31 octobre 2008

Le Bilan du mois d'Octobre

Statistiques excellentes pour ce mois d'Octobre, puisque Le Nouvel Hebdo a observé une augmentation de ses visiteurs uniques de l'ordre de 42%. Ainsi, vous êtes en moyenne 84 à consulter le blog chaque jour, soit plus de 2600 personnes différentes qui ont pris connaissance du Nouvel Hebdo ce mois-ci. Je vous remercie donc très chaleuresement pour vos consultations toujours plus nombreuses. Les articles les plus lus ce mois-ci furent Energie : sommes-nous dépendants de la Russie , Le Renouveau de l'Amérique Latine ainsi que Les dessous du système carcéral français. Je profite de cet article pour vous annoncer que le blog ne sera pas mis à jour du 1er au 4 Novembre, afin de poursuivre la réalisation d'un reportage sur l'Union Pour la Méditerranéenne. Cependant, je vous donne rendez-vous le 5 Novembre pour un dossier consacré aux résultats des élections présidentielles Américaines !

Quelles seraient les conséquences d'un décès de Kim Jong-Il ?

0_62_112906_NKorea_KimJongIl.jpg Les spéculations sur l'état de santé du dictateur nord-coréen Kim Jong-Il se multiplient depuis son absence le 9 Septembre dernier, lors des cérémonies du soixantième anniversaire du régime. Les rumeurs attribuant un état de santé critique à Kim Jong-Il sont entretenues par les dirigeants Occidentaux tel le premier ministre Japonais Taro Aso, qui a aujourd'hui affirmé devant le Parlement nippon que son état de santé n'est pas très bon. Mais nous ne pensons pas qu'il soit incapable de prendre des décisions. Les Etats-Unis et la Corée du Sud valident quand à eux la thèse de l'attaque célébrale.

Face à ces déclarations, l'agence de presse nord-coréenne KCNA ne cesse de démentir tout propos insinuant une dégradation de l'étât de santé de Kim Jong-Il, diffusant d'ailleurs le 11 Octobre dernier, une photo du dirigeant nord-coréen. Les autorités sud-coréennes ont répliqué qu'il s'agissait d'un cliché pris bien avant son attaque célébrale. En parallèle, des images diffusées en début de semaine par la chaîne privée Fuji TV indiqueraient qu'un neurochirurgien français, contacté la semaine dernière dans un hôtel parisien par le fils âiné de Kim Jong-Il, Kim Jong-nam, se serait envolé deux jours après cet entretien à destination de Pyongyang dans le but de soigner Kim Jong-Il, une information qu'a confirmé Taro Aso.

Si Kim Jong-Il, au pouvoir depuis 1994, venait à décéder, la Corée du Nord assisterait certainement à une nouvelle crise. Déjà, la passation de pouvoir entre Kim Jong-Il et son père (1994-1997) avait été particulièrement difficile, du fait d'une crise alimentaire sans précédent qui avait causé le décès de plus de 2 millions de personnes. La lenteur du processus de passation de pouvoir entre père et fils (3 ans), avaient incité les Occidentaux a affirmer que Pyongyang aurait alors masqué de violentes émeutes.

Mais contrairement à son père, Kim Jong-Il reste flou sur sa succession, ayant jusqu'à alors refusé de désigner parmi ses trois fils un successeur. Il sait que son régime va s'effondrer dans les années qui viennent, d'où peut-être sa volonté de préserver ses enfants qui auront plus d'avenir en Suisse affirme un étudiant à la Kookmin University.

Si la situation actuelle présente quelques similitudes avec la crise de 1995, il faut cependant souligner que l'élection à la tête de la Corée du Sud en novembre dernier, du conservateur Lee Myung-bak, freine sensiblement l'avancée des relations inter-coréennes. Alors que la Corée du Sud avait investi dans une zone industrielle à Kaesong en 2000, développé le tourisme vers la Corée du Nord, approfondi les relations diplomatiques et économiques entre les deux nations, la "politique du rayon de soleil" promue par les deux présidents successifs Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun, ne bénéficie plus de la même popularité en Corée du Sud. Les dix milliards de dollars accordés au Nord par le Sud ces dix dernières années n'ont pas provoqué les effets escomptés.

