de leur PIB et que leur dette ne soit pas supérieure à 60% du PIB. En mettant de côté ces contraintes, Bruxelles ouvre la voie à des plans de relances nationaux, afin de répondre précisément à des situations différentes. Tour d'horizon de la situation économique et des impacts de la crise sur les poids lourds européens.
Les baisses d'impôts font débat en Allemagne
Nous sommes en récession et nous avons une année 2009 difficile devant nous. Peer Steinbrück le sait, le ministre allemand des finances a solennellement prévenu ses compatriotes que la crise économique n'épargnera pas l'Allemagne, dont le PIB s'est contracté de 0,5% au troisième trimestre. Les indicateurs prévoient pour l'année 2009 une récession sévère, qui va contraindre le gouvernement d'Angela Merkel à alléger les impôts pour les salaires faibles et moyennement élévés d'ici 2009, alors que la feuille de route de la chancelière prévoyait d'effectuer de telles éxonérations à l'horizon 2010.
A dix mois d'échéances législatives cruciales, la question des baisses d'impôts fait débat outre-rhin, le CSU les réclamant tandis que le CDU hésite à les appliquer, tout en étant conscient que les rejeter constituerait en soit un lourd handicap dans le cadre des élections législatives. Angela Merkel s'y refuse pour le moment, ayant fait de la rigueur budgétaire une des priorités de son mandat, tout comme M.Steinbrück qui estime que cette orientation est mauvaise parce qu'elle pèsera sur nos enfants et petits-enfants sans obtenir d'effets fiables sur la croissance.
Le projet de Berlusconi en suspend
En 2008, la croissance du PIB restera modérée en Italie a prévenu l'OCDE et l'UE, qui tablent sur une croissance annuelle de l'ordre de 0,1%, contre les 0,5% prévus initialement. Pour l'année 2009, les prévisions de croissance ont elles aussi été revues à la baisse, pas plus de 0,5% estime l'UE, soit moins que les 0,9% qu'espérait le gouvernement. Il est clair que la réalisation de notre programme est conditionnée par trois éléments essentiels : l'actuelle crise économique dans le monde et en Italie, les contraintes du traité européen et l'équilibre précaire des comptes publics rappelle Silvio Berlusconi, qui élu récemment, risque de renoncer à certaines de ses promesses.
En première ligne, son grand plan de réduction de la fracture économique entre l'Italie du nord et l'Italie du sud risque d'être sérieusement retardé. Par ailleurs, le gouvernement risque de ne pas être en mesure d'appliquer la revalorisation des allocations sociales et l'instauration de "primes bébés" afin de stimuler la natalité et que Berlusconi avait promis lors de sa campagne. Cependant, afin que ces promesses puissent être au moins partiellement tenues, le gouvernement italien s'est engagé à réduire les dépenses publiques et augmenter les taxes sur les grands groupes économiques et énergétiques lors de l'année à venir.
Le Royaume-Uni en première ligne
Le premier ministre britannique Gordon Brown tente de convaincre la chambre des communes de voter favorablement son pré-budget 2009-2010, un plan de sortie de crise de l'ordre de 20 millions de livres (24 millions d'euros). Il nous faut maintenant une action à point nommé pour éviter des dégâts permanents a déclaré Gordon Brown, qui bénéficie d'un regain de popularité depuis le début de la crise financière. Son budget prévoit notamment un abaissement de la TVA de 17,5 à 15% et une dévalorisation du taux d'imposition pour les salaires annuels supérieurs à 180 000€.
Mais malgré les critiques du camp conservateur qui craint un remboursement extrêmement conséquent, le gouvernement de Gordon Brown se doit de réagir, face à une crise économique qui touche particulièrement le Royaumme-Uni. En effet, les prévisions quand à l'année 2009 ne sont que très pessimisstes, et tablent sur une contraction du PIB de l'ordre de 1,3%, le Royaumme-Uni étant particulièrement touché par la crise du fait de l'importance de son secteur financier. L'état britannique va par ailleurs être contraint d'emprunter en masse, de façon que le déficit public atteindra 8% du PIB en 2008.
