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22 juin 2007

Accoyer au perchoir et bataille pour la présidence du groupe parlementaire socialiste

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Tout juste élue dimanche, notre nouvelle Assemblée Nationale commence à se dessiner après les primaires et évènements internes qui ont eu lieu ces deux derniers jours. L'ancien président du groupe UMP à l'Assemblée, Bernard Accoyer a été désigné par les députés UMP comme candidat à la présidence de l'Assemblée Nationale, lui permettant ainsi d'être élu au perchoir malgré le fait que cette distinction ne soit qu'officielle le 26 Juin . Bernard Accoyer a battu l'ex-occupant du perchoir, Patrick Ollier avec 195 voix contre 99 pour le compagnon de Michèle Alliot Marie.

Au Parti Socialiste, les conflits internes se déroulent aussi à l'Assemblée Nationale puisque la bataille pour la présidence du groupe PS risque de provoquer plusieurs plaies au sein même de ce parti en proie aux conflits incessants depuis maintenant cinq ans. Six députés socialistes briguent la succession de Jean-Marc Ayrault qui est lui même candidat à sa propre succession : Henri Emmanuelli, Jean Glavany , Marylise Lebranchu, Philippe Martin et Arnaud Montebourg . medium_Sans_titre.6.JPGLes candidats avaient jusqu'à aujourd'hui midi pour déposer leurs candidatures. Lors d'une conférence de presse , Arnaud Montebourg a estimé que sa candidature est d'abord inspirée par l'esprit de combativité, tant à l'égard d'une République qui change sous nos yeux de nature, prenant le chemin de la confusion dangereuse des pouvoirs, qu'à l'encontre de la fin programmée des garanties collectives placée à l'ordre du jour du gouvernement . Le président du groupe PS sera désigné Lundi lors d'une élection à bulletins secrets.

Autre élection au sein du Palais-Bourbon : celle concernant la présidence du groupe UMP qui depuis l'arrivée de Christian Estrosi au gouvernement ne laissait aucun doute sur son résultat. L'ancien porte parole du gouvernement, Jean-François Copé l'a donc facilement emporté face au modeste et inconnu Alain Joyandet.medium_images.2.jpg La Présidence du Groupe UMP était convoitée par le fidèle lieutenant de Sarkozy, Christian Estrosi qui a finalement été contraint d'abandonner après sa nomination au secrétariat d'état de l'Outre-Mer laissant ainsi à Jean François Copé la voie libre pour ce poste tant convoité.