Pourtant, en cas de crise provoquée par le décès de Kim-Jong Il, la question de réunification de la Corée se poserait tout logiquement. Et le Sud, dont l'économie est 25 fois plus importante que celle du Nord devrait consacrer à son voisin une somme astronomique qui compromettrait fortement son développement économique.

Sur la scène internationale, le programme nucléaire promu par Kim Jong-Il et qui a abouti, le 9 Octobre 2006, à un premier essai nucléaire Nord-Coréen, a accéléré l'isolement diplomatique de la Corée du Nord. Cet essai nucléaire, comme l'avait alors très justement souligné le ministre des Affaires Etrangères français de l'époque, Philippe Douste Blazy fut un acte de très grande gravité pour la sécurité internationale . Et si l'année 2007 avait laissé envisager une normalisation de la situation, Pyonyang a annoncé le mois dernier la relance du processus de réactivation de la centrale nucléaire de Yongbyon.

La grave situation alimentaire dans laquelle se trouve le pays est un facteur de crise indéniable. Tout comme en 1994, les récoltes céréalières ont lourdement chutées (-25%) et le prix du riz a décollé de plus de 42%. La quantité des habituelles distributions de rations de riz, qui permettent de nourrir plus de 70% de la population ont chuté de 21%. En dépit de la situation, les autorités refusent tout aide alimentaire accompagnée de contrôleurs humanitaires, chargés de vérifier si la nourriture est belle et bien redistribuée aux populations.

EDITION : Cet article a été repris sur Yahoo.fr à l'adresse suivante http://fr.news.yahoo.com/13/20081106/tot-quelles-seraient-les-consequences-d-89f340e.html

30 octobre 2008

La grande soirée politique du Nouvel Hebdo

tv.jpg Le 6 Mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la république française par plus de 18 983 138 français. Le candidat de l'UMP avait alors fait du pouvoir d'achat et du travail un thème phare de sa campagne. "Travailler plus pour gagner plus", "Ensemble tout devient possible" etc..., ce sont tous ces slogans, porteurs d'espoir pour un certain nombre de français que Nicolas Sarkozy avait mis en avant. Un an et quatre mois après sa prise de pouvoir, où en sont les réformes promises par Nicolas Sarkozy ? Les français sont-ils satisfaits de l'action du chef de l'état ? Quelles sont désormais leurs attentes ?

Afin de répondre à toutes ces questions, Le Nouvel Hebdo enregistre actuellement une émission télévisée qui sera diffusée mi-novembre, dans laquelle s'alterneront reportages et paroles de citoyens venus de toute la France. Nous vous invitons par ailleurs à participer à l'élaboration de l'émission en enregistrant un message vidéo ou audio dans lequel vous vous prononcerez sur l'action du chef de l'état en indiquant si il vous a satisfait ou non, vous pourrez ajouter éventuellement quelles sont désormais vos attentes envers le pouvoir exécutif. Pour envoyer vos contributions ou obtenir plus de renseignements sur le sujet, contactez-moi par couriel (lenouvelhebdo@yahoo.fr)

29 octobre 2008

La loi Hadopi vivement critiquée

6440_Une-Piratage.jpgLa ministre de la culture Christine Albanel n'est pas au bout de ses efforts. Son projet de loi dit "Hadopi" de lutte contre le téléchargement illégal a été à nouveauté chahuté, hier, lors de son examen au Sénat. Les locataires du palais du Luxembourg ont déposé plus de 27 amendements visant à modifier le texte, dans le sillage des nombreuses critiques déjà émises, par la CNIL, le parlement européen et l'Assemblée Nationale.