La dette publique grimpe en Belgique
La crise économique a supplanté la crise politique en Belgique, où les prévisions économiques pour l'année 2009 vont contraindre Flamands et Wallons a établir un consensus pour éviter des dégâts économiques irrémédiables. Après une période 2005-2008 très prospère au niveau de l'emploi, le royaume d'Albert II se prépare à une reprise du chômage quand à l'année 2009, qui atteindra les 8%. Le PIB va lui aussi entamer une période de stagnation, avec une croissance qui atteindra les 0,1% en 2009, quand le gouvernement misait sur un excédent de l'ordre de 0,5%. La dette publique, après une période de résorption de 15 ans va elle aussi grimper en 2009 estime la commission européenne, elle atteindra en effet les 86% contre 83% en 2007. La Wallonie, brebis galeuse de la Belgique, ne sortira pas indemne de la crise, certes, mais devrait voir ses pertes limitées.
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27 novembre 2008
L'Edito d'Alex Joubert N°2 sur LCI
Après Le Post et AgoraVox, c'est sur la chaîne d'information LCI qu'a été repris mon éditorial vidéo consacré aux querelles socialistes. Un reportage de Bastien Morassi diffusé dans le cadre de l'émission LCI est @ vous.
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26 novembre 2008
La victoire relative d'Hugo Chavez
Hugo Chavez et son Parti socialiste uni du Venezuela, ont été élus à la tête de 17 des 22 états en lice dans le cadre d'élections régionales et municipales au Venezuela, remportant de ce fait une victoire significative, un an après la première défaite électorale concédée par Hugo Chavez. L'opposition peut cependant se targuer d'avoir remporté des victoires non négligeables, dans la capitale Caracas tout d'abord, où Antonio Ledezma a été élu maire; mais aussi dans les régions de Zulia et de Miranda, toutes deux réputées pour leur attractivité économique.
L'opposition, dont le leadership revient au parti social-démocrate "Un nouveau temps" a séduit un électorat plutôt aisé, et voit ainsi basculer sous son autorité trois régions supplémentaires par rapport aux élections de 2004. Je veux féliciter les vainqueurs des partis d'opposition et je les appelle à s'engager au plus haut niveau pour la démocratie a déclaré le président vénézuélien Hugo Chavez, dont le discours post-élection s'est montré nettement plus apaisé que durant la campagne électorale où il avait menacé les régions susceptibles de basculer dans l'oppositon d'envoyer les chars d'assaut et les brigades armées défendre le gouvernement révolutionnaire .
Hugo Chavez avait en effet personnalisé le scrutin, s'affichant régulièrement tout au long de la campagne et détournant la raison d'être du scrutin, le transformant un un véritable référendum personnel. Depuis sa défaite en décembre dernier lors d'un réferundum de modification de la constitution, et qui, accessoirement, aurait permis à Hugo Chavez de briguer un nouveau mandat, le leader mondial de l'anti-impérialisme américain ne s'était plus confronté au suffrage universel. Revigorée par cette victoire implicite, l'opposition attendait elle aussi impatiemment les résultats du scrutin, espérant prolonger ainsi l'effet du référendum et profiter de la montée de l'insécurité dans les grandes mégapoles, qui a triplé depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez. Il y a eu 35 homicides dans la circonscription le week-end dernier. Le taux de criminalité a littéralement explosé au cours des deux dernières années. Caracas est devenu une des villes les plus dangereuses du monde témoigne un candidat de l'opposition.
