18 juin 2009
Vacances !
Vacances obligent, je ne pourrai assurer une mise à jour régulière du blog jusqu'au 31 Août prochain et je suis en conséquence contraint de stopper sa diffusion durant cette période. Si vous souhaitez être averti de la reprise de la publication, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter du blog, dans l'onglet "Newsletter" situé dans la colonne droite du blog en-dessous de l'onglet "Ma sélection". Sur ce, je vous souhaite, par avance, une excellente période estivale qui je l'espère, n'entamera pas votre intérêt pour LeNouvelHebdo.
Bien Cordialement,
Alex Joubert
07:43 Publié dans L'actu du blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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14 juin 2009
L'erreur stratégique de Martine Aubry
Un semestre après son élection controversée à la tête du Parti Socialiste et au lendemain de la déroute cuisante des élections européennes (16% des suffrages, presque deux fois moins que l'UMP), Martine Aubry se doit de tirer les enseignements d'un tel échec, enregistré alors que l'exécutif doit faire face à une défiance et une impopularité croissante. Tout d'abord, la tentative d'unification du parti, alors empêtré dans d'inexorables divisions internes, s'est soldé par un échec cuisant : en priant les différentes personnalités socialistes de limiter leurs interventions médiatiques afin d'afficher une ligne politique claire et unie, Martine Aubry a préféré ignorer les fortes divergences idéologiques qui existent au sein du PS (voir mon article "Le PS plongé dans une crise idéologique") que de solutionner cette problématique. Conséquence directe de cette stratégie alors encensée par les chroniqueurs : l'absence d'engagement des socialistes dans la campagne européenne, que les français ont vivement réprouvé via le bulletin de vote Europe-Ecologie. L'unification des courants au sein du parti se solde donc par un échec criant, et Martine Aubry va être contrainte de les affronter de face.
Effectivement, le Parti Socialiste ne pourra assurer sa pérennisation si il ne tranche pas entre la démocratie participative moderne de Mme Royal, (bien souvent assimilée à la social-démocratie européenne) et le socialisme à l'état brut, grand dilemme de ce siècle. Trouver une issue à cette impasse avant les présidentielles de 2012 ne paraît cependant pas concevable : si le PS tangue vers la gauche radicale, son statut de parti de gouvernement prendra un coup, tandis que si il se rapproche de la social-démocratie, le poids de la gauche radicale sur l'échiquier politique s'en verra accru. A fortiori, aucune de ces deux alternatives ne semble en mesure de résorber la crise dans laquelle s'est embourbé le PS.
On en revient donc à la troisième stratégie, que Martine Aubry aura en vain tenté d'imposer, celle de l'unification de façcade, responsable de la déroute des socialistes. L'image d'unité, bien que fourvoyée, a incontestablement bénéficié à l'UMP, pourtant elle aussi caractérisée par des multiples divergences au sein-même des organes de la formation. Seule différence avec le Parti Socialiste, le Mouvement Populaire possède un avantage de marque, celui de posséder un leader incontesté et fort d'une légitimité que nul ne conteste. Si il souhaite enfin remporter une élection présidentielle, en 2012, ce qui constituerait une première depuis 24 ans, le Parti Socialiste n'a plus qu'espérer l'arrivée du messie...ou se replonger dans d'interminables luttes internes en quête d'un(e) leader...
16:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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13 juin 2009
Europe-Ecologie remet au goût du jour la question environnementale

Au-delà de la surprise électorale qu'a constitué l'imprévisible et étonnante troisième position des listes Europe-Ecologie, c'est un tournant politique et sociétal non négligeable qu'amorce la performance des listes menées par Daniel Cohn-Bendit. Tout d'abord, elle intervient au moment où la culture verte et l'implication des français dans la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution avaient tendance à régresser dans l'hexagone. Les mesures de bonus-malus sur l'automobile mais également les projets de taxes environnementales avaient entravés l'adhésion des français aux discours environnementaux. 43% des français estimaient ainsi que le réchauffement climatique n'est pas aussi grave qu'on le pense tandis que 2/3 des sondés attribuaient au gouvernement une utilisation perverse des questions environnementales pour lever plus d'impôts. Les 16% des suffrages réunis par les listes Europe-Ecologie vont donc remettre les questions environnementales au coeur du débat et ainsi aiguiser la conscience verte en déclin des français.
En outre, la percée de l'écologie politique va inexorablement conduire le gouvernement à accélérer les réformes environnementales. Ainsi, le projet de taxe pour le climat est d'ores et déjà dans le collimateur du président de la république, qui espère un soutien accru des français sur cette mesure au lendemain de la victoire des écologistes. La mise en place de cette taxe, que Jean-Louis Borloo désigne par le terme contribution climat énergie consiste à imposer la consommation d'énergies fossiles des contribuables. Sa promulgation, qui ne devrait intervenir qu'à l'horizon 2011-2012, soulève encore quelques interrogations, telle que l'identité de l'imposé, le consommateur ou le producteur, la première éventualité ayant pour vertu de sensibiliser au plus près les français.
Cependant, les associations de consommateurs ont d'ores et déjà vivement protesté à l'égard de la contribution climat énergie, prétextant qu'elle agirait aux dépends des ménages à bas revenus, souvent peu à mêmes de moderniser leurs installations énergétiques. Face à ce risque, l'idée de chèque vert, afin d'épauler les bas revenus pourrait faire son bout de chemin, portée par les mouvements écologistes et un groupe non négligeable de sénateurs UMP.
L'instauration de cette contribution énergie climat s'inscrit dans la ligne du champ d'actions accru du gouvernement sur le thème de l'environnement, priorité numéro 2 de l'éxécutif avait assuré Nicolas Sarkozy. Nous devons prendre des décisions pour que les énergies renouvelables soient aussi importantes que celles qui ont été prises par de Gaulle dans les années soixante en faveur du nucléaire avait d'ailleurs affirmé le président de la république au lendemain des échéances européennes, dans le cadre d'une visite dans les locaux de l'Institut National de l'Energie Solaire (INES). Sa probable prochaine intervention radiotélévisée, afin de tracer la route de la deuxième moitié de quinquennat, devrait d'ailleurs être l'occasion pour le président de la république d'acter ce virage vert.
Politiquement parlant, cette nouvelle orientation pourrait profiter en tous points à Nicolas Sarkozy ! Elle confirmerait effectivement son caractère d'ouverture, un avantage qui pourrait faire la différence en vue des échéances présidentielles de 2012. Comme ce fut le cas pour François Mitterrand (1988) et Jacques Chirac (2002), l'image de rassembleur au-dela des divisions partisanes et idéologiques est un avantage de taille lorsqu'un candidat brigue sa réelection à la Présidence de la République. En se faisant l'apôtre du développement durable (il en aura l'occasion en décembre lors de la conférence de Copenhague chargée de donner suite au protocole de Kyoto) Nicolas Sarkozy pourrait consolider les bases de sa candidature...
16:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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