A l'origine de ces réprobations, un extrait du projet de loi qui institue un système de prévention vis à vis de l'internaute pirate. Ce dernier est en effet averti par courriel lors de sa première infraction, puis par lettre recommandée lors de la deuxième. Enfin, lors de la troisième infraction, son abonnement Internet est suspendu pour une durée d'un an.

C'est cet aspect de la loi Hadopi qui a suscité l'indignation, tout d'abord au Parlement Européen qui sous l'impulsion du français Michel Rocard a voté un décret qui conseille aux étâts membres de l'Europe communautaire d'éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telle que l'interruption de l'accès à l'Internet.

Le sénat a lui réclamé que cette sanction soit remplacée par une simple amende, du fait que certains internautes, en zone non dégroupée, peuvent se trouver privés de téléphone du fait de la coupure d'internet. La commission chargée d'étudier le dossier a estimé que le système d’amende administrative s’applique sans discrimination, conserve aux Français l’accès à la « commodité essentielle » qu’est le haut débit, et semble plus adapté pour répondre au préjudice économique que représente le piratage. précisant que l’amende serait majorée dans le cas où l'œuvre piratée est par ailleurs disponible en offre légale et qu'elle serait rétrocédée aux auteurs et artistes-interprètes que le piratage aurait lésés.

Outre le principe de suspension de l'abonnement Internet, très controversé malgré la fermeté de Mme Albanel, le projet de loi Hadopi prévoit la création d'une Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet. Cet organe tachera de surveiller l'activité des pirates et prononcera les éventuelles sanctions alors que ce devoir recelé auparavant de la justice. Ce point essentiel de la loi Hadopi est par ailleurs très critiqué, du fait que le pouvoir de prononcer des peines, incombe uniquement de la Justice, selon la constitution.

28 octobre 2008

Nicolas Sarkozy présente son plan de "mobilisation pour l'emploi"

h_9_ill_1112103_604157.jpg Tel un symbole, c'est à Rethel, où Nicolas Sarkozy avait pour la première fois prononcé le slogan du Travailler plus pour gagner plus, où celui qui ne bénéficiait alors que du statut de candidat vantait les mérites d'une terre où il ne vient pas à l'idée des gens d'aller foutre le feu à une école ou à une voiture; que le président de la république a présenté son plan de mobilisation pour l'emploi, qu'il a qualifié en début de discours de 3e étape du plan d'action contre la crise financière. Lors de se discours d'une heure, prononcé devant l'ensemble du gouvernement, Nicolas Sarkozy a dénoncé les stratégies cyniques et opportunistes d'entreprises qui utiliseraient la crise ambiante pour justifier des réductions d'effectifs. Le président de la république a tenu a précisé que ce que les médias appellent "plan emploi" est fait pour les PME, les salariés et l'emploi, pas pour les banques, insistant quelques minutes plus tard sur ce point en affirmant que l'argent des banques est le nôtre.

Concernant les mesures concrètes en faveur des salariés, Nicolas Sarkozy a annoncé la création de 100.000 emplois aidés (contrats de travail que l'étât finance partiellement de part des subventions ou éxonérations) supplémentaires, pour un coût de 150 millions d'euros, s'adressant par la suite aux chercheurs d'emploi à qui il a promis que l'Etat vous permettra d'acquérir la formation pour un nouveau métier. Le chef de l'état a par ailleurs prévenu les partenaires sociaux que si un accord n'était pas trouvé, l'Etat prendra ses responsabilités».

Nicolas Sarkozy a aussi assuré que la fusion de l'ANPE et des Assedic sera effective dès l'été 2009, avec l'arrivée sur tout le territoire des guichets uniques afin que ce soit la même personne qui vous indemnise et vous aide à trouver un emploi . En terme d'indemnisation, il a jugé anormal qu'un CDD soit indemnisé moins longtemps qu'un CDI, une phrase qui s'inscrivait dans la lignée d'un discours où Nicolas Sarkozy aura proné une revalorisation du CDD estimant qu'en phase de ralentissement, un CDD en plus c'est un chômeur en moins.