Cette victoire au gout amer pour Hugo Chavez témoigne de l'érosion de sa côte de popularité. Les craintes de ralentissement économique du fait de la baisse des cours du pétrole expliquent en partie le désavouement de l'opinion. La politique menée par Hugo Chavez depuis sa première élection à la tête du Venezuela a en effet conduit à une dépendance du pays vis à vis de l'or noir, qui représente 50% des recettes gouvernementales. La baisse des cours du pétrole observée depuis la rentrée mettent ainsi en cause un certain nombre d'acquis, comme le programme alimentaire MERCAL, permettant à des personnes défavorisées d'accéder à des produits alimentaires à bas prix.
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25 novembre 2008
Causes et enjeux du conflit tchétchène (2/2)
Le second conflit Tchétchène, qui dévaste depuis plus de neuf ans cette minuscule république de la Fédération de Russie aurait fait plus de 300 000 victimes, décimant de ce fait plus de 23% de la population. Face à l'immobilisme de l'OTAN, le Kremlin utilise la situation tchétchéne comme un prétexte de la politique autoritaire menée par le duo Medvedev-Poutine. Lors de sa réelection à la présidence Russe en 2004, Vladimir Poutine avait d'ailleurs fait de la question tchéchène un point essentiel de son programme, promettant de rétablir l'ordre dans cette province caucasienne, où d'importants enjeux politiques empêchent une normalisation de la situation. Décryptage des causes et enjeux d'un conflit aussi dramatique que meurtrier.
La barbarie de l'armée russe
Si les occidentaux ne mettent pas en cause les raisons qui ont amené la Russie à mener la deuxième guerre tchétchène, c'est la brutalité de l'armée russe et la crise sociale et économique qu'elle a provoqué qui est sérieusement mise en cause par l'ensemble de la communauté internationale.
Lors de son incursion militaire en 1999, les forces armées russes ont dévasté villages et villes, pillant les habitations au motif de la recherche d'islamistes et n'hésitant pas à abuser sexuellement de la population. Les abus de l'armée russe sont notamment relatés par la presse occidentale, en témoigne un article du quotidien français Le Monde qui est parvenu à se procurer en avril 2003 un document confidentiel du FSB à l'attention du Kremlin et comptabilisant près de 3 000 civils sauvagement assassinés, sous la torture et sous les balles russes rien que durant la seule année 2002. Le kremlin rétorque que la guerre tchétchène n'est qu'une affaire intérieure à la Russie et qu'elle ne doit en aucun cas susciter la moindre réaction des occidentaux.
Le bilan du conflit tchétchène est pourtant dramatique, la capitale, Grozny, n'est aujourd'hui plus qu'une ville fantôme en ruine, en dépit des plans de reconstruction; et les rares ONG à avoir pu se rendre sur le sol tchétchène recensent près de 100 000 morts pour autant de réfugiés. La faute à l'armée russe, qui a fait preuve d'une barbarie extrême, témoignant de la profonde crise qu'elle subit. La violence des bizutages, les salaires de misère, les conditions de vie précaires et inhumaines, expliquent la crise que subissent les forces armées russes, et que rares journalistes osent dénoncer.
Conclusion
Le conflit tchétchène s'explique par plusieurs raisons, dont les origines ne sont non pas énergétiques ou géopolitiques, comme c'est principalement le cas dans le Caucase, mais politiques. Depuis son commencement, le conflit s'est inexorablement enlisé, et ne trouve aujourd'hui plus aucune raison d'être. Le seul objectif qu'éprouve le Kremlin désormais, consiste à prouver à l'occident le détermination russe ainsi que la puissance de sa force militaire. Le Kremlin qui dit aussi craindre,un effet domino qui conduirait à un nouvel éclatement de la Russie. Pourtant, les troupes ont aujourd'hui le sentiment d'être abandonnées et restent traumatisées par la violence d'un conflit dont il ne comprenne plus les raisons.
La Tchétchénie n'est aujourd'hui plus qu'un territoire délabré, où règne la corruption et le crime organisé. La population de cette petite république du nord du Caucase n'est aujourd'hui plus que de 400 000 habitants, contre 1,2 million au commencement du conflit. Les raisons qui motivent Vladimir Poutine à poursuivre le conflit ne sont que purement politiciennes. Avouer sa défaite pour l'actuel premier ministre constituerait un échec monumental alors que l'ancien président avait fait du dossier tchétchène le coeur de son programme électoral.
