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21 juin 2007

Nicolas Dupont-Aignan au micro du lectumag

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Revigoré par son succès aux élections législatives, le député de la 8ème circonscription de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan qui s'était révélé par sa candidature malheureuse aux élections présidentielles 2007 nous livre son impression sur le résultat des élections législatives, sur son hypotétique candidature aux présidentielles 2012 ainsi que sur d'autres sujets dans cette interview exclusive qu'il a eu la gentilesse de nous accorder pour le Journal Lectumag hier en fin d'après midi. Vous découvrirez que le député gaulliste est moins opposé à l'UMP que durant sa campagne présidentielle (où il n'avait finalement pas obtenu les 500 parainages d'élus) tout en restant critique avec le parti de Patrick Devedjian qu'il accuse d'avoir souhaité investir un candidat étiqueté UMP dans sa circonscription. Nous remercions Nicolas Dupont-Aignan pour le temps qu'il nous a accordé malgré son agenda que nous imaginons très chargé...

Vous avez été élu dès le premier tour dans votre circonscription lors des élections législatives. Qu'est-ce que cette victoire signifie pour vous ?
La récompense du travail mené sur le terrain et la ratification par les habitants et les électeurs de ma position politique nationale originale. J’ai mené cette campagne à partir de mes positions en indiquant très clairement ma volonté d’indépendance vis à vis de l’UMP, en indiquant que je soutiendrai la majorité présidentielle mais au cas par cas selon les projets qui seront menés et il s’avère que les électeurs m’ont suivi très largement puisque j’ai fait 57% au premier tour alors que Nicolas Sarkozy avait fait 31% dans ma circonscription.

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Quelles seront vos relations avec l'UMP durant ce quinquennat au Palais Bourbon ? Agirez-vous comme une opposition ou comme un allié ?
Ni l’un ni l’autre. Je ferai tout pour que la majorité réussisse car je crois que la France ne peut plus se permettre un nouvel échec, cependant je n’accepterai et je ne voterai les projets que si je suis convaincu qu’ils sont bons pour la France ; et je serai libre dans mes comportements car je crois que la majorité n’a pas besoin de béni oui oui pour réussir !

Si l'UMP avait investi un candidat opposé à vous, pensez-vous que le sort de l'élection aura été modifié dans votre circonscription ?
Je ne crois pas et j’ai même presque regretté qu’ils n’aient pas osé le faire ! Je crois que j’aurai survécu comme Bayrou l’a fait, je pense que si un candidat UMP s’était présenté face à moi, contenu de mon implantation locale, je pense que j’aurai pu gagner au second tour. J’ai donc presque regretté qu’un de leur candidat ne fut pas là ! Cependant, je dois aussi vous avouer qu’ils ont essayé , certains m’ont dit qu’ils ont été contacté pour être candidats mais qu’ils n’ont pas souhaité l’être.

Sur le plan national, jugez-vous utile que l'opposition soit si puissante ?
Il est toujours bon d’avoir une opposition mais je crois qu’il ne suffit pas d’avoir deux partis face à face, il faut aussi des députés qui se prononcent en leurs âmes et consciences et il faut aussi suffisamment de diversité dont au sein de la majorité et au sein de l’opposition. Je suis inquiet de ce bipartisme, de ce duel UMP-PS qui empêche tout autre formation politique d’exister.

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Vous avez été candidat lors des dernières présidentielles, qu'est-ce que cette aventure vous a appris, qu'en retirez-vous ?
Je n’étais pas été complètement candidat ! J’ai voulu l’être, j’aurai pu l’être mais tout a été fait pour m’empêcher de l’être puisque vous savez que je n’ai pas obtenu mes 500 signatures. Malgré tout j’ai fait exactement comme une campagne présidentielle sauf que je n’ai pas pu dans les trois dernières semaines concourir. J’en retire beaucoup. J’ai beaucoup appris. J’ai rencontré beaucoup de français de toutes régions.

Faut-il alors modifier la règle des parrainages ?
Je pense que cette règle des signatures a été détournée de son objet puisque ce sont les grands partis qui aujourd’hui déterminent les signatures des différents élus. En revanche je pense que l’on pourrait avoir une règle différente avec un système de signatures d’habitants.

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Serez-vous candidat à l'Elysée en 2012 ?
Je ne sais pas pour l’instant pour être franc avec vous. Si mes idées ne sont pas défendues par un autre candidat, j’aimerai y aller. Mais si en revanche, mes idées sont défendues par d’autre, je ne vois pas l’intérêt de me présenter. Je n’ai pas été candidat par prétention où pour faire le malin. J’ai été candidat parce que les idées gaullistes et républicaines n’étaient plus défendues dans mon pays.