Concernant le sujet polémique du travail le dimanche, Nicolas Sarkozy a exhorté les parlementaires de traiter du sujet, et cela sans tabou. Cette mesure risque cependant de rencontrer la vive opposition des partenaires sociaux, bien que 67% des français se déclarent prêts à travailler le dimanche si leur salaire est revalorisé par rapport à leurs honoraires semainiers.

Si ce plan a séduit Laurence Parisot qui a pris compte de la volonté du président de la République de lever les tabous, en particulier à propos du travail le dimanche et de l'utilisation des CDD pour stimuler l'économie, sont à saluer , il n'a pas suscité l'entoushiasme du côté de l'opposition, en témoigne François Hollande qui a déclaré que le discours du chef de l'étât n'a pas apporté les réponses qui étaient attendues par ceux qui craignent pour leur propre emploi.

La CGT quand elle, estime dans un communiqué que le président de la République n'a visiblement pas pris la mesure de l'urgence sociale. Son discours reste dans la logique des choix antérieurs où dominent les mesures de traitement social du chômage et de dérégulation du marché du travail.. Le syndicat ouvrier a par ailleurs annoncé établir sans attendre les contacts nécessaires en vue d'une mobilisation coordonnée et unitaire des syndicats dans les toutes prochaines semaines.

27 octobre 2008

Compilation de nos reportages

Retrouvez dans cette unique vidéo, l'intégralité des reportages réalisés par le Nouvel Hebdo.

26 octobre 2008

Energie : sommes-nous dépendants de la Russie ?

h_4_ill_687665_russia-yukos-oil-tax-16.jpg Premier producteur mondial de gaz, la Russie a fait de son potentiel énergétique une arme très dissuasive face au continent Européen. Coupures de gaz fréquentes et diverses menaces rappellent chaque jour au vieux continent que son indépendance énergétique est loin d'être acquise. Chaque année, 65% des exportations de gaz Russe sont acheminées en direction de l'Europe. Par ailleurs, la consommation annuelle de gaz Russe dans l'Union Européenne est évalué à plus de 25% de la consommation de gaz totale. Cette dépendance énergétique vis à vis de la Russie est cependant très répartie sur le territoire Européen puisque si la Slovaquie et la Finlande sont entièrement dépendantes du géant Russe, la France quand à elle, ne doit que 26,8% de sa consommation de gaz à la Russie. Cette tendance risque cependant de s'accélérer puisque les économistes prévoient que d'ici 2020, du fait des importantes réserves Russes, 70 % des importations européennes de gaz proviendront de Russie .

Comment mettre fin à cette dépendance ?
Si divers projets sont mis en place afin de réduire cette dépendance, la politique Européenne Énergétique est encore trop hétérogène pour aboutir à des résultats concrets. Seul le projet, certes ambitieux mais compromis de Nabucco est sérieusement évoqué. Ce gazoduc de 3300 kilomètres de long relierait la Géorgie au vieux continent, sans effectuer de détour par le géant russe (voir carte). Il traverserait la Géorgie, l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l'Autriche, la République Thcèque et l'Allemagne.

La crise géorgienne estivale a cependant ralenti le projet puisque la Géorgie n'apparaît désormais plus comme un fournisseur stable. L'Iran, qui devait aussi participer au projet, n'apparaît plus non plus comme fiable depuis l'arrivée au pouvoir de l'extrêmiste Mahmoud Ahmadinejad qui nourri par ailleurs une excellente relation avec la Russie. Le manque de garanties quand aux réserves de l'Azerbaïdjan et de l'Iran est une autre problématique.

Les désaccords persistants entre membres de l'Europe Communautaire n'ont pas échappé au Kremlin qui s'efforce de contrecarer tout projet plausible tel que Nabucco. South Stream et North Stream font figure de réponse de la part de la Russie face au projet de Nabucco. En cours de construction, ils deserviraient l'Allemagne et l'Italie en contournant les ex-pays satellites de l'URSS, apportant ainsi de meilleures garanties quand à un approvisoinement régulier et stable. Seulement, ces deux gazoducs enterrent à nouveau l'idée d'un projet commun à l'Europe Communautaire.

