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18 juin 2007
Victoire amère et décevante pour la droite
Pour la première fois de l'histoire de la politique française et européenne, une victoire dans le cadre d'élections nationales ne réjouit pas les heureux vainqueurs de cette échéance : l'Union Pour Un Mouvement Populaire. Avec tout de même plus de 317 sièges au Palais-Bourbon soit tout de même 54% des députés, les troupes du président Sarkozy ont fait mine grise hier soir lors de la tournée des plateaux TV tandis que les socialistes festoyaient et célébraient leur défaite ! Une situation inédite où les résultats du second tour ont littéralement inversés la tendance exprimée par les électeurs au premier tour ! Analyses et résultats.
Une abstention record de 40,01%
L'annonce record de l'abstention à 12heures et à 17heures ne signifiait qu'une seule chose : la vague bleue allait se concrétiser. A 19heures, l'abstention est chiffrée de 40%, soit un chiffre supérieur à l'abstention record de la semaine dernière : tout laissait envisageait que l'UMP pourrait rafler plus de 400 sièges voir un jackpot remarquable avec plus de 500 députés, autrement dit une coloration du Palais-Bourbon en bleu vif ! Mais ce n'est pas ce scénario que les français ont adopté puisque c'est sans aucun doute que les électeurs de gauche abstentionnistes dimanche dernier se sont rendus aux urnes tandis que les sympathisants de droite, croyant la victoire assurée ont désertés les bureaux de vote...à leur grand regret lorsqu'ils ont découvert à 20 heures la défaite morale qu'avait encaissée la majorité présidentielle...
Autre détail à retenir de l'abstention : dans les circonscriptions où certains ténors socialistes ou communistes étaient en danger, la participation n'a bizarrement pas nettement augmenté : +2,53% dans la circonscription de DSK, -0,15 dans le Rhône chez Jean-Jack Queyranne et-0,01% dans le territoire détenu par Marie-Georges Buffet. Des phénomènes qui prouvent la désertification des urnes par les électeurs de droite...
Victoire étriquée pour la majorité présidentielle qui perd ses leaders
Avec moins de 317 députés et un ministre battu, l'UMP et la majorité présidentielle ont encaissé un véritable revers hier soir en perdant plus de 48 députés tandis que le Parti Socialiste en gagnait une cinquantaine. Créditée de 380 à 420 députés par les derniers sondages, la majorité présidentielle subit un véritable revers électoral causé par la défaite surprise du ministre d'état Alain Juppé qui échoue à 670 voix de l'égalité parfaite. L'ancien premier ministre a reconnu sa défaite dès hier soir en annonçant sa démission du gouvernement Fillon I. C'est avec un fair-play remarquable qu'il a félicité Michèle DELAUNAY pour sa victoire. Sur le plan national je me réjouis que le président de la république et le premier ministre puissent s'appuyer sur une large majorité a-t-il déclaré.
L'autre défaite importante est celle de Philippe Bas qui s'incline lourdement suite à son duel face à la dissidente Guénhaël HUET qui a rassemblé plus de 57% des suffrages ! Ce jeune pousse de l'UMP peut ainsi abandonner tout espoir de retour au gouvernement...
Le PS sauve l'honneur
C'est une véritable surprise que nos écrans télévisés nous ont dévoilé à 20heures, lorsque nous avons apprenons consternés la victoire étriquée de l'UMP et par conséquent la défaite studieuse du Parti Socialiste qui augmente le nombre de ses députés par rapport à l'assemblée élue en 2002. Avec 199 députés ainsi que les 7 divers gauche, les socialistes sortent requinqués par le résultat de ces échéances législatives.
Nombreux de ses leaders en danger l'ont finalement emporté, notamment le fougeux Arnaud Montebourg qui a vaincu sur le fil l'ex-agent de la DGSE Arnaud Dangean avec 50,3% des suffrages exprimés.
Dominque Strauss Kahn a sauvé son avenir en remportant finalement son duel qui l'opposait à l'excentrique Sylvie NOACHOVITCH qui n'a pu faire mieux que 44,4% des suffrages.
Autre victoire surprenante celle de Jean-Louis Bianco qui partait cependant au combat dans une position très défavorable.
A noter aussi, la victoire surprise de Jean-Jack Queyranne qui a devancé le challenger Jean-François Debiol de quelques centaines de voix malgré l'excellent score de ce dernier dimanche dernier qui espérons se portera à nouveau candidat en 2012.
Succès de dernière minute pour les partis modestes
Le PCF sur le fil
19:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note