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24 novembre 2008
Causes et enjeux du conflit tchétchéne (1/2)
Le second conflit Tchétchène, qui dévaste depuis plus de neuf ans cette minuscule république de la Fédération de Russie aurait fait plus de 300 000 victimes, décimant de ce fait plus de 23% de la population. Face à l'immobilisme de l'OTAN, le Kremlin utilise la situation tchétchéne comme un prétexte de la politique autoritaire menée par le duo Medvedev-Poutine. Lors de sa réelection à la présidence Russe en 2004, Vladimir Poutine avait d'ailleurs fait de la question tchéchène un point essentiel de son programme, promettant de rétablir l'ordre dans cette province caucasienne, où d'importants enjeux politiques empêchent une normalisation de la situation. Décryptage des causes et enjeux d'un conflit aussi dramatique que meurtrier.
Aux origines du conflit
Le conflit tchétchène trouve ses origines dans la dislocation de l'empire soviétique en 1991. La Tchétchénie était alors rattachée à l'Ingouchie (autre région désormais séparatiste) dans un ensemble régional autonome intégré à l'URSS. Lors de la chute de l'union, des mouvements séparatistes se forment pour réclamer l'indépendance de la Tchétchénie-Ingouchie, conduisant à un coup d'étât mené par Djohar Doudaev et appuyé par Boris Eltsine (ce dernier avait été épaulé par Doudaev lors de sa prise de pouvoir). Le discours de Doudaev, qui apparaissait initialement comme relativement modéré, évolue progressivement vers une véritable revendication de l'indépendance tchétchène. Ainsi, le 2 Novembre 1991, Doudaev déclare l'indépendance de la Tchétchénie-Ingouchie et se proclame président de cette nouvelle nation, approuvé par le parlement.
Du fait de l'aide que Doudaev avait apporté à Boris Eltsine lors de prise de pouvoir, l'état russe ferme les yeux sur les dramatiques évènements tchétchènes où 250 000 étrangers sont chassés du territoire entre 1991 et 1994. Mais les multiples fraudes, l'insurrection qui règne, et les contacts qu'établit l'état tchétchène avec des mouvements islamistes d'Arabie contraignent les Russes à réagir en menant une opération militaire colossale de 20 000 soldats, censée aboutir par une victoire écrasante et rapide des forces militaires russes. Peine perdue puisqu'après deux ans de combats intenses, les deux nations signent le traité de paix de Khassaviourt, renvoyant à plus tard la question de l'indépendance de la Tchétchénie.
Des élections libres sont organisées un an plus tard et portent au pouvoir le modéré et pro-russe Maskhadov. Mais l'exacerbation des nationalismes, les multiples attentats perpétrés par les extrêmistes tchétchènes sur le territoire russe ainsi que leurs revendications de création d'un étât islamiste caucasien ravivent les tensions. C'est ainsi que l'actuel premier minsitre russe, Vladimir Poutine, lance en août 1999, une opération militaire de plus de 80 000 hommes en Tchétchénie , afin de contrer ce qu'il considère comme une menace terroriste. Officiellement, c'est une incursion de rebelles tchétchènes dans le république russe du Daghestan qui a motivé cette déclaration de guerre.
Le rôle de Vladimir Poutine dans le conflit
C'est sous ses ordres qu'a été lancé le second conflit tchétchène (et cela à quelques mois de son élection à la présidence de la fédération) et il en en aura fait tout au long de sa présidence un dossier privilégié. Profitant du désespoir et de la rancoeur russe du fait des attentats perpétrés par les Tchétchènes (Tragédie de Beslan notamment), Vladimir Poutine a utilisé l'instabilité du Caucase, en particulier de la Tchétchénie, comme une justification de sa politique autoritaire et impérialiste.