Une utilisation politique du Kremlin
gazoducs-russes.jpgOn s’est rendu compte que la Russie avait l’intention de se servir de cette énergie comme d’un instrument de puissance déclarait récemment un politique français. Cette constatation n'a rien d'anxiogène, elle est tout à fait réaliste. Le Kremlin est en effet a la tête, directement ou indirectement de l'ensenmble des grands groupes énergétiques Russes; à en croire que la Russie n'a toujours pas fait le deuil de sa période communiste. Gazprom, premier exportateur mondial de gaz appartient à l'étât pour 50,1%, et est fréquemment utilisé par le Kremlin comme une puissante arme de dissuasion. Conscient de l'intêret stratégique de Gazprom, Vladimir Poutine avait de 2004 à 2006 révoqué la privatisation de la compagnie voulue par son prédecesseur Boris Eltsine en augmentant la part de l'étât dans le capital de Gazprom, qui, en l'espace de deux ans passera de 38 à 50,1%.

La crise Ukrainienne de Janvier 2006 a démontré toute l'utilisation politique que fait le Kremlin de Gazprom. Cette dernière avait en effet brusquement décidé d'augmenter les prix du gaz pour l'Ukraine, qui bénéficiait jusque la de tarifs spéciaux du fait de leur adhésion à la CEI. Pour se justifier, Gazprom annonça que l'Ukraine était désormais considérée comme une économie de marché, et qu'elle devait accepter ce statut ainsi que les conséquences qui en incombent. Mais derrière ce prétexte maladroit, ce sont les désirs d'indépendance de l'Ukraine qui ont réellement motivé cette décision.

Toute puissante compagnie énergetique Russe est désormais sous la direction du Kremlin. Ioukos, cette compagnie pétrolière indépendante, n'a pas échappé à la règle. Le Kremlin s'est acharné en vain à placer sous son aile cette compagnie représentant 20% de la production pétrolière du pays. Afin d'y parvenir, elle accuse alors en 2004 son président directeur général, Mikhaïl Khodorkovski de vol par escroquerie à grande échelle et évasion fiscale, accablant alors Ioukos d'amendes considérables qui conduiront à la reprise de son activité par l'Etat ainsi que la vente aux enchères de plusieurs de ses filiales, actuellement détenues par Gazprom.

24 octobre 2008

La grande réforme du monde rural Chinois

Paysans_chine-2.jpgCrise économique et prévisions de croissance à la baisse obligent, une grande réforme du monde rural chinois est étudié par le gouvernement qui traitera de la question lors du 17ème congrès du Parti Communiste qui se tient actuellement. En temps de crise, cette question semble primordiale d'autant plus que le ralentissement de l'économie chinoise s'est fait plus brusquement que prévu, en attestent les chiffres de la croissance du 3ème trimestre (9,1%) qui pour la première fois depuis six ans ne sont pas à deux chiffres. Par ailleurs, de multiples fermetures d'usines ont été observées dans tout le pays et la Chine est contrainte d'assumer sa dépendance auprès des grandes puissances mondiales.

Ce pays exportateur subit en effet de plein fouet la conjucture économique actuelle; en parallèle de l'ensemble des places financières nationales, les prix de l'immobilier ont lourdement chutés de plus de 40% et un ralentissement des exportations à été observé en août. Des suites de la fermeture de 67 000 PME sur l'ensemble du territoire, plus de 20 millions de Chinois auraient perdu leur emploi, un phénomène qui ne cesse d'amplifier en dépit des plans de relance du gouvernment Chinois qui ont distribué plus de 22 milliards d'€ d'aides aux entreprises. Dans ce contexte de crise financière, le gouvernement chinois peut regretter les fermetures d'usine qu'il avait réclamé lors des Jeux Olympiques de Pékin dans le but de réduire le taux très élevé de pollution, ce qui avait entraîné une nette baisse de la production.

