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23 mars 2007

Jean-François Debiol : objectif assemblée !

medium_NSarkozy200-200x145.jpgPour l'UMP, c'est l'échéance de la dernière chance (non ceci n'est pas un rime stupide^^) , et pour relever de le défi de vaincre l'ex-ministre de l'intérieur Jean Jacques Queyranne, il faut un adversaire de taille à ce politicien expérimenté : ce sera Jean-François Debiol qui se lance pour la deuxième fois dans une campagne politique et qui a deux objectifs : conduire Nicolas Sarkozy à l'Elysée et s'envoyer lui-même au Palais Bourbon à l'Assemblée Nationale...
Malheuresement rien n'est joué d'avance pour finir en tête de la 7ème circonciption du Rhône où il se présente car il a un adversaire redoutable : le socialiste Jean-Jacques Queyranne élu dans cette circonsciption déjà six fois d'affilée et ex- ministre de l'intérieur... A désormais 30 jours de l'échéance présidentielle la plus importante de notre pays nous avons eu l'honneur d'interviewer Jean-François Debiol mercredi dernier...

medium_siteon0-770x160.2.jpgC''est donc après une carrière d'ingénieur que Jean-François Debiol s'est imposé dans le domaine politique pour la première fois lors de l'échéance de 2002 non pas aux côtés de Jacques Chirac mais de... Christine Boutin !
Il gravit donc les échélons au sein du mouvement de la politicienne pour faire de la petite fédération du Rhône la quatrième française. Il finit tout de même par rallier l"UMP lors de la fusion entre le FRS de Boutin et l'UMP de Sarkozy, qui le projecte comme candidat UMP dans une circonsciption où la gauche l'a souvent remporté...
Ses convictions sont de droite depuis toujours notamment sur le travail et la lutte contre l'assistanat valeur qu'il qualifie de gauche et comme nombreux citoyens la dette le préoccupe pour les générations futures, qui seront touchées pas ce problème qui prend une ampleur catastrophique... Interview au complet...

Qu'est-ce qui vous a poussé vers la politique ? Est-ce une passion lointaine ou soudaine ?
Ce qui m'a poussé vers la politique ce sont tout d'abord des convictions personnelles. A la fois sur la plan humain, car je pense qu'il faut que des personnes s'engagent au service de l'organisation de la société et au service des autres citoyens. On ne peut pas dire que j'avais une vocation politique de jeunesse d'être un homme politique. En effet, j'ai passé plus de vingt ans dans l'industrie et j'ai une formation d'ingénieur. J'ai donc commencé à effectuer mon métier dans deux entreprises puis j'ai fait du commerce international toute ma vie c'était d'ailleurs tout à fait passionnant et cela m'a permis de rencontrer beaucoup de gens d'autres cultures et puis je me suis intéréssé à la politique un peu sur le tas puisque je me suis engagé en politique pour la première fois en 2002 lors de la campagne présidentielle et la j'avais pris le parti d'aider Christine Boutin (en photo ave Jean-François DEbiol) qui se lançait courageusement dans la bataille politique pour défendre des idées qui me plaisaient bien et qui me semblaient d'ailleurs être à contre-courant de la société. medium_CBoutin200-200x176.jpgJ'ai donc oeuvré pour sa campagne sur le Rhône, je fus même le responsable départemental. Puis Christine Boutin a par la suite crée son propre parti politique les Forums Républicains Sociaux (FRS désormais rattaché à l'UMP) et j'en suis devenu le responsable départemental ce qui a permis à la petite fédération du Rhône de devenir la quatrième de France. J'ai commencé à prendre de la visibilité et lorsque l'échéance de 2007 est arrivée on a jugé que c'était une bonne idée de me confier la 7ème circonsciption du Rhône pour le compte de l'UMP. Voila grosso modo ce qui m'a permis d'arriver à la politique.

Question d'actualité, estimez-vous que les candidats à la présidentielle sont-ils trop nombreux ou que c'est un chiffre normal pour la démocratie ?

Je trouve que douze candidats puisque maitenant on connaît le nombre exact et officiel est le bon nombre. C'est le bon ordre de grandeur. Ce n'est pas trop on a connu des échéances présidentielles avec 16 candidats donc là c'est un peu moins. Il est vrai qu'à partir de quinze candidats, il devient difficile pour tout le monde d'exprimer clairement ses idées pour le pays en terme d'écoute et de disponibilité de l'esprit des électeurs. Je pense que douze candidats c'est bien, cela permet à l'ensemble de l'échiquier politique français d'être représenté. C'est le nombre significatif d'une démocratie qui fonctionne bien.