Lors d'un discours prononcé quelques jours après la tragédie de Beslan , Poutine emploie même le terme de camp de concentration pour obtenir vengeance auprès du peuple tchétchène. A la suite de ces déclarations, aucune puissance médiatique ou politique russe n'émet la moindre protestation, témoignant ainsi du régime absolutiste qu'a instauré Vladimir Poutine. Véritable tsar des temps modernes, Poutine a soumis à sa personne la population qui se contente d'obéir, ne protestant que si elle est concernée directement par les mesures prises par le Kremlin. Et si elle n'accorde pas la moindre légitimité en ses partis politiques (voir notre article à ce sujet), elle place une confiance absolue dans les mains de Poutine, comme en témoigne un sondage ROMIR pour qui 50% des sondés ont déclaré que l'organisation publique en laquelle ils faisaient le plus confiance était leur président, Vladimir Poutine.
Aveugles de la situation tchétchène, faute d'opposition et de forces médiatiques crédibles, (voir notre article à ce sujet), le peuple russe n'est pas en mesure de protester contre les abus de Vladimir Poutine dans le Caucase. Le premier ministre russe est pourtant à la cause du ravivement des tensions en 1999, où, la question tchétchéne était apparue comme un moyen de démontrer la puissance russe pour celui qui occupait alors ce même poste de premier ministre.
Les attentats à répétition opérés par des groupes terroristes tchétchènes expliquent la confiance qu'éprouvent les russes vis à vis de Vladimir Poutine, dont la politique autoritaire séduit en climat sécuritaire. Vladimir Poutine est d'ailleurs accusé d'avoir, et cela dans le but de justifier la poursuite du conflit tchétchène, simulé des attentats, en 2000, dans un immeuble à Kazian. Des individus sont en effet surpris avec des paquets suspects, en train de pénétrer dans l'immeuble en question. Les forces de police sont averties et décident d'engager l'enquête après avoir décelé dans ces paquets des explosifs. Le siège du FSB (services secrets), à Moscou, suspend alors immédiatement l'enquête expliquant qu'il s'agissait de simples essais, censées contrôler que la population adopte les bons réflexes. La polémique enfle alors, et certains défendent une théorie selon laquelle le FSB aurait manigancé l'explosion du bâtiment, accusant par la suite les terroristes Tchétchènes , et ainsi justifier la poursuite des combats.
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L'Edito d'Alex Joubert N°2 sur Agoravox !
Après un passage hier sur LePost.fr, mon édito N°2 paru samedi soir sur le blog, se retrouve désormais en une du site AgoraVox et AgoraVoxTV. Je vous laisse consulter le site de vous-même. (http://agoravox.fr et http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21234)
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23 novembre 2008
L'Edito d'Alex Joubert N°2 sur LePost.fr !
Ce matin, en une du site d'information décalée LePost.fr, c'est bel et bien mon édito de la veille qui y figurait ! Un membre de ce site, (fondé dois-je le rappeler par Le Monde) birenbaum, a en effet dédié un billet à l'éditorial N°2 publié sur le blog ce matin, que je vous invite à consulter ici et maintenant. Un grand merci à birenbaum pour ce coup de pouce très sympathique.