Afin d'éviter un net ralentissement de la croissance pour l'année 2009, Pékin s'apprête à effectuer un nouveau pas vers le capitalisme (vers l'économie socialiste de marché comme tiennent à le préciser les autorités chinoises) en permettant aux paysans un droit d'usage sur les terres qu'ils exploitent tout en refusant d'abolir le principe de collectivité des terres. En clair, après avoir l'an passé reconnu le principe de propriété privée immobilière, le gouvernement Chinois néglige à nouveau un principe de base du communisme. Les conséquences attendues d'une telle mesure sont une stimulation de la production et par conséquent amener une couche sociale paysanne de plus de 750 millions de personnes vers un niveau de vie plus élevé et ainsi doper une croissance intérieure dont l'économie chinoise n'est que trop peu dépendante. Un autre objectif inavoué de cette réforme historique est de définitivement apaiser les régulières tensions qui ont lieu en milieu rural.

22 octobre 2008

Le chemin de croix de John McCain

mc-cain.jpg Bien que l'écart qui le sépare de Barack Obama se soit très légèrement réduit, médias et chroniqueurs s'accordent pour dire que les chances de victoire de John McCain sont désormais quasiment nulles. Pour Jonathan Mann, journaliste à la CNN, il semble bien que le Démocrate Barack Obama ait bouclé la boucle. Son avance est manifeste, elle ne cesse d'augmenter. Mais en dépis de nombreux sondages prêtant au pessimisme, les partisans du candidat républicain ne s'avouent pas vaincus et John McCain le premier. On m'a mis sur la touche tant de fois aime-t-il rappeler avant d'assurer qu'iladore être dans la position de celui qu'on ne donne pas favori. Malgré ces déclarations entoushiastes, John Mc Cain ne peut nier que ces quinze derniers jours de campagne s'apparentent à un chemin de croix. Tout ce qui pourrait jouer contre Mc Cain jouera contre lui souligne très justement le sénateur républicain John Danforth. Les médias comme l'actualité ne laissent en effet aucune chance à John McCain de combler son retard. Dernière polémique en date, le parti républicain aurait délivré à Sarah Palin une enveloppe de 150 000 dollars afin d'assurer tous les besoins de la colistière de John McCain en maquillage et vêtements. Incorrigible gaffeuse, Sarah Palin s'est défendu de cette accusation très maladroitement en affirmant qu'avec toutes les questions importantes auxquelles le pays est confronté, il est incroyable que nous passions du temps à parler de pantalons et de blouses. Pas sur que cette remarque ait entoushiasmé les petits donateurs républicains...

Les derniers sondages état par état se sont pas moins rassurants pour John McCain puisque même si l'ensemble des électeurs incédis accorderaient leur vote au sénateur républicain, Obama atteindrait néanmoins la barre fatidique des 270 grands électeurs. A titre de comparaison, il y a quatre ans à la même période, l'avance que comptait John Kerry (finalement battu) sur Georges W.Bush était nettement inférieure (292 voix contre 247). De plus, une tendance favorable à Obama (49,2% contre 46%) est observé dans certains étâts clés tels la Floride qui n'était plus passée en main démocrate depuis plus de 12 ans. En Caroline du Nord, étât où jamais un candidat démocrate ne l'a emporté depuis 32 ans, Obama bénéficie aussi d'une courte avance (47,3% contre 46,0%).

Enfin, McCain n'a pa su ou pu incarner ce bon vieux rêve Américain dont Obama s'est fait l'icône. Son âge, sa forme physique, ses déclarations pro-guerres et son incarnation de l'Amérique Profonde ne lui ont pas permis de contrer le formidable élan qu'a provoqué la candidature d'Obama. Le choix de sa colistière a aussi pesé dans la balance, ses multiples gaffes, son ignorance et son inexpérience ont rappelé que McCain n'avait plus 20 ans et que son éventuel décès propulserait à la tête de la première puissance mondiale une femme aux idées arrêtées et profondèment archaïques.

