22 novembre 2008

Aubry prend la tête d'un PS fracturé

AUBRY.JPG Martine Aubry a été élue première secrétaire du Parti Socialiste avec une majorité aussi relative que discutable de 50,02% des suffrages, contre 49,98% pour sa rivale Ségolène Royal qui appelle à un nouveau vote. Les gardes rapprochées des deux candidates ont revendiqué chacune la victoire tout au long de la nuit, se fiant aux premières tendances, diffusées dès 23:50 et qui annonçaient une victoire de Ségolène Royal à 53%. Ces estimations ont été par la suite contestées dans le camp Aubryste, qui, dès 00h40 a revendiqué la victoire avec un millier de voix d'avance. Sont alors venues les premières contestations, émanant tout d'abord du royaliste Manuel Valls qui assure que nous ne nous laisserons pas voler cette victoire. Nous contestons les résultats dans le Nord de la manière la plus ferme. Gilles Pargneaux, président de la fédération PS du Nord répond immédiatement et se dit étonné de ces accusations, déclarant sur le plateau de BFM TV qu'il s'agit d'une réaction de mauvais perdant, de celui qui évite de regarder la réalité en face. Le camp Aubryste parle alors dès 4h30 d'une mince avance de l'ordre de quelques dizaines de voix en faveur de leur championne, des résultats confirmés par la direction du PS dès 5h41.

Au final, Martine Aubry est élue première secrétaire du Parti Socialiste avec une avance de 42 voix, qui renvoie de ce fait à mardi, date où se tiendra un Conseil National du parti, les questions de la validation ou non du scrutin ainsi que celle d'un éventuel nouveau vote. Ségolène Royal s'est en effet montré favorable à cette alternative, estimant qu'il était nécessaire du fait des contestations qui étaient apparues ici ou là sur la régularité des opérations de vote. Martine Aubry s'y est cependant montré opposé, estimant qu'un nouveau scrutin n'a pas de raison d'être.

Un résultat contesté
Le député de l'Essonne Julien Dray, soutien de Ségolène Royal, a estimé que les résultats étaient problématiques, il y a des choses qui ne collent pas. Il y a des contestations qui font qu'à ce stade, la seule solution possible, c'est de revoter , dénonçant notamment des dépouillements non approuvés par des scrutateurs. Des déclarations bientôt approuvées par Manuel Valls qui estime que l'absence d'un nouveau scrutin entrainerait au PS une fracture longue et durable, affirmant par la suite que le camp Royal contestera les résultats par tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires. François Hollande, première secrétaire en poste, a lui réfuté toute idée de nouvelle consultation des militants, sauf si ce vote était marqué par des contestations très graves mettant en cause sa régularité.

Et pourtant, en termes de contestations, François Hollande peut être servi ! Tout d'abord, le sénateur de Moselle Jean-Marc Todeschini a annoncé dans la soirée que 12 voix avaient été malencontreusement attribuées à Martine Aubry au profit de Ségolène Royal, réduisant de ce fait l'écart entre les deux candidates à 18 voix ! En parallèle de cela, de vives contestations émanant du camp de Ségolène Royal ont été prononcés dans la journée au sujet des fédérations du Nord et de Seine-Maritime, la député Aurélie Filipetti estimant anormal que Ségolène Royal ait progressé dans la plupart, voire dans toutes les fédérations de France sauf dans ces deux départements. Le scrutin aux Bouches du Rhône aurait lui été entaché de diverses malversations, des militants ont en effet dénoncés que la fermeture des bureaux de vote dans des sections où Ségolène Royal n'était pas arrivée en tête lors du premier soit intervenue relativement tôt.

Le PS au bord du schisme ?

Du fait de l'animosité que porte le conseil national vis à vis de Ségolène Royal, (le conseil national a été désigné selon les scores obtenus par les motions, début novembre) il est fort probable que les résultats proclamant la victoire de Martine Aubry soient confirmés, faisant ainsi de la Maire de Lille la première femme à accéder au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste. Son score relativement faible de 50,02% des suffrages va certainement se traduire en une marge de manoeuvre réduite au sein du bureau national pour la Maire de Lille, la contraignant à faire de Ségolène Royal une pièce incontournable de l'appareil socialiste. Cette situation risque d'amplifier les querelles de personne, sans que nul n'assure le leadership d'un parti dont la ligne politique reste encore très floue. La question de la cohabitation entre la gauche dure du parti et la tendance sociale-démocrate va bien entendu être traitée dans les prochains mois et pourrait aboutir vers un schisme que les cadres refusent actuellement.

Commentaires

A la mi-route du Tibre et de l'Euphrate, la mention d'un schisme, entre shit et chibre, évoque l'inculture d'un judas.

L'envoi de troupes Française supplémentaires en Afghanistant a été voté.

Le parlement va bientôt vôter la suppression de l'indépendance financière des médias.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Goebbels

Ecrit par : Franklin | 25 novembre 2008

A mi-route du Tibre et de l'Euprhate, la mention d'un schisme se situe entre shit et chibre. C'est peut-être là toute l'inculture d'un Judas.

L'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan a été voté.

La suppression de l'indépandance financière des médias Français est sur le point d'être votée.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Goebbels

Ecrit par : Franklin | 25 novembre 2008

L'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan a été voté.

La suppression de l'indépendance financière des médias est sur le point d'être votée.

L'UMP agit.

Ecrit par : Franklin | 25 novembre 2008

Le droit est seulement sur la main. Ne cédez pas aux provocations de la gauche s'il vous plaît, et ainsi unnerve la journée, les Allemands occupent bien l'esprit des masses, ne devraient pas être autorisés à répéter le 30-s!

Ecrit par : Peter Outsourcing web development | 30 mars 2009

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