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L'Edito d'Alex Joubert N°2
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22 novembre 2008
Aubry prend la tête d'un PS fracturé
Martine Aubry a été élue première secrétaire du Parti Socialiste avec une majorité aussi relative que discutable de 50,02% des suffrages, contre 49,98% pour sa rivale Ségolène Royal qui appelle à un nouveau vote. Les gardes rapprochées des deux candidates ont revendiqué chacune la victoire tout au long de la nuit, se fiant aux premières tendances, diffusées dès 23:50 et qui annonçaient une victoire de Ségolène Royal à 53%. Ces estimations ont été par la suite contestées dans le camp Aubryste, qui, dès 00h40 a revendiqué la victoire avec un millier de voix d'avance. Sont alors venues les premières contestations, émanant tout d'abord du royaliste Manuel Valls qui assure que nous ne nous laisserons pas voler cette victoire. Nous contestons les résultats dans le Nord de la manière la plus ferme. Gilles Pargneaux, président de la fédération PS du Nord répond immédiatement et se dit étonné de ces accusations, déclarant sur le plateau de BFM TV qu'il s'agit d'une réaction de mauvais perdant, de celui qui évite de regarder la réalité en face. Le camp Aubryste parle alors dès 4h30 d'une mince avance de l'ordre de quelques dizaines de voix en faveur de leur championne, des résultats confirmés par la direction du PS dès 5h41.
Au final, Martine Aubry est élue première secrétaire du Parti Socialiste avec une avance de 42 voix, qui renvoie de ce fait à mardi, date où se tiendra un Conseil National du parti, les questions de la validation ou non du scrutin ainsi que celle d'un éventuel nouveau vote. Ségolène Royal s'est en effet montré favorable à cette alternative, estimant qu'il était nécessaire du fait des contestations qui étaient apparues ici ou là sur la régularité des opérations de vote. Martine Aubry s'y est cependant montré opposé, estimant qu'un nouveau scrutin n'a pas de raison d'être.
Un résultat contesté
Le député de l'Essonne Julien Dray, soutien de Ségolène Royal, a estimé que les résultats étaient problématiques, il y a des choses qui ne collent pas. Il y a des contestations qui font qu'à ce stade, la seule solution possible, c'est de revoter , dénonçant notamment des dépouillements non approuvés par des scrutateurs. Des déclarations bientôt approuvées par Manuel Valls qui estime que l'absence d'un nouveau scrutin entrainerait au PS une fracture longue et durable, affirmant par la suite que le camp Royal contestera les résultats par tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires. François Hollande, première secrétaire en poste, a lui réfuté toute idée de nouvelle consultation des militants, sauf si ce vote était marqué par des contestations très graves mettant en cause sa régularité.
Et pourtant, en termes de contestations, François Hollande peut être servi ! Tout d'abord, le sénateur de Moselle Jean-Marc Todeschini a annoncé dans la soirée que 12 voix avaient été malencontreusement attribuées à Martine Aubry au profit de Ségolène Royal, réduisant de ce fait l'écart entre les deux candidates à 18 voix ! En parallèle de cela, de vives contestations émanant du camp de Ségolène Royal ont été prononcés dans la journée au sujet des fédérations du Nord et de Seine-Maritime, la député Aurélie Filipetti estimant anormal que Ségolène Royal ait progressé dans la plupart, voire dans toutes les fédérations de France sauf dans ces deux départements. Le scrutin aux Bouches du Rhône aurait lui été entaché de diverses malversations, des militants ont en effet dénoncés que la fermeture des bureaux de vote dans des sections où Ségolène Royal n'était pas arrivée en tête lors du premier soit intervenue relativement tôt.
Le PS au bord du schisme ?
Du fait de l'animosité que porte le conseil national vis à vis de Ségolène Royal, (le conseil national a été désigné selon les scores obtenus par les motions, début novembre) il est fort probable que les résultats proclamant la victoire de Martine Aubry soient confirmés, faisant ainsi de la Maire de Lille la première femme à accéder au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste. Son score relativement faible de 50,02% des suffrages va certainement se traduire en une marge de manoeuvre réduite au sein du bureau national pour la Maire de Lille, la contraignant à faire de Ségolène Royal une pièce incontournable de l'appareil socialiste. Cette situation risque d'amplifier les querelles de personne, sans que nul n'assure le leadership d'un parti dont la ligne politique reste encore très floue. La question de la cohabitation entre la gauche dure du parti et la tendance sociale-démocrate va bien entendu être traitée dans les prochains mois et pourrait aboutir vers un schisme que les cadres refusent actuellement.
18:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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