Alors qu'en 2004, la défaite surprise de John Kerry avait été attribué aux craintes terroristes suite à un message de menace d'Oussama Ben Laden quatre jours précédent les élections, Al-Quaïda a publiquement apporté son soutien à John McCain afin qu'il poursuive la marche d'échec de son prédécesseur, Bush. Le message, diffusé sur un site internet privé comporte d'autres déclarations telles que Si Al-Qaïda lance une grande opération contre les intérêts américains, cet acte sera un soutien apporté à McCain parce que cela incitera les Américains à voter pour McCain afin qu'il se venge d'Al-Qaïda; Al-Qaïda pourra alors clamer sa victoire dans sa quête pour ruiner l'Amérique. Il n'empêche que cette déclaration n'a que très peu de risques de perturber la donne. Réponse le 4 Novembre.

21 octobre 2008

Le Taser est-il dangereux ?

180px-Police_issue_X26_TASER.jpg Au cours des trois dernières années, plus de 70 personnes seraient mortes aux États-Unis et au Canada après avoir été atteintes par des pistolets incapacitants M26 ou X26 ; le nombre de victimes augmente chaque année. Dans un rapport publié en 2004, Amnesty International tirait déjà la sonnette d'alarme à propos des pistolets à impulsion électronique, communéments appelés taser. En dépit de propos alarmants émis dans le monde entier, le Taser, cette arme provoquant des décharges électriques à une portée de plus de 7 mètres, est utilisée dans 65 pays sur le globe. En France, son arrivée a été accélérée par les actions entreprises lors du passage de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur. Ce dernier est en effet à l'origine du texte de loi autorisant l'utilisation des Taser par la gendarmerie et la police. Le décret du 22 Septembre dernier, très médiatisé, qui autorise aux polices municipales d'utiliser le Taser si elles en font la demande n'est en réalité que l'aboutissement de l'action entreprise par l'actuel président de la république. Seul frein au développement du Taser : son prix. Il faut en effet débourser plus de 1500€ pour acquérir un Taser.

Depuis qu'il est utilisé en France, le Taser ne cesse d'être mise en cause, notamment par Olivier Besancenot, qui, attaqué en justice par le PDG de Taser France Antoine Di Zazzo, reste aujourd'hui le principal opposant à cette arme dont les dangers pour le corps humain restent flous. Pourtant, le Taser a été utilisé 280 fois sur le territoire français l'an passé, ce qui, selon la gendarmerie, a permis d'éviter l'utilisation d'armes à feu dans 15% des cas. Une statistique qui n'est cependant que très peu significative si le Taser s'avérerait dangereux pour la santé. D'ailleurs, plusieurs expertises déconseillent vivement l'utilisation d'un tel engin, Amnesty International souligne que l'utilisation de ces armes peut accroître le risque de crise cardiaque pour les personnes agitées, droguées ou présentant des problèmes de santé. Face à ces accusations, Taser France met en avant les tests réalisés sur plus de 100 000 volontaires et qui ont démontré la sécurité de l'engin. SAMU de FRANCE souligne cependant que n'étaient sélectionnés pour ces tests que les volontaires en forme physique irréprochable.

Si les effets nocifs du Taser sur des personnes cardiaques ou alccoliques a été démontré, les séquelles que l'engin peut laisser sur un être humain en excellente santé sont inconnues. L'affaire Dziekanski, principale pièce à conviction des opposants aux Taser l'a démontré en octobre 2007. Ce Polonais immigré au Canada, est décédé en octobre 2007 des suites de deux décharges électriques reçues par un Taser alors que l'autopsie du corps chargée de déterminer si il avait consommé quelque stupéfiant n'a rien pu déceler. Ce dramatique fait-divers additionné aux nombreuses bavures qui ont régulièrement lieu aux Etats-Unis ont suffi pour attirer la méfiance de nombre de gouvernements Européens. La France, elle, persiste et signe alors que les dangers du Taser reste méconnus...

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