26 novembre 2008
La victoire relative d'Hugo Chavez
Hugo Chavez et son Parti socialiste uni du Venezuela, ont été élus à la tête de 17 des 22 états en lice dans le cadre d'élections régionales et municipales au Venezuela, remportant de ce fait une victoire significative, un an après la première défaite électorale concédée par Hugo Chavez. L'opposition peut cependant se targuer d'avoir remporté des victoires non négligeables, dans la capitale Caracas tout d'abord, où Antonio Ledezma a été élu maire; mais aussi dans les régions de Zulia et de Miranda, toutes deux réputées pour leur attractivité économique.
L'opposition, dont le leadership revient au parti social-démocrate "Un nouveau temps" a séduit un électorat plutôt aisé, et voit ainsi basculer sous son autorité trois régions supplémentaires par rapport aux élections de 2004. Je veux féliciter les vainqueurs des partis d'opposition et je les appelle à s'engager au plus haut niveau pour la démocratie a déclaré le président vénézuélien Hugo Chavez, dont le discours post-élection s'est montré nettement plus apaisé que durant la campagne électorale où il avait menacé les régions susceptibles de basculer dans l'oppositon d'envoyer les chars d'assaut et les brigades armées défendre le gouvernement révolutionnaire .
Hugo Chavez avait en effet personnalisé le scrutin, s'affichant régulièrement tout au long de la campagne et détournant la raison d'être du scrutin, le transformant un un véritable référendum personnel. Depuis sa défaite en décembre dernier lors d'un réferundum de modification de la constitution, et qui, accessoirement, aurait permis à Hugo Chavez de briguer un nouveau mandat, le leader mondial de l'anti-impérialisme américain ne s'était plus confronté au suffrage universel. Revigorée par cette victoire implicite, l'opposition attendait elle aussi impatiemment les résultats du scrutin, espérant prolonger ainsi l'effet du référendum et profiter de la montée de l'insécurité dans les grandes mégapoles, qui a triplé depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez. Il y a eu 35 homicides dans la circonscription le week-end dernier. Le taux de criminalité a littéralement explosé au cours des deux dernières années. Caracas est devenu une des villes les plus dangereuses du monde témoigne un candidat de l'opposition.
Cette victoire au gout amer pour Hugo Chavez témoigne de l'érosion de sa côte de popularité. Les craintes de ralentissement économique du fait de la baisse des cours du pétrole expliquent en partie le désavouement de l'opinion. La politique menée par Hugo Chavez depuis sa première élection à la tête du Venezuela a en effet conduit à une dépendance du pays vis à vis de l'or noir, qui représente 50% des recettes gouvernementales. La baisse des cours du pétrole observée depuis la rentrée mettent ainsi en cause un certain nombre d'acquis, comme le programme alimentaire MERCAL, permettant à des personnes défavorisées d'accéder à des produits alimentaires à bas prix.
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N° 1209
_____
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 22 octobre 2008.
PROJET DE LOI
relatif à la communication audiovisuelle
et au nouveau service public de la télévision,
(Urgence déclarée)
(Renvoyé à une commission spéciale)
PRÉSENTÉ
au nom de M. François FILLON,
Premier ministre,
[...]
http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl1209.asp
Titre Ier – Dispositions relatives au secteur public de la communication audiovisuelle
Chapitre Ier – Des sociétés nationales de programme
1° Réorganisation de France Télévisions : l’émergence d’un média global
[...]
Cela suppose notamment de réorganiser en une entreprise unique le groupe France Télévisions, société holding à laquelle sont rattachées les actuelles sociétés France 2, France 3, France 4, France 5 et Réseau France Outre-mer (RFO). Tel est l’objet de l’article 1er [...]
2° La gouvernance des entreprises du secteur public de la communication audiovisuelle
La modernisation de la gouvernance de France Télévisions concilie deux objectifs : elle redonne à l’État actionnaire la responsabilité légitime de la nomination du président de France Télévisions ; d’autre part, elle prend en compte la spécificité du secteur au regard des impératifs prioritaires que sont la défense du pluralisme et de l’indépendance, en prévoyant que l’exercice du pouvoir de nomination du Président de la République soit encadré par l’avis conforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Tel est l’objet de l’article 8 qui prévoit que les présidents des sociétés nationales de programme sont nommés par décret pour cinq ans, après avis conforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel.
[...]
AMENDEMENT N° 780
présenté par
M. Braouezec, M. Mamère, Mme Amiable, M. Asensi, Mme Billard, M. Brard,
M. Bocquet, Mme Buffet, M. Candelier, M. Chassaigne, M. Yves Cochet, M. Desallangre,
Mme Fraysse, M. Gerin, M. Gosnat, M. Gremetz, M. Lecoq, M. Muzeau,
M. Daniel Paul, M. de Rugy, M. Sandrier, M. Vaxès, Mme Bello et M. Marie-Jeanne
----------
Cf:
http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/1209/120900780.asp
Le premier alinéa de l’article 4 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est remplacé par huit alinéas ainsi rédigés :
« Le Conseil supérieur de l’audiovisuel comprend neuf membres désignés selon la répartition suivante :
« – trois par les présidents des deux groupes principaux de la majorité de l’Assemblée nationale, à concurrence de deux pour le groupe comportant le plus grand nombre de députés et d’un pour celui qui arrive en seconde position ;
« – trois par les présidents des deux groupes principaux de l’opposition de l’Assemblée Nationale, à concurrence de deux pour le groupe qui comporte le plus grand nombre de députés et d’un pour celui qui arrive en seconde position ;
« – un désigné par le Président de la République ;
« – un par le Président de l'Assemblée nationale ;
« – un par le Président du Sénat.
« Si la majorité ou l’opposition ne comptent qu’un seul groupe, celui-ci nomme les trois membres correspondants.
« Le président est nommé par le Président de la République, après avis conforme du Parlement, pour la durée de ses fonctions de membre du Conseil. »
EXPOSÉ SOMMAIRE
Cet amendement vise à rendre la composition du CSA plus pluraliste, à accroître son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et des pouvoirs économiques.
Il convient que les quatre principaux groupes de l’Assemblée Nationale puissent nommer au moins un membre au CSA. Et ce d’autant plus qu’il aura désormais un rôle de « verrou » dans la nomination du président de France Télévisions, ce qui rend indispensable ce pluralisme, si l’on ne veut pas recréer un ORTF à la solde du pouvoir.
STATUT: REJETE.
AMENDEMENT N° 260
présenté par
Mme Karamanli, Mme Mazetier, M. Nayrou et M. Roy
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ARTICLE ADDITIONNEL
AVANT L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant :
Le premier alinéa de l'article 4 de la loi n 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est ainsi rédigé :
« Le conseil supérieur de l'audiovisuel comprend six membres. Trois sont désignés par le président du principal groupe de la majorité de l'Assemblée nationale. Trois sont désignés par le président du principal groupe de l'opposition. Le président est nommé par le Président de la République pour la durée de ses fonctions de membre du conseil. »
EXPOSÉ SOMMAIRE
Le CSA a été démis par le Président de la République de son pouvoir de nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public. C’est une véritable régression démocratique et un très mauvais signal donné à nos concitoyens.
Le système actuel de nomination du Conseil supérieur de l’audiovisuel ne garantit plus l'indépendance de cette instance de régulation vis-à-vis du pouvoir politique, le jour où, comme aujourd’hui, le Président de la République, celui de l'Assemblée nationale et celui du Sénat appartiennent à la même famille politique. Depuis 2007, année des élections présidentielles et législatives, le CSA est totalement composé de membres désignés par l'actuelle majorité parlementaire.
STATUT: REJETE.
Nota: les amendements 254 à 259 sont les répliques exactes de l'amendement 260. Ils ont tous étés rejetés.
Bienvenue au Vénézuela. Mais sans le programme MERCAL.
Ecrit par : Franklin | 27 novembre 2008
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