L'Assemblée Nationale et le palais bourbon est-ce un rêve lointain ?

Je suis candidat aux élections législatives mais je ne peux pas dire que c'était un rêve pour moi dans le sens où vous avez compris que ma vocation politique était une vocation tardive. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai été surpris de la façon dont les évènements se sont déroulés au cours de ces douze derniers mois et qui font que finalement j'ai obtenu cette investiture pour le plus grand parti de France. J'ai vécu cela comme une belle aventure, une bonne surprise, en même temps j'ai fait ce qu'il fallait pour mériter cette confiance de mon parti. (ci-contre en photo le député Jean-Jacques Queyranne)medium_queyranne.jpg Mais maitenant que la campagne est engagée, je me donne à fond dans cette campagne , c'est une opportunité qui selon moi ne se reproduira pas deux fois, il faut que je joue cette carte à fond, j'investis 100% de mon temps pour relever ce challenge. Mon premier objectif est de faire gagner Nicolas Sarkozy et pour cela j'ai la responsabilité de sa campagne dans ma circonciption et je me donne à plein temps pour l'instant dans cette perspective là.

Alors que la campagne semble engagée quel est le sujet à traiter le plus important à vos yeux ?

Pour le sujet le plus important est double. . Je dis qu'il est double car il est lié au travail, c'est en travaillant davantage que l'on produira plus de richesses et donc on permettra aux Français d'avoir un meilleur pouvoir d'achat et en même temps on donnera aussi à notre pays les ressources financières supplémentaires pour faire face à ce que nous allons vivre ces prochaines années. Les autres sujets importants à mes yeux sont le financement des retraites qui n'est toujours pas réglé, le financement des dépenses publiques et sociales et puis la résorption de la dette qui a pris une envergure vertigineuse et qui fait peser sur l'avenir de notre pays et les générations futures un poids qui ne me paraît pas raisonnable.

Vous évoquez le problème de dette, mais Sarkozy parle-t-il assez de la dette contrairement à François Bayrou ?

Alors est-ce qu'il en parle assez (hésitations) Je ne saurai répondre. A mon avis il en parle mais faut-il comme le fait François Bayrou dire que c'est la priorité des cinq ans à venir ? Nicolas Sarkozy en parle de façon très claire ! Je pense que ceux qui ont pris le temps de lire son programme ont la confirmation que la thématique de la dette est entièrement prise en compte par M. Sarkozy. Ma réponse est donc oui, il en parle suffisamment.

Faut-il modifier la loi sur les parrainages ?
Il y a une mode très française qui souhaite réformer les institutions. Moi je suis tous les matins sur les marchés et je contaste qu'il y a aucune personne qui est traumatisé par la règle des parrainages car ils ont bien d'autre préoccupations, ce n'est donc pas la priorité du moment.


Que pensez-vous de l'idée de Nicolas Sarkozy visant à instaurer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ?


Sachant que les ministères sont cencés et amenés à réfléchir aux fondamentaux d'une nation je ne trouve pas cela choquant ! Il existe un ministère de ce genre dans tous les pays européens occidentaux à l'exception de la France ! Ce n'est donc pas une thématique qui choque nos voisins. Il y a donc une question qui se pose : faut-il qu'il y est en France des sujets tabous ? Certainement pas ! Pendant trop longtemps on a eu en France des politiciens qui évitaient de parler de certains sujets qui fachent et on en est arrivés à ne plus pouvoir parler de problèmes réels ! Moi je suis favorable à ce que l'on ouvre un débat sur le sujet. La forte présence des extrêmes amène à réfléchir sur le sujet. Nicolas Sarkozy a en tout cas le mérite de combattre des tabous !


Votre sensibilité a-t-elle toujours était de droite ?


Ma sensibilité historique est en effet de droite parce que je suis attaché aux valeurs associées à la droite donc il s'agit de liberté, de responsabilité et de dignité qui s'opposent à l'assistanat qui est pour moi tout l'inverse de la dignité.

N'HESITEZ PAS A CONSULTER LE SITE DE CAMPAGNE DE M. DEBIOL QUE NOUS REMERCIONS POUR LE TEMPS QU'IL NOUS A CONSACRE.

L